antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

30/01/2010

Peut-on dire qu’il y a trop de pesticides dans le raisin ?

Un procès pour dénigrement était intenté ce mercredi devant le Tribunal de grande instance de Paris par les producteurs de raisin de table contre une association de lutte contre les pesticides, à qui il est reproché de ne pas être « objective » dans une étude.

500 000 euros de dommage et intérêt, c’est la somme réclamée par le syndicat des producteurs de raisin de table à l’association MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures).

[...]

Car les producteurs de raisin ne remettent pas en cause l’étude elle-même (selon laquelle 99,2% des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides), réalisée à la demande de plusieurs ONG européennes et dans cinq pays, ni les analyses du laboratoire allemand, mais le fait que le MDRGF, lorsqu’il en a communiqué les résultats, n’ait pas dit « contrairement à celui d’autres pays, le raisin français est aux normes, haro sur le raisin italien et grec ».

Cette phrase est à l’image de toute la plaidoirie de l’avocat des producteurs de raisin, qui semblait juste regretter que l’association MDRGF, au modeste budget de 100 000 euros par an, ait eu une telle audience sur ce sujet. Morceaux choisis :

« Quand on milite pour que toute l’agriculture soit bio, on cherche à détruire l’agriculture traditionnelle. »

« Quand je regarde la salle [une vingtaine de militants associatifs présents et une poignée de journalistes, ndlr], on voit bien qu’on est en présence d’une association qui a une énorme faculté de mobilisation. »

« Il faut arrêter de se barricader derrière le droit à l’information, on n’a pas le droit à la déformation, à la propagande. »

« Cette association jette l’anathème sur tout le monde, elle utilise le terme “contamination” pour dire pesticides=danger. »

Alire sur Rue89 : www.rue89.com/planete89/2010/01/06/a-t-on-le-droit-de-dire-quil-y-a-des-pesticides-dans-le-raisin-132622

Le loup voyou avait fait écho de cette étude l’an dernier.


27/01/2010

Des écodômes pour reloger les sinistrés d’Haïti

Classé dans : désintoxicant, sciences et technologies, écologie @ 17:00

Avec sa structure en arc, cette curieuse maison mise au point par l’architecte Nader Khalili résiste bien aux séismes et, en prime, est aussi écologique qu’économique. Olivier Daniélo en fait la démonstration.

Des habitats rapides à construire pour reloger rapidement des millions de personnes et qui résistent aux tremblements de terre, voilà qui serait idéal à Haïti, après le terrible séisme du 12 janvier. Faudrait-il beaucoup d’argent ? Non. La technologie est-elle sophistiquée ? Non. Les matériaux ? De la terre, des gravats et des sacs en plastique. L’idée vient-elle d’un illuminé ? Non. Elle est connue et expérimentée depuis des années en Afrique, en Asie et en Amérique. Olivier Daniélo, responsable du blog Objectif Terre des hommes, nous explique le principe de l’écodôme, une idée toute simple d’un architecte irano-américain.

« Les séismes ne tuent pas. Ce sont les maisons qui font des victimes lorsqu’elles s’effondrent. Si nous construisons des maisons capables de résister aux séismes dans les régions sensibles, les gens auront davantage de chances de survivre si un séisme survient ». C’est ce que l’on peut lire sur le site de Stop disasters, un jeu de simulation créé par l’ISDR (International Strategy for Disaster Reduction), dépendant de l’ONU.

Après une catastrophe naturelle dévastatrice (tremblement de terre, tsunami, incendie, ouragan, inondation…), comment reconstruire rapidement et à faible coût des maisons très solides ?

Nader Khalili, architecte irano-américain et père du concept d’écodôme, a une réponse. « Mes maisons sont construites avec de la terre ou du sable. Elles ne coûtent presque rien. Elles ne peuvent pas prendre feu, elles résistent aux cyclones et aux séismes car elles reposent sur un système d’arcs et n’ont pas d’étage. Un petit dôme en terre peut être construit en trois jours (…). Rien de pire que les maisons carrées en cas de catastrophe naturelle ! »

A lire sur futura sciences : www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/des-ecodomes-pour-reloger-les-sinistres-dhaiti_22257/


26/01/2010

Le risque nucléaire est avant tout climatique

La perspective d’un conflit nucléaire entre l’Inde et le Pakistan inquiète la commission internationale pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires, créée en 2008 à l’initiative du premier ministre australien, Kevin Rudd. Un rapport conjoint australo-japonais, intitulé Conséquences climatiques catastrophiques des conflits nucléaires, souligne les risques climatiques qu’entraînerait un conflit régional, même considéré comme mineur.

« Un conflit nucléaire régional entre l’Inde et le Pakistan, au cours duquel cent armes nucléaires d’une puissance comparable à celle de Hiroshima exploseraient, (…) bouleverserait de façon significative le climat au niveau mondial pour au moins une décennie », explique Steven Starr, l’auteur du rapport. « Plus de cinq millions de tonnes de fumée s’élèveraient au-dessus des nuages pour former, en quelques jours, une couche de fumée stratosphérique autour de la Terre (…) qui réduirait la lumière du Soleil parvenant sur Terre de 7 à 10 % », poursuit-il.

« HIVER NUCLÉAIRE »

En conséquence de quoi, avertit M. Starr, « les températures moyennes sur Terre deviendraient plus froides qu’elles ne l’ont été au cours des mille dernières années », créant ce que l’auteur nomme « un hiver nucléaire ». La diminution des précipitations et la réduction des périodes de pousse entraîneraient un désastre agricole.

Pour prendre la mesure du bouleversement, le rapport compare cette projection avec « les arsenaux nucléaires déployés et opérationnels russes et américains », plus de cent fois plus importants. Si ces dernières armes étaient utilisées, ce sont plus de 150 millions de tonnes de fumée qui envahiraient la stratosphère, réduisant la luminosité solaire de 70 % dans l’hémisphère Nord et 35 % dans l’hémisphère Sud, « avec des températures plus froides que celles connues il y a dix-huit mille ans au cours de l’âge de glace » et des précipitations réduites de plus de 90 %. En clair : la mort pour la quasi-totalité des êtres vivants sur Terre.

Sur LeMonde.fr : www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/26/le-risque-nucleaire-est-avant-tout-climatique_1296776_3244.html


22/01/2010

Rions un peu avec l’Hadopi

Faut-il surveiller, filtrer et censurer le Net comme le fait la Chine, et comme le prônait récemment le chanteur Bono ? Les droits d’auteur sont-ils plus importants que les droits de l’homme ?

Comment se fait-il que ceux qui luttent contre le piratage soient les premiers à vouloir pirater nos ordinateurs ? Comment interpréter le fait que l’UMP, Frédéric Lefebvre, et l’Hadopi elle-même ont, tous, été pris la main dans le pot de confiture en train de “pirater” des contenus protégés dont il ne détenaient pas les droits… pendant, ou depuis l’adoption de la loi ?

Associations de consommateurs, de défense des droits de l’homme, de professionnels de l’Internet, de promotion des logiciels libres, parlementaires européens… les opposants à l’Hadopi n’ont eu de cesse de répéter que cette loi serait techniquement inapplicable, et politiquement liberticide.

Alors que vient de paraître le décret portant création de cette “Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet“, j’ai proposé à Rebecca Manzoni de revenir sur son histoire, et de dresser pour eclectik, ce samedi 23 janvier à 10h sur France Inter, la chronologie des plus beaux plantages (#fail, en mode internet) de cette longue saga de “piratages gradués“.

A lire pour se poiler un bon coup sur BUG BROTHER – Blog LeMonde.fr : http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/22/rions-un-peu-avec-lhadopi/


21/01/2010

Google face à la grande muraille informatique

Classé dans : désintoxicant, google world, liberté d'expression @ 19:27


Google a annoncé la semaine dernière ne plus vouloir censurer les résultats des recherches sur son portail chinois, Google.cn, renversant ainsi la stratégie adoptée en 2006. Cette annonce a surpris par son ton, et par les raisons invoquées : une série de tentatives de vol de code informatique et de piratage de comptes email d’opposants chinois.

A l’échelle planétaire, Google traite plus de la moitié des recherches sur Internet. Mais ses parts de marché en Asie restent très faibles, voire, dans certains pays comme la Corée du Sud, inexistantes. Ce n’est donc pas un pion d’une valeur économique majeure que la firme vient de sacrifier en déclarant qu’elle n’appliquerait désormais plus à son portail Google.cn les critères de censure de la législation chinoise, et qu’elle y diffuserait désormais le même index que celui qu’on peut trouver sur Google.com. Cependant, cette action revêt un caractère symbolique fort.

Pour la liberté d’expression tout d’abord, bien entendu. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) ne pouvait que se réjouir : « pour avoir été l’un des premiers à critiquer » la censure politique sur le portail chinois de Google, lancé en janvier 2006, l’EFF « espère être parmi les premiers à féliciter Google pour son engagement courageux et franc à ne plus fournir qu’une unique version chinoise, non censurée, de son moteur de recherche. » …

A lire sur Planète Asie, Les blogs du Diplo : blog.mondediplo.net/2010-01-20-Google-face-a-la-grande-muraille-informatique


16/01/2010

Retour sur l’émergence du mouvement pour la justice climatique

Pour Michael Hardt, Copenhague pourrait bien être une étincelle qui débouche sur un nouveau cycle de luttes – des luttes plurielles, non dénuées de contradictions. Les penser, et éventuellement les dépasser, implique un travail de théorisation, autour, entre autres, de la question des « communs » : pour sauver le climat, sortir de la propriété ?

Lire l’entretien sur Mouvements : mouvements.info/Retour-sur-l-emergence-du.html


15/01/2010

Le Palais Bourbon rénové par des sans-papiers !

Ils sont venus avec leurs badges magnétiques. Dessus : leur nom d’emprunt, une photo d’identité et, à côté du logo Bouygues, écrit en lettres violettes : « Assemblée nationale ».

Pendant près de deux ans, des intérimaires sans papiers employés par la société Adec, sous traitant de Bouygues, ont travaillé à la rénovation d’une annexe de l’assemblée nationale, 101 rue de l’université dans le 7e arrondissement de Paris. Depuis le 12 octobre, ils sont soixante-deux à occuper l’ancien hôtel Majestic près de l’arc de triomphe dans le cadre d’un vaste mouvement de grève lancé à l’appel de onze organisations.

Hier, entourés de députés de gauche et de droite et devant de nombreux journalistes, ils ont décrit leur conditions de travail effroyables : « J’étais sur le marteau-piqueur du matin jusqu’au soir, raconte Sako Bilali qui travaillait 39 heures par semaine pour 350 euros en moyenne. Quand Khadafi (président libyen, NDLR) est venu, ils ont renforcé les contrôles de sécurité on a pas pu travailler pendant trois jours ». Doucouré (lire son portrait dans l’Humanité du 31 décembre) a déclaré, d’une voix rendue blanche, par l’émotion : « Nous demandons à ce que les patrons et le gouvernement s’engage à nous régulariser. On cotise et on n’a le droit à rien. Nous voulons retrouver notre dignité »…

A lire sur Laissez-passer : http://www.laissezpasser.info/post/L-assembl%C3%A9e-nationale-r%C3%A9nov%C3%A9e-par-des-sans-papiers?


14/01/2010

L’avenir d’Internet selon Laurent Chemla

Les lois changent. Elles naissent, vivent, et meurent. Elles suivent l’évolution des pratiques sociales et des connaissances scientifiques. L’esclavage a existé pendant des millénaires, et le statut de l’esclave a fait l’objet de bien des lois, mais personne, aujourd’hui, n’oserait s’attribuer la propriété d’un autre être humain. Le droit d’auteur n’existe comparativement que depuis peu, mais les tenants de l’ordre établi semblent vouloir absolument qu’il n’évolue que dans le sens où l’auteur aurait toujours plus de droits sur son œuvre et la société toujours moins. Est-ce bien raisonnable ?

À première vue ça semble une évidence : l’auteur est le propriétaire de ce qu’il crée. Mais si on creuse un peu ?

Sans tous ceux qui l’ont précédée et inspirée, une œuvre pourrait-elle exister ? Et sans la société qui l’entoure, ses modes, ses espérances et ses souffrances, l’auteur pourrait-il puiser dans sa seule expérience ce qui fera que son émotion sera partagée par le plus grand nombre ? Bien sûr que non, et c’est la raison pour laquelle les premières lois encadrant le droit d’auteur, à commencer par le statut d’Anne en 1710, étaient des lois d’équilibre entre les intérêts de l’auteur et ceux de la société.

Depuis, loi après loi, siècle après siècle, cet équilibre a largement été rompu au profit non seulement des auteurs mais aussi de tous leurs représentants, au point peut-être de nuire – bien plus que le piratage – à la diffusion de la culture. Que penser par exemple de la durée de protection des œuvres après la mort de l’auteur : passée de 5 ans à l’époque de Mirabeau, 50 ans au 19ème siècle et dans la convention de Berne, puis 70 ans en Europe aujourd’hui, ces durées excessives créent des rentes de situation pour des éditeurs qui ont, du coup, bien d’avantage intérêt à rééditer des ouvrages déjà rentabilisés que de risquer la publication d’œuvres nouvelles. Elle est loin l’époque du Front Populaire où Jean Zay prévoyait – avant d’être assassiné par la milice de Vichy – de limiter de nouveau à 10 ans cette durée avant laquelle un livre pouvait être diffusé par n’importe qui.

Il semble pourtant qu’un tel rééquilibrage soit non seulement devenu nécessaire, mais surtout résolument inévitable…

Lire le texte de Laurent Chemla sur Framablog : www.framablog.org/index.php/post/2010/01/07/laurent-chemla-analyse-synthese-prospective

Écrivain, informaticien et cofondateur du registrar français Gandi, Laurent Chemla est l’une des rares personnes en France capables de véritablement « penser l’Internet », et ce depuis ses origines ou presque.


Haïti : Naomi Klein, les arrêter avant qu’ils imposent le ‘choc’ encore une fois

Comme je l’ai écrit dans « The Shock Doctrine » (La Stratégie du choc), ils profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité. Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide.

Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT :naomiklein.org]. Le titre est « Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une fois ». L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (l’un « think-tank » de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US).

« Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps« . Et le document continue…

Voir la vidéo de l’intervention de Naomi Klein du jeudi 14 janvier 2010 et la transcription de sa traduction en français sur Primitivi : www.primitivi.org/spip.php?article198


13/01/2010

Facebook a tort, la vie privée n’a pas dit son dernier mot

Le fondateur de Facebook, ce week-end, a annoncé à un auditoire médusé que le monde avait changé. Qu’il était devenu plus ouvert, plus public, moins privé, que les réglages publics par défaut et les options de vie privée supprimées ne faisait que refléter la façon dont il créerait le site, s’il avait à le concevoir aujourd’hui.

Tout le monde n’est pas d’accord avec cette décision et avec la justification qui l’accompagne.

La société est elle devenue moins portée sur la vie privée, ou Facebook est-il en train d’initier ce mouvement ? La vie privée en ligne n’est elle qu’une illusion, de toutes façons ? Voici quelques réflexions, basées sur les commentaires faits contre la décision de Facebook, et qui ont fait suite aux déclarations de Zuckerberg, d’autres billets suivront pour rendre compte de l’opinion de ceux qui pensent que oui, Facebook ne fait qu’entériner une profonde mutation culturelle….

Lire la suite sur ReadWriteWeb France : fr.readwriteweb.com/2010/01/13/analyse/facebook-vie-privee-2/


03/01/2010

Les années 2000, ou la fin de l’avenir

Enfance, années 1960-1970. L’an 2000 est un horizon lointain, cités mirifiques parcourues de voitures volantes, les gens habillés comme dans Star Trek. Avenir technologique et radieux. La peur de la bombe s’est éloignée. Dans les films, l’ennemi n’est plus le communiste des vieux James Bond. Totalitarismes galactiques, aliens, robots. Ennemis lointains qui disent qu’ici, il n’y a plus rien à craindre. Bien avant la chute du Mur, depuis les premiers pas sur la Lune, le match est gagné. Malgré le choc pétrolier, l’économie est prospère. La démocratie fonctionne. Giscard est moderne. Alain Duhamel a l’œil qui pétille. Seule inquiétude: la démographie. Mais le club de Rome veille. L’Europe est un projet à construire, un espoir contre les égoismes nationaux. On parle déjà de pollution. Je me rejouis d’être au rendez-vous de l’an 2000. J’aurai une voiture électrique. Nous serons plus heureux.

Trente ans après les années 1970, dix ans après l’an 2000. Tous ces rêves, ruines fumantes. La peur est partout, l’espoir, nulle part. Mickey 3D chante: « Moi je ne vois l’avenir que dans mes souvenirs ».

Ca a mal commencé. Dès le 11 septembre 2001, on sait que plus rien ne sera comme avant. Après la fin de la guerre froide, bref intervalle de paix, le monde replonge dans une bataille sans contours et sans fin. Niveaux d’alerte toujours au rouge, contrôles toujours renforcés, privacy toujours plus réduite: dans une guerre qu’on ne peut pas gagner, on ne revient jamais en arrière. Epuisante spirale, échec des démocraties plongées dans l’état d’exception permanent. Victoire de la terreur…

Lire la suite de l’article de André Gunthert sur L’Atelier des icônes : culturevisuelle.org/icones/330


02/01/2010

Bonne année 2010

Classé dans : désintoxicant @ 16:46

voeux2010


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