antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

31/03/2010

Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes

La première chose à dire est qu’il ne faut surtout pas utiliser le terme « OGM » ou « Organisme génétiquement modifié ». Pour une bonne raison : ce terme a été inventé par Monsanto, à l’époque des premières manipulations génétiques. En 1973, en Californie, deux chercheurs, Cohen et Boyer, ont créé la première « chimère fonctionnelle ». Puis le premier brevet a été déposé en 1980. À ce moment-là, on pensait pouvoir industrialiser la vie, en faire à peu près ce qu’on voulait. Pour un biologiste de cette époque, la vie n’était qu’un vaste meccano dans lequel il suffisait de transférer des gènes d’une espèce à l’autre pour avoir la fonction correspondante. A l’époque, donc, les chercheurs pensaient détenir avec les « chimères fonctionnelles » l’explication ultime de la vie : séquencer tous les génomes du monde allait permettre de comprendre ce que c’est qu’être vivant. Et partant, comprendre aussi ce que c’est qu’être humain : j’en veux pour preuve le fait qu’un type comme Walter Gilbert, prix Nobel de physiologie et de médecine, ait pu déclarer que le jour où on aurait séquencé le génome des humains, on saurait enfin ce que c’est qu’ « être humain ». C’est dire les illusions dans lesquelles on se berçait, et la propagande qui régnait à cette époque…

Le terme « chimère » vient de là, de cette véritable explosion autour d’un vivant qu’on croyait pouvoir maitriser et industrialiser à volonté. Sauf que parler de « chimère génétique » n’était guère appétant pour les entreprises qui se lançaient dans l’aventure, comme Monsanto. Leurs services de relations publiques – c’est-à-dire de désinformation – ont donc décidé, en accord avec les scientifiques eux-mêmes, qu’il valait mieux utiliser un terme beaucoup plus neutre et permettant de tenir un discours mensonger. C’est à cette période qu’on a commencé à parler d’ « organismes génétiquement modifiés ».

À partir de là, tout se suit, puisque le discours retrouve une certaine (fausse) cohérence. Parce que l’humanité a toujours « modifié » la nature. Depuis dix mille ans et la révolution néolithique, depuis qu’on a inventé l’agriculture, la domestication des plantes et des animaux, on a toujours modifié génétiquement le vivant. Mais on oublie de dire qu’il a fallu attendre 1973 pour que la première « trans »-genèse ait lieu, et que cela représente une différence essentielle, spectaculaire, une véritable révolution.

Cette révolution pourrait faire peur à beaucoup de gens ; il faut donc la taire, imposer sur elle une espèce de black-out, afin que les populations ne se rendent compte de rien. D’où un discours mensonger, du genre : « Avec les Organismes génétiquement modifiés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, ce n’est que la continuation de ce qu’on a toujours fait. En plus on le fait avec des méthodes beaucoup plus scientifiques, beaucoup plus fiables, on sait exactement ce qu’on fait… ». Ça fonctionne même avec certains de mes collègues. Particulièrement abrutis, ceux-ci pratiquent une désinformation totale, avec des discours du type : « La nature manipule plusieurs dizaines de milliers de gènes chaque fois qu’elle fait un croisement, alors que nous nous n’en manipulons que quatre ou cinq, une dizaine à tout casser. Nous sommes donc beaucoup plus précis, nous faisons les choses de façon beaucoup plus intelligente que cette nature odieuse. » C’est un discours de pure propagande, avec une apparence logique au départ mais qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits.

En réalité, donc, les gens qui réalisent ces manipulations génétiques ne savent tout simplement pas ce qu’ils font. Et le terme d’«organisme génétiquement modifié » ne veut rien dire, il n’est destiné qu’à endormir la vigilance du public…

Jean-Pierre Berlan, ancien chercheur à l’INRA (aujourd’hui à la retraite) a accepté de développer ici les raisons pour lesquelles les « clones pesticides brevetés » (les OGM) sont inacceptables, et en quoi ils ne sont en fait que la partie émergée d’un projet de société mortifère. L’entretien étant aussi long que passionnant, est divisé en deux parties, sur Article11 :

Derrière les OGM, c’est un projet de mort qui s’impose : www.article11.info/spip/spip.php?article745
et Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes : www.article11.info/spip/spip.php?article748


Noam Chomsky à Paris

La venue de Noam Chomsky à Paris permettra aux Français de rencontrer et d’entendre l’homme dont le New York Times, un journal qui pourtant ne l’aime guère (et la réciproque est sans doute vraie), a dit qu’il était « sans doute le plus grand intellectuel vivant aujourd’hui ». Il est aussi celui qu’on a qualifié de « dissident numéro un de l’Amérique ».

chomsky a paris

Linguiste qui a révolutionné sa discipline, Chomsky est plus largement connu dans le monde pour sa critique du pouvoir, inspirée par la tradition libertaire, pour son ironie mordante envers les bonnes intentions proclamées de la politique étrangère américaine (« démocratie », « droit des peuples », etc.) et pour les critiques redoutables qu’il a toujours adressées au « clergé séculier » des intellectuels et des journalistes…

Sur Le Monde Diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/carnet/Chomsky


30/03/2010

Le documentaire « Le jeu de la mort » : une critique de la télévision ?


Le 17 mars 2010, France 2 a diffusé un documentaire – « Le Jeu de la mort » – au cours duquel 81% des candidats (qui ignorent qu’il s’agit d’ une expérimentation et d’une fiction) participent à un jeu (« La Zone Xtrême ») et acceptent d’actionner des manettes susceptibles d’administrer des chocs électriques potentiellement mortels. Cette transposition de l’expérience de Stanley Milgram (correctement résumée sur Wikipedia) devait permettre de vérifier si la télévision pouvait produire une soumission à l’autorité équivalente à celle de la science, telle que Milgram l’avait expérimentée.

Mais une critique inspirée par de nobles motifs n’est pas forcément une critique pertinente.

Que montre un tel documentaire ? Que placés dans une situation qui favorise la soumission à une autorité, les participants à un jeu télévisé sans enjeu financier (et, en l’occurrence, fictif) peuvent se comporter en quasi-tortionnaires et infliger à un partenaire (dans ce cas imaginaire) des souffrances extrêmes. Redoutable…

Que prétend-il démontrer d’autre ? Si l’on en croit les commentaires souvent hésitants du réalisateur (le journaliste Christophe Nick) et du concepteur de l’expérience (le psychosociologue Jean-Léon Beauvois), la nocivité des émissions de télé-réalité et, plus généralement, le pouvoir de la télévision. Vraiment ? Rien n’est moins sûr.

Même si on laisse de côté les problèmes éthiques que soulève une telle « expérimentation », force est de dire que ses objectifs étaient équivoques et ses conclusions peu concluantes…

Lire la suite sur Acrimed : www.acrimed.org/article3334.html


Sur ce sujet écouter aussi le là-bas si j’y suis de Daniel Mermet où il propose un retour sur le « Petit cours d’auto-défense intellectuelle » de Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à Québec

« La première chose qu’il faut faire, c’est prendre soin de votre cerveau. La deuxième est de vous extraire de tout système d’endoctrinement. Il vient alors un moment ou ça devient un réflexe de lire la première page de votre journal en y recensant les mensonges et les distorsions, un réflexe de replacer tout cela dans un cadre rationnel. Pour y arriver, vous devez encore reconnaitre que l’Etat, les corporations, les medias et ainsi de suite, vous considère comme un ennemi ; vous devez donc apprendre à vous défendre. Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. »
Noam Chomsky

A écouter ou télécharger le podcast sur la-bas.org : www.la-bas.org/article.php3?id_article=1888


Caricatures : dessins, des saints…

Jésus, Mahomet, même combat ? Alors que le quotidien danois “Politiken” vient de présenter ses excuses aux musulmans pour les avoir offensés en publiant début 2008 des caricatures du Prophète, une autre caricature, de Jésus cette fois-ci, a mis sens dessus dessous un pan entier de l’Inde, l’Etat de Meghalaya, à majorité catholique.

jesusfume
Motif du scandale, une image pieuse retouchée, représentant le Christ une chope de bière dans une main, une cigarette dans l’autre, l’air décontracté et rêveur non d’un affreux terroriste mais d’un hippie évanescent. Imprimée dans un manuel scolaire, la photo montage a été mise sous la lettre “i” afin d’illustrer le mot “idole”. Il n’en fallut pas plus pour que les chrétiens locaux sortent de leurs gongs et exhalent leur ire contre la “profanation” de la personne du Sauveur, flétri sous les traits d’un baba cool, païen de surcroît…

A lire sur Deus Ex Machina :http://blogs.tv5.org/deus_ex_machina/2010/03/caricatures-dessins-des-saints.html


Notre société est-elle plus violente ?

Depuis trente ans, les actes violents sont de moins en moins nombreux dans notre société. Cependant, ils nous semblent de plus en plus intolérables.Le thème de « la violence » est devenu central dans le débat public à partir du début des années 1990. Les responsables politiques commentent en permanence diverses statistiques s’y rapportant : violences sexuelles, violences dans « les banlieues », violences à l’école, homicides, braquages, etc. Les médias relayent et illustrent ces interrogations en puisant dans l’intarissable source des faits divers. Dans la population, il est fréquent de commenter « toute cette violence » pour exprimer une inquiétude allant des tags sur des murs de son quartier jusqu’aux phénomènes de terrorisme international. C’est dire si beaucoup de choses s’amalgament à travers cette notion de « violence » et si le risque est grand de ne faire qu’ajouter aux discours et aux « prénotions », comme disait Émile Durkheim. Si elle veut s’en prémunir, l’analyse à prétention scientifique doit poser deux constats préalables…

Lire la suite de l’article de Laurent Mucchielli sur Sciences humaines.com : www.scienceshumaines.com/notre-societe-est-elle-plus-violente-_fr_25031.html


26/03/2010

Sur les traces des Sapeurs

Classé dans : consommation, culture, exclusions, nord/sud, précarités @ 12:39

La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) est une mode vestimentaire populaire née après les Indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, dans les années 1960. Le mouvement s’inspire d’un dandysme cosmopolite emprunté à l’aristocratie britannique comme à la noblesse japonaise (Kazoku, « d’ascendance fleurie »). Malgré l’abondance des blogs, forum, et autres tribunes de parole dédiées à la Sape, les Sapeurs ne se sont jamais entendus sur l’origine précise du mouvement. Ainsi, on attribuerait l’invention du concept de SAPE à Christian Loubaki, dit l’ « Enfant Mystère », qui aurait, alors qu’il travaillait comme homme à tout faire dans le XVIème arrondissement parisien, observé et imité les habitudes vestimentaires de ses patrons. Si l’origine de la SAPE propose un nouveau récit selon le Sapeur qui la raconte, on observe pourtant un état de tension où celui qui est asservi s’émancipe de sa condition en empruntant les attributs des « maîtres ». D’ailleurs, un autre récit associe la Sape à l’habit du colon : dans tous les cas, le Sapeur semble celui qui revêt le costume de celui qui domine…

A lire sur La Plume francophone : la-plume-francophone.over-blog.com/article-sur-les-traces-des-sapeurs-45927408.html


Traité secret sur l’immatériel

La propriété intellectuelle est-elle le pétrole du XXIe siècle ? Le renforcement continu des marques et brevets se révèle à l’occasion hostile aux libertés individuelles ou aux besoins sanitaires du Sud. Après trois ans de négociations secrètes, un projet de traité anticontrefaçon, l’ACTA, vise à consacrer mondialement un régime commercial tyrannique.

Par Florent Latrive, sur Le Monde diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/2010/03/LATRIVE/18881


ACTA : chapitre deux

Le Monde diplomatique vient d’obtenir une copie de la section 2 du projet de traité ACTA, intitulée « Mesures aux frontières » (Border Measures). Soit une dizaine de pages qui exposent, dans un grand luxe de détails pratiques, le futur fonctionnement des douanes au regard de tous les « biens contrefaisant des droits de propriétés intellectuelle ».

Après trois ans de négociations si secrètes qu’on ignorait jusqu’au nom des négociateurs, le public commence enfin à pouvoir prendre connaissance, « fuite » après « fuite », du contenu de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC — plus connu sous l’acronyme anglais ACTA : Anti-Counterfeiting Trade Agreement).

Sur une cinquantaine de pages, cet accord — discuté par l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse — établit une liste de dispositions légales que les futurs pays signataires s’engageront à adopter dans leur droit national (et communautaire, pour ce qui concerne l’UE)…

Sur Information 2.0 : blog.mondediplo.net/2010-03-20-ACTA-chapitre-deux


jeux de lumière.

Classé dans : désintoxicant @ 11:22

jeux de lumiere

Saint Cloud, septembre 2009
par Pascal Voisin.

Le blog photo Skaloorama : skaloo1.free.fr/skaloorama/


Claude Allègre accusé de falsification par Håkan Grudd

Classé dans : désintoxicant, sciences et technologies, écologie @ 09:34

Claude Allègre est sous le coup d’une accusation: avoir trompé les lecteurs deGrudd L’imposture climatique (Plon) par un acte «contraire à l’éthique». L’accusation ne provient pas d’un blogueur ou d’un journaliste, mais d’un scientifique, monsieur Håkan Grudd, paléo-climatologue à l’Université de Stockholm.

Page 48 de son livre, Claude Allègre publie un graphique dévastateur. Dévastateur pour les «scientifiques dévoyés, ambitionnant l’argent et la gloire» que sont d’après lui les climatologues ? C’est ce qu’il espérait en le publiant. Mais, comme un boomerang, il lui revient à la tête. La légende de ce graphique, dans le livre de Claude Allègre, est précise :«voici la courbe de température en fonction du temps, établie pour les périodes historiques par Grudd en 2008,et, en regard, la courbe d’augmentation du CO2 atmosphérique.» La source de cette courbe de températures, présentée sans mention de lieu, donc supposée globale, est monsieur Håkan Grudd. Qu’en pense t-il ? Pour le savoir, j’ai scanné ce graphique de la page 48 et je l’ai envoyé à ce scientifique. Je publie ci-dessous sa réponse… dévastatrice pour l’ancien ministre…

Lire la suite de l’article de Sylvestre Huet sur {sciences²} : sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/claude-all%C3%A8gre-accus%C3%A9-de-falsification-par-h%C3%A5kan-grudd.html

Envoyé par Cyrille.


Le climat, l’imposteur et le sophiste

Classé dans : désintoxicant, sciences et technologies, écologie @ 09:27

Olivier Godard, directeur de recherche au CNRS, économiste du développement et de l’environnement, répond aux « sophistes » et aux « imposteurs » qui, de Claude Allègre à François Ewald, prétendent s’appuyer sur la science pour contester les études du Giec sur le dérèglement climatique.

Ce qui est déjà parti pour être un best-seller, le dernier livre de Claude Allègre dénonçant une imposture climatique, a trouvé dans la presse des journalistes rétifs. Le 25 février, Anne Bauer, journaliste aux Echos, en faisait une recension honnête, mais sans fard : par sa mauvaise foi et son simplisme, l’ouvrage s’assimilait à un pamphlet ; ce n’était pas le livre d’un homme de science. Elle aurait pu être plus mordante envers ce mauvais roman d’une prise supposée du pouvoir par un petit groupe d’hommes, qui n’aurait de précédent que celle des bolcheviks lors de la révolution russe de 1917… Le lendemain, Stéphane Foucart, journaliste au Monde, pointait le « Cent-fautes de Claude Allègre ». Le livre est truffé d’erreurs et d’affabulations, nous dit-il : référence à des auteurs ou des articles qui n’existent pas, assimilation des opinions des présentateurs météo de la télé américaine à celles des scientifiques du climat, enrôlement arbitraire de scientifiques au service de points de vue qu’ils ne défendent pas, etc…

Lire la suite de l’article sur Alternatives Economique : www.alternatives-economiques.fr/le-climat–l-imposteur-et-le-sophiste_fr_art_633_48600.htm


25/03/2010

Martin Hirsch, le spécialiste de l’emploi bradé

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 18:56

Œuvrer en faveur de la pauvreté et non des pauvres comme certains prétendent lutter contre le chômage en luttant contre les chômeurs, voici en quoi a consisté la brillante carrière de l’ancien président d’Emmaüs depuis qu’il croisa, un beau jour, la route de Nicolas Sarkozy…

Censé se substituer au RMI de Michel Rocard qu’il qualifiait de «totalement dépassé», son premier bébé accouché aux forceps, le Revenu de solidarité active, avait deux finalités. D’abord, mener la vie dure aux ex-RMIstes : ses règles d’application et son contrôle ont été durcis, dans certains cas le montant des allocations a été rogné et des droits connexes supprimés; beaucoup y ont perdu. Il s’agissait ensuite d’affecter ces petites économies, réalisées sur le dos des uns, en faveur d’un «assistanat nouvelle formule» qui fournirait un complément de revenu à d’autres jugés plus méritants, c’est-à-dire ceux qui acceptent ou n’ont pas d’autre choix que d’aller travailler à perte, le tout à la charge de la collectivité.

«Le RSA, c’est quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas», clamait il y a un an un spot publicitaire visant à faire connaître cette usine à gaz dans le cadre d’une campagne qui coûta 2,2 millions d’€ soit 400 années de RMI, 120 années de Smic ou 85 années de salaire médian. Le message était limpide : Travailler et ne pas s’en sortir est devenu parfaitement normal, c’est un fait établi qui ne souffre aucune contestation, et surtout pas celle consistant à opposer qu’il vaut mieux promouvoir les augmentations de salaires et en finir avec l’emploi précaire…

A lire sur Actu Chômage : www.actuchomage.org/2010032410741/Social-economie-et-politique/martin-hirsch-le-specialiste-de-lemploi-brade.html


23/03/2010

Innaccessible France ou l’art de refuser un visa par service interposé

Pourquoi sommes-nous si stressés dès le moment où il nous faut entreprendre une démarche en vue d’un déplacement en France ? Pourquoi sommes–nous plus stressés que quand il s’agit de se rendre en Turquie, aux Etats-Unis, voire en Chine ? Peut-être par ce que nous en demandons trop à la France et peut-être aussi parce que elle nous en promet trop.
Je suis francophone, francophile, « francolâtre » même comme le sont trop souvent les Sénégalais de ma génération, plus royalistes que le roi dans la défense de la qualité du français parlé et écrit. J’ai longtemps enseigné l’histoire, non seulement en français mais de France. J’ai dirigé une institution intergouvernementale dont la vocation est la promotion et la consolidation de l’enseignement dans la langue de Molière dans les pays qui ont le français en partage. Je suis écrivain de langue française, publié par des maisons d’édition françaises qui ont pignon sur rue et dont l’une, fréquentée autrefois par Senghor, Césaire ou Michel Leiris, a vu récemment sa directrice décorée de la Légion d’ Honneur par le président Sarkozy lui-même pour services rendus à la culture française. A l’occasion de la sortie de mon dernier livre, paru dans cette même maison, j’ai reçu l’invitation d’une institution reconnue et subventionnée par les collectivités et l’Etat français et qui est depuis plus de dix ans le symbole même de cette « coopération des peuples et des terroirs et non des banques » qu’affectionne, nous dit-on, l’Ambassadeur de France à Dakar. Africajarc est en effet un festival porté par tout un village (230 bénévoles sur une population de 600 âmes !), une manifestation fondée sur le « respect des différences et l’estime réciproque ». Je ne suis solliciteur ni d’emploi ni de subsides et me suis même engagé, à titre de contribution et pour le plaisir de l’échange, à prendre en charge les frais liés à mon déplacement…

Lire la suite sur le blog de Fadel Dia : fadeldia.blogspot.com/2009/08/innaccessible-france-ou-lart-de-refuser.html

Envoyé par Xmx.


Enquête sur les dessous et les mystères de « l’erreur » de lecture de la vidéosurveillance confondant l’ETA avec des pompiers catalans

En offrant à la France, à l’Espagne et l’Europe entière le plus faux scoop des dix dernières années, en présentant quelques inoffensifs pompiers catalans comme de dangereux terroriste de l’ETA « grâce » à un vidéo diffusée devant des dizaines de millions de téléspectateurs, la police a enfin ridiculisé la soi-disant efficacité de la vidéosurveillance rebaptisée vidéoprotection pour faire oublier par le vocabulaire qu’elle ne sert à rien s’agissant de protection…

A lire sur Politis : www.politis.fr/Enquete-sur-les-dessous-de-l,9957.html


Affaire Guillon : Radio France donne raison à Eric Besson

Quand on revient sur les déclarations du ministre après la chronique de l’humoriste, ce lundi matin sur France Inter, le constat est clair : le doigt sur la couture du pantalon, le PDG de Radio France a obéi aux exigences du ministre. Dernier avertissement avant la porte pour Guillon ?Dans son entretien avec LePoint.fr, Jean-Luc Hees ne se prononce pas sur le fond, mais note qu’une formule de l’humoriste n’est « pas conforme aux valeurs du service public » : lorsqu’il dit que Besson a des « yeux de fouine ».L’animateur de la matinale Nicolas Demorand a ensuite pris la défense de Stéphane Guillon, dans un communiqué à l’AFP :« Au cœur du trait caricatural, il y a très souvent la déformation de traits physiques, c’est aussi ancien que la caricature », a-t-il dit, même s’il n’est pas « nécessairement client de cela ».De son côté, le SNJ-CGT a dénoncé les « menaces scandaleuses et dangereuses » du ministre contre l’humoriste. En l’espace de dix heures, sa chronique a suscité trois prises de position…

Lire la suite de l’article sur Rue89 : www.rue89.com/2010/03/22/sur-guillon-besson-engage-la-responsabilite-de-france-inter-143925

Envoyé par Xmx.


21/03/2010

Interview : Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama, sur sa propre histoire et sur l’importance de faire entendre son opinion

L’Afghanistan est un cas intéressant. Cette guerre nous a été vendue comme une riposte « juste » – mais toutes les guerres sont « justes » – pour combattre le terrorisme, comme une riposte à une attaque terroriste. Cette idée est tellement ancrée qu’il me faudrait plus de temps pour en parler. L’important ici est que ce n’était pas là le véritable objectif de cette guerre.

Si l’objectif de cette guerre était d’isoler Al Qaeda, d’éradiquer le terrorisme, il y avait des moyens plus directs pour y arriver. Si vous retournez dans le passé, le mouvement djihadiste était très critique envers les attaques du 11 Septembre. Des fatwas étaient prononcés par les religieux les plus radicaux, de l’université Al Azhar par exemple, le principal centre théologique, qui condamnaient Al-Qaeda, Oussama Ben Laden et les attaques terroristes. Ils disaient que ce n’était pas musulman, qu’ils n’auraient jamais fait une chose pareille, etc. Alors, si on voulait réellement éradiquer le terrorisme, la chose la plus évidente à faire aurait été d’isoler Al-Qaeda, de tenter de gagner du soutien, y compris celui du mouvement djihadiste, et bien sûr celui de la population qu’ils essaient de mobiliser. Vous savez, les terroristes se voient comme une sorte d’avant-garde. Ils essaient de mobiliser les gens à leur cause. Tous les spécialistes du terrorisme le savent. On aurait donc pu le faire à ce moment-là, et on aurait pu procéder à l’identification des coupables ce qui, soi-dit en passant, était impossible parce qu’ils n’en savaient rien, chose qu’ils ont admis après coup. Mais ils auraient pu essayer de les identifier, les présenter à la justice – avec de vrais procès, sans tortures – ce qui aurait fortement réduit, sinon éradiqué, le terrorisme islamique.

Eh bien, ils ont fait tout le contraire. Ce qu’ils ont essayé de faire, c’est de mobiliser la population et le mouvement djihadiste en faveur d’Al-Qaeda. C’est exactement l’effet produit par l’invasion de l’Afghanistan suivie plus tard par celle de l’Irak. C’est aussi l’effet produit par Guantanamo et Bagram et d’autres centres de torture. Tous ceux qui y ont participé savent parfaitement qu’ils ont crée des terroristes…

A lire sur le grand soir : www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


19/03/2010

Une économie américaine en ruine

« La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées, » écrit Paul Craig Roberts, qui constate amèrement que la ville qui symbolisait autrefois la puissance industrielle américaine, est en ruine, à l’image de l’économie d’un pays dont la substance a été délocalisée…

Au 20ème siècle, Detroit symbolisait la puissance industrielle américaine. Aujourd’hui, elle est l’image d’une économie délocalisée.

La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées. Si la municipalité parvient à se procurer des fonds à Washington, les urbanistes vont diminuer l’étendue de la ville et créer des zones rurales ou de zones vertes là où il y avait autrefois des quartiers habités.

Le président Obama et les économistes énoncent des platitudes sur la reprise. Mais comment l’économie peut-elle redémarrer lorsque, durant plus d’une décennie, ses responsables ont transféré outre-mer les emplois à productivité élevée et à forte valeur ajoutée de la classe moyenne, et du même coup le produit intérieur brut qui leur était associé ?

Lire la traduction de l’article de Paul Craig Roberts sur ContreInfo : contreinfo.info/article.php3?id_article=3008


18/03/2010

Diogène, Thoreau et des cabanes

Classé dans : anarchisme, culture, libertés, paix, écologie @ 13:35

Diogène choisit sa vie durant, d’élire domicile dans un tonneau. Ce tonneau lui permit de mépriser les richesses et les conventions sociales. Il pouvait ainsi paisiblement se livrer à toutes sortes d’excentricité, car il n’avait souci ni des mœurs, ni des textes de loi. Il ne s’imposait aucune contrainte sinon celle de vivre dans son tonneau : sa cabane. Le bonheur pour Diogène réside dans l’apathie, dans le fait de se suffire à soi-même, qui est selon lui la seule condition de la liberté. Vivre sans bagage afin de ne point craindre le naufrage. Ainsi le point de départ de notre réflexion se base sur la matérialité de la cabane, un lieu fragile et éphémère ; qui devient lieu de méditation lorsqu’on lui confère une dimension spirituelle.

[...]

En s’installant hors du monde durant deux ans, Henry David Thoreau aspirait à une vie transcendantale dans la nature. Sa préoccupation essentielle a été de se mettre en résonance avec la nature, et plus largement avec la vie universelle : voir le soleil se lever ou disparaître, vivre au contact des milles et une rencontres des bois, des champs, des cours d’eau, de gens simples (non loin de sa cabane)… Le choix de mode de vie de Thoreau est de vivre chaque moment intensément, comme une nouvelle rencontre. Vivre simplement et en communion avec la nature. La cabane nous tient tout de suite en éveil, en prise avec ce qui nous entoure. Elle nous dit en effet de vivre avec ce que l’on a, et avec ce qui nous entoure.

Lire le texte de Gaëlle Treille sur La revue des ressources : revue.ressources.org/spip.php?article298

Ce texte fait partie d’un dossier Le Recours aux forêts à consulter sur La revue des ressources : revue.ressources.org/spip.php?rubrique38

Un site internet autonome a également été créé ayant pour nom « Le recours aux forêts » : www.lerecoursauxforets.org/


Monsanto reconnaît l’inutilité de son coton OGM

Classé dans : désintoxicant, précarités, santé, écologie @ 12:23

Suite à une étude menée dans l’Etat du Gujarat, à l’ouest de l’Inde, la firme Monsanto feint aujourd’hui de découvrir que son coton transgénique (le « coton Bt ») se révèle… inefficace. Les insectes contre lesquels est censé lutter ce coton OGM ont développé des résistances aux pesticides inoculés dans les plantes. Annoncé depuis longtemps par diverses ONG, ce risque d’apparition de résistance est documenté scientifiquement depuis plusieurs années déjà. Monsanto et ses chercheurs sont, en fait, en retard de dix ans. Ça c’est de l’innovation !

Lire la suite de l’article sur Basta ! : www.bastamag.net/article943.html

Combien aura-t-il fallu de suicides de paysans pour que Monsanto reconnaisse ses torts? Certains n’hésitent pas à parler de génocide OGM. Lire à ce sujet l’article sur le site Les Amis de la Terre : www.amisdelaterre.org/Le-genocide-OGM.html


Un Hacker met hors service plus de 100 voitures à distance.

Plus de 100 conducteurs à Austin, Texas, ont retrouvé leurs voitures hors service ou leurs klaxons hors de contrôle, à cause d’un intrus qui s’est lâché sur le système d’immobilisation des véhicules, basé sur le web, utilisé normalement pour attirer l’attention des consommateurs en retard sur leur paiement de la voiture.

La police de l’unité des crimes liés aux hautes technologies de Austin, a arrêté mercredi Omar Ramos-Lopez, âgé de vingt ans, un ancien employé de Texas Auto Center, licencié le mois dernier, qui aurait cherché à se venger en annihilant les voitures vendues chez le concessionnaire…

Lire la suite de l’article en anglais sur Wired : www.wired.com/threatlevel/2010/03/hacker-bricks-cars/

Envoyé par Cyrille et traduit par sté.


Pratiques culturelles, le choc numérique

Classé dans : culture @ 11:46

Un chiffre résume tout : en 1997, date de la dernière enquête sur les pratiques culturelles, seul 1 % des Français étaient connectés à Internet. Autant dire que l’on s’attendait à ce que les résultats de l’édition 2008 de cette enquête, récurrente depuis 1973, présentent un paysage culturel chamboulé par le boom du numérique. Et ça n’a pas manqué. Les deux tiers des foyers français possèdent désormais un ordinateur (22 % en 1997), et plus de la moitié d’entre eux sont connectés à Internet. L’équipement, voire le multiéquipement (24 % des ménages français possèdent plusieurs ordinateurs), en appareils audiovisuels a considérablement progressé : lecteur DVD, téléphone portable (85 % des Français), appareil photo numérique (57 %), consoles de jeux (42 %), lecteur MP3 (40 %), home cinema (16 %)… Les possibilités de consommation, de stockage et d’échanges de produits culturels se sont considérablement élargies.

Cet équipement massif du foyer ne semble pourtant pas s’être fait au détriment des sorties. 68 % des Français continuent de préférer « les loisirs qui les amènent à sortir de chez eux ». Ils sont autant (69 %) à déclarer sortir le soir une fois par semaine ou plus. On retrouve ici la logique du cumul qui, selon Olivier Donnat, « est toujours plus ou moins la règle en matière de loisirs » : de même que culture et tourisme ou sport vont de pair, ce sont les personnes les plus portées vers les sorties nocturnes, et qui fréquentent le plus les équipements culturels qui ont à leur disposition le plus d’appareils audiovisuels, notamment nomades…

Lire la suite sur Sciences Humaines.com : www.scienceshumaines.com/pratiques-culturelles-2c-le-choc-numerique_fr_25016.html


17/03/2010

Internet: un séisme dans la culture ?

La révolution introduite par les usages d’internet ne se limite pas aux effets du téléchargement dit illégal : ébranlement des bases du capitalisme de la rente par une technique et non par une idéologie ; dissolution de la notion de propriété privée et de toutes les notions connexes : auteur, œuvre, créateur, producteur, diffuseur, culture de masse, culture de distinction ; émergence de connivences entre artistes et amateurs ; émergence de nouvelles proximités sur la Toile et sur le territoire ; émergence d’une économie du don et non du profit…
Les pratiques des internautes, avec plus ou moins de maturité, de maîtrise, d’inventivité, de créativité, modifient nos rapports à la connaissance et à l’information : on les cherche, on les produit, on les critique, on les échange, on les partage. Un internaute juge, évalue, compare, confronte, toutes attitudes actives à l’opposé du conditionnement des esprits voulu par les industriels et les communicants.

Les pratiques des internautes renouvellent aussi les circuits de la diffusion culturelle : du haut vers le bas, du un vers tous proposé par l’industrie culturelle comme par la culture de distinction, on passe à une diffusion par réseaux où les extrémités prennent le pas sur le centre. Le système de pair à pair (P2P) est un système de mutualisation et non un système de consommation puisque ce sont les internautes qui téléchargent, échangent les fichiers, les font connaître, les accompagnent de commentaires, en font la critique. Ont été remis en circulation des films, des œuvres, des livres « oubliés » par les industriels. Plus : les internautes interviennent sur les œuvres proposées, les mixent, les revisitent comme le faisaient les créateurs qui n’ont jamais créé ex-nihilo mais à partir d’œuvres antérieures. Plus : des internautes, de nouveaux créateurs proposent des œuvres spécifiques pour le net, le net art…

Lire l’article sur le Blog de Jean-Claude Grosse : les4saisons.over-blog.com/article-12530969.html

Internet: un séisme dans la culture ? de Marc Le Glatin, aux Editions de l’Attribut : www.editions-attribut.fr/Internet-un-seisme-dans-la-culture

Envoyé par Xmx.


La transition énergétique

Classé dans : désintoxicant, précarités, écologie, énergies @ 23:22

On n’a rien vu encore. La crise économique s’aggrave en devenant crise politique mais ce n’est pas notre seul problème, ni peut-être le pire car la crise énergétique va rapidement revenir sur le devant de la scène. En effet, le pic de la production pétrolière pourrait bien être atteint en 2014. Oui, dans 4 ans seulement, vous avez bien lu ! Ces annonces sont toujours sujettes à caution, très dépendantes du niveau des cours, mais justement la retombée de ce qu’on a pris pour une bulle du pétrole (à l’origine de l’écroulement financier) a découragé des investissements qui auraient pu exploiter d’autres sources et, c’est un fait, les capacités actuelles sont à leur maximum. On va donc se trouver avec des risques de pénurie sur une période de plus de 10 ans sans doute. Ce n’est pas la fin du pétrole, bien sûr, encore moins l’apocalypse mais du moins le signe de la remontée des prix parallèlement à l’activité économique.

On pourrait s’en réjouir si ce qu’on risquait surtout, c’est que le charbon ne se substitue au pétrole ! De quoi nous sauver de la déflation au moins mais en nous enfonçant un peu plus dans la crise… sauf si on décidait de prendre la question énergétique au sérieux et qu’on s’engageait résolument dans la transition énergétique avec une véritable économie de guerre destinée à un basculement rapide vers les énergies renouvelables…

lire la suite sur le blog de Jean Zin : jeanzin.fr/index.php?post/2010/03/12/La-transition-energetique


Les Etats européens livrent leurs populations aux spéculateurs

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 23:19

Dictature de la finance.

On les croyait temporairement stigmatisés suite à leur responsabilité dans la crise financière. Loin de faire profil bas, les marchés financiers repartent à l’assaut de ce qui reste du « modèle social européen ». Objectif : faire payer les populations en menant une offensive sans précédent contre les salaires, les services publics et les droits sociaux, avec la complicité des gouvernements. Si la Grèce est aujourd’hui dans le collimateur, tous les pays européens sont concernés.
[...]
Depuis près d’une décennie, la France fait de gros efforts pour plaire à l’orthodoxie des marchés. La révision générale des politiques publiques (RGPP) prévoit d’ici 2012, le non remplacement de 160 000 fonctionnaires et l’économie de 7,7 milliards d’euros. Le 11 mars dernier, l’Insee a publié le résultat d’une étude démontrant que 360 000 emplois avaient été détruits en 2009 (600 000 depuis 2008). Dans le cadre de cette économie de pénurie, les dysfonctionnements des services publics se multiplient : de la protection sociale (notamment les Caisses d’allocation familiale) à l’éducation, en passant par les hôpitaux ou le Pôle emploi, la machine s’enraye au détriment des usagers, élèves ou patients. Quant aux chômeurs en fin de droit leur nombre est estimé par le Pôle emploi à un million d’ici la fin 2010, dont 400 000 se retrouveraient sans aucune ressource.

Faudra-t-il tailler encore plus dans les budgets sociaux pour satisfaire les marchés ? « Des solutions existent pour sortir du piège de la dette. Mais elles supposent un affrontement avec le patronat et les marchés financiers. Tous les gouvernements européens sont aujourd’hui en train de préparer une politique d’austérité drastique pour faire payer la crise aux salariés et plus largement aux populations, le tout sous le contrôle étroit de la Commission européenne et de la BCE. Il est aujourd’hui grand temps que les salariés européens se mobilisent pour imposer d’autres orientations », souhaite l’Union syndicale Solidaires. La balle est dans le camp du mouvement social et syndical.

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/article942.html


Internet incognito : rester anonyme sur le Web

Classé dans : désintoxicant, google world, vie privée en danger @ 22:55

L’anonymat sur Internet est un sujet de plus en plus brûlant en France, à l’heure d’Hadopi ou d’autres lois prévoyant la surveillance des réseaux comme la Loppsi. Bien sûr, la loi en mouvement n’est pas la seule motivation des internautes à conserver leur anonymat, avec le déploiement massif de sites comme Facebook ou encore les différents services de Google, qui peuvent devenir des mines d’or pour quiconque souhaite se renseigner sur une personne.

Si la prudence reste évidemment la meilleure des protections contre l’étalement de sa vie sur Internet, il existe également des solutions qui garantissent de manière plus ou moins efficace un certain anonymat sur Internet. En combinant ces solutions, et sans forcément tomber dans la paranoïa, il devient ainsi possible de naviguer sereinement, sans craindre de dévoiler involontairement ses informations à n’importe qui.

Lire le dossier sur infos du net : www.infos-du-net.com/actualite/dossiers/217-anonymat-internet.html

Envoyé par Cyrille.


16/03/2010

Et si on fermait la Bourse…

Classé dans : désintoxicant, libertés, politics, précarités @ 18:35

C’était il y a un peu plus d’un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable. Mission accomplie. Mais à quel prix ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes mobilisées par ce sauvetage. Soit 1 676 dollars par être humain… Mais la finance n’est pas qu’affaire de banquiers. C’est aussi celle des actionnaires. Une proposition pourrait ne pas leur plaire : fermer la Bourse.

Pour un peu, le grand spectacle de ces deux dernières années nous l’aurait presque fait oublier : là où la finance « de marché », appellation un peu idiote mais il en faut bien une pour faire la différence, semble s’activer dans un univers clos, loin de tout et notamment du reste de l’économie, la finance actionnariale, celle des propriétaires des moyens de production, campe à l’année sur le dos des entreprises — et, comme toujours, en dernière analyse, des salariés. Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective, intensification épuisante de la productivité et dégradation continue des conditions matérielles, corporelles et psychologiques du travail…

Lire la suite de cet excellent article de Frédéric Lordon sur le site du Diplo : www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789

A lire aussi l’interview de Frédéric Lordon par Emmanuel Lévy sur son blog La pompe à phynance : blog.mondediplo.net/2010-03-12-Il-faut-fermer-la-Bourse

Et aussi ne manquez pas d’écouter l’émission Là-bas si j’y suis du 6 mars, la version intégrale de l’entretien avec Frédéric Lordon autour de son article : www.la-bas.org/article.php3?id_article=1898


11/03/2010

Rêve de Geek, théorie du complot ou réalité : choisir tu devras

Ça a commencé par une petite loi, répercutée en Suède ou au Royaume-Uni, qui n’a pas ému grand monde. Après tout, que les gamins se remettent à consommer légalement la daube packagée par Pascalou et ses amis n’est pas un sujet de prime importance dans un monde soumis au diktat des crises économiques et écologiques. Sauf que. Sauf que personne ne s’est réellement indigné, dans l’opposition ni l’opinion publique qu’une industrie culturelle s’interdise, et fasse interdire le mouvement vers le renouveau et rende pirate toute réflexion autour d’une alter-consommation.

Un peu comme si la filière charbon au milieu du xxe siècle s’était mise à imposer un produit salissant et économiquement non neutre contre la technologie électrique…

Lire la suite sur Owni.fr : owni.fr/2010/03/02/reve-de-geek-theorie-du-complot-ou-realite-choisir-tu-devras/


09/03/2010

Ipredator : le VPN de The Pirate Bay !

Classé dans : P2P faut il avoir peur?, désintoxicant @ 23:56

Dans une actualité juridique riche en rebondissements où se joue l’avenir de l’Internet, les solutions permettant de contourner les mesures de filtrages et de surveillances des réseaux se multiplient. Aujourd’hui Clubic vous propose de découvrir Ipredator, la solution tout-en-un et légale des créateurs de The Pirate Bay offrant la possibilité d’obtenir une IP anonyme avec un proxy et de sécuriser ses échanges avec une connexion VPN. Quel est l’intérêt d’une telle solution ? Est-elle efficace ? Cette course guerrière aux équipements techniques est elle viable ? La réponse dans notre dossier.

sur Clubic : www.clubic.com/article-326558-1-ipredator-clubic-teste-vpn-pirate-bay.html


Effet de serfs sur la Toile

Classé dans : désintoxicant, google world @ 21:12

Internet serait-il en train de devenir la matrice d’un nouveau système féodal, où une poignée de grands seigneurs exploitent des légions de serfs ? Et non cette société de pairs tant célébrée ? On avait déjà l’impression ces derniers temps, en se baladant sur le Net, d’une foule de gueux faisant la manche en ligne, histoire de récupérer quelques sous auprès des généreux internautes afin de réaliser un film, sortir un disque ou financer une ascension au Népal. Une pratique en pleine expansion appelée crowdfunding, sorte de palliatif honteux de la « culture libre » et de l’économie du don : un pis-aller pour financer la création.

Ce dont l’internaute se doute moins, c’est qu’il est lui-même exploité, souvent à son insu. Une exploitation soft et sans douleur, parfois même consentie en échange de services gratuits ou de menues compensations financières, selon le système du crowdsourcing. Modèle économique apparu vers 2005, il s’appuie sur la disponibilité d’une armée d’internautes assis devant leur écran…

A lire sur Ecrans : www.ecrans.fr/Effet-de-serfs-sur-la-Toile,9321.html


Quand les ampoules auront des dents…

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie, électrosmog @ 20:52

Bientôt, toutes les ampoules à filaments seront interdites et remplacées par des « lampes basse consommation » grenello-compatibles. Un progrès d’une évidence pas franchement aveuglante…

LES vendra-t-on sous le manteau ? Déjà, on ne trouve plus d’ampoules à filament incandescent de plus de 100 W : elles sont interdites depuis le 1er septembre dernier (on en trouve encore au quasi-marché noir). Cette année, ce sera au tour des 75 W de disparaître puis, l’année prochaine, des 60 W… et, le 31 décembre 2012, ce sera l’extinction des feux : toutes nos bonnes vieilles ampoules à filament seront remplacées par des LBC, lampes basse consommation. Et cela grâce à la directive européenne du 8 décembre 2008, prise dans le cadre du plan Climat-Energie, et que la France, très « volontariste » en la matière, est une des premières, avec l’Irlande et l’Autriche, à avoir transcrite dans son droit national, en mars dernier. Un grand pas en avant dans l’éclairage de l’humanité ! Car ces ampoules consomment cinq fois moins d’électricité, et durent (en théorie) huit fois plus longtemps. Certes, elles coûtent environ cinq fois plus cher, leur lumière est glauque et moche, et à partir de huit allumages par jour elles fatiguent vite (ce qui raccourcit leur durée de vie). Mais elles vont sauver la planète ! Enfin presque…

« On ne réfléchit plus dès qu’il s’agit d’économie d’énergie et de rejet de CO² », dit au « Canard » Rémy Prud’homme, professeur émérite d’économie et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE, pour qui « le changement obligatoire d’ampoules est une fausse bonne idée ». Ses arguments : 95 % de l’électricité consommée par une lampe à filament servent à produire de la chaleur (5 % seulement de l’éclairage) ; pour une lampe à basse consommation, c’est l’inverse. Les LBC ne chauffent donc quasiment pas. « En période hivernale, on compensera ce manque de chaleur par du chauffage en plus… »
Même sans tenir compte de ce petit désagrément, attend-on des LBC (actuellement 30 millions sur les 250 millions d’ampoules vendues chaque année en France) une importante économie d’énergie ? Pas vraiment : l’éclairage ne représente qu’environ 10 % de la consommation nationale d’électricité, un chiffre bien loin de ceux du chauffage ou des appareils électroménagers. Pourquoi alors se focaliser sur la lumière ? « II y a un fort pouvoir éducatif avec les lampes, indique-t-on au Syndicat de l’éclairage. Et c’est plus facile d’agir sur l’éclairage que sur le chauffage. » Ah, c’est pour le «pouvoir éducatif»…

La prostate de l’ampoule ?

Certains ne l’entendent pas de cette oreille.
Comme tous ceux, écolos et médecins, qui dénoncent la présence de mercure, un vrai poison, dans les LBC. Réplique du Syndicat de l’éclairage : « En accord avec la réglementation européenne, les nouvelles ampoules ne contiennent en moyenne que 3 mg de mercure. Il n’y a clairement aucun danger ! » Pour « lever les angoisses », l’Asef, Association santé environnement France, qui regroupe 2 500 médecins, a mené une étude d’où il ressort que ces ampoules sont inoffensives… sauf lorsqu’elles se brisent. Ils conseillent alors d’aérer et de quitter la pièce pendant un quart d’heure, puis de procéder au nettoyage (attention : pas d’aspirateur car cela peut répandre le mercure à travers la pièce), de préférence avec des gants, de placer les débris dans un contenant hermétique, puis de continuer de ventiler pendant plusieurs heures. Sympa.

Autre critique : le champ magnétique émis par les « basse conso ». Dans un clip qui a fait sensation l’an dernier sur le Net, Annie Lobé, journaliste scientifique indépendante, a montré qu’en mesurant à l’aide d’un gaussmètre le champ magnétique à proximité d’une LBC on arrive à des résultats affolants. Et de déconseiller formellement l’usage de ces ampoules, lesquelles pourraient être liées, avance-t-elle, « au pic mondial de l’incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe ». Hum… De son côté, Pierre Le Ruz, docteur en physiologie, expert en radioprotection et président du Criïrem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques), a lui aussi sonné l’alarme sur ces «puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes ». Et de conseiller de se tenir à un mètre des ampoules et d’éviter de les utiliser comme lampes de chevet ou de bureau. Diantre !

Du côté du Syndicat de l’éclairage, appuyé par le laboratoire de l’Ecole supérieure d’électricité (Supelec), il est clair que ces critiques viennent de parfaits allumés : «A moins de 30 cm, il est impossible de mesurer les champs car ils ne sont pas formés. Les mesures du Criirem ne signifient rien. » Mais, Pierre Le Ruz n’en démordant pas, l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a tenté d’éclairer le débat en demandant à l’Afsset, Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, d’étudier une méthode permettant de mesurer les champs magnétiques à proximité des « basse conso ». Etude qui a abouti en mars dernier à un protocole approuvé, entre autres, par le Criirem, partie prenante du débat. Une campagne de mesures devait suivre, à laquelle le Criirem devait être associé et dont les résultats devaient être communiqués fin décembre, mais toujours rien à l’horizon. Pour Pierre Le Ruz, ça sent le gaz : « Nous n’avons toujours pas été contactés par le bureau chargé de faire les mesures. Le Criirem a mis le doigt là où il ne fallait pas, et maintenant l’Ademe nous écarte… »

Pendant ce temps-là, les fabricants d’ampoules ne chôment pas : ils sont déjà en train de mettre au point le produit qui succédera à la lampe « basse conso ». La LED, diode électroluminescente, devrait être efficace en 2012, espère-t-on au Syndicat de l’éclairage. Ça tombe bien : notre vieille ampoule à filament aura alors disparu. Il sera donc temps de déclarer obsolète l’ampoule basse conso et de la remplacer par la LED, à 30 euros pièce. Brillant, non ?

Professeur Canardeau
dans le canard enchainé du mercredi 24 février 2010.

via le forum du site aquariophile KCF : www.killiclubdefrance.org/forum/index.php?topic=3321.0


08/03/2010

Révélations d’une source interne à EDF : la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l’essentiel des arguments en faveur de l’EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s’avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n’ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d’accidents. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l’écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère…

Lire la suite et télécharger les documents confidentiels sur le site du Réseau Sortir du nucléaire : www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=EPRrevelations&page=index

Envoyé par Michel.


06/03/2010

Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu

Un évènement d’importance est passé totalement inaperçu la semaine dernière du côté des médias francophones (à l’exception notable de Numerama). Il faut dire qu’à priori cela ne nous concerne pas puisqu’il oppose un lobby américain à l’état indonésien.

Et pourtant, à l’heure de la mondialisation (de moins en moins heureuse), cet épisode est riche d’enseignements et annonce peut-être la fin de l’enfance et de l’innocence pour le logiciel libre.

« Ils » veulent la guerre économique et politique ? Alors ils l’auront ! Et tant qu’Internet demeurera neutre et ouvert, « nous » ne sommes en rien assurés de la perdre, quand bien même nous n’ayons pas la puissance financière de notre côté et la capacité à mobiliser un bataillon des meilleurs avocats à notre service.

En perdant un brin notre sang-froid, nous pourrions presque qualifier cela de « Choc des Civilisations 2.0 » !

[...]

Que la contrefaçon, la copie illégale, le non respect des brevets… fassent du tort à une économie américaine qui repose beaucoup sur l’exploitation de sa « propriété intellectuelle » et constituent par là-même un grand manque à gagner, nul ne le conteste. Qu’adossés à l’USTR on trouve un certain nombre d’associations qui agissent comme des lobbys en poussant le gouvernement américain à faire pression sur les pays incriminés pour qu’ils prennent les mesures nécessaires afin d’améliorer la situation, c’est de bonne guerre, d’autant que l’on connait l’influence et la force de persuasion des États-Unis dans la géopolitique internationale.

Mais que, tenez-vous bien, la volonté d’un état à développer le logiciel libre dans son pays en fasse un ennemi des intérêts américains de la « propriété intellectuelle » propre à vouloir le faire figurer en bonne place dans le « Special 301 Report », c’est nouveau, c’est scandaleux, et c’est ô combien révélateur des craintes, pour ne pas dire de la panique, qu’il suscite désormais dans l’économie « traditionnelle » de la connaissance

A lire sur Framablog : www.framablog.org/index.php/post/2010/03/02/quand-les-lobbys-americains-attaquent-le-logiciel-libre


L’Allemagne censure la surveillance du Net et du téléphone

La conservation des données de connexion (”logs“) a été jugée anticonstitutionnelle, ce mardi 2 mars, par la cour constitutionnelle allemande.

La loi, adoptée en 2008, obligeait les fournisseurs d’accès à l’internet, et les prestataires de téléphonie, à conserver les traces de ce que font leurs abonnés sur les réseaux de télécommunication (y compris leur géolocalisation), pendant 6 mois.

Elle visait à transposer la directive européenne sur la conservation des données, adoptée en 2006
[...]

A l’époque, le Comité des libertés civiles, Justice et Affaires intérieures du Parlement européen avait recommandé de ne l’autoriser qu’en cas de mandat judiciaire et de la limiter aux seuls crimes graves, de ne transférer les données aux autorités nationales que sur demande expresse, et au cas par cas, recommandations qui n’avaient pas été prises en compte par la Commission européenne.

La cour constitutionnelle allemande a pour sa part estimé que la loi n’était pas suffisamment transparente, qu’elle violait le secret des correspondances et n’encadrait pas suffisamment l’utilisation qui serait faite de ces données, que les mesures de sécurité censées les protéger étaient insuffisantes, que les motifs invoqués (la lutte contre la criminalité, le terrorisme et les menaces en terme de sécurité) n’étaient pas suffisamment clairs, ni proportionnés en terme de protection de la vie privée, et appelle donc à une destruction “sans délai” des données d’ores et déjà archivées.

Elle a également estimé qu’il s’agissait là d’une intrusion particulièrement sévère (dans la vie privée, ndlr), d’une ampleur que notre système légal n’avait jamais connu jusqu’à ce jour

Lire la suite sur BUG BROTHER : bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/03/02/la-cybersurveillance-est-anticonstitutionnelle-en-allemagne/


05/03/2010

Unedic, zone de non-droit : nous portons plainte

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 23:40

Les grèves et les suicides de ses agents rappellent que Pôle emploi fabrique, des deux côtés du guichet, angoisse et incertitude. Lorsque le nombre de fins de droits à venir est livré à la publicité, on se souvient que l’Unedic n’indemnise qu’une minorité de chômeurs. Alors que, chaque semaine, la police intervient pour fermer des Pôle emploi et en évacuer des précaires qui réclament le respect et leurs droits, les discours officiels se chargent de faire oublier l’expérience concrète de millions de précaires, de chômeurs et d’intermittents de l’emploi.
[...]

Comme ce fut le cas à une plus large échelle en 2004 suite à l’amputation rétroactive de doits ouverts, nous, recalculées par l’Unedic, nous préparons à porter plainte. Comme ce fut le cas durant les années 80, avant l’obtention d’un bien insuffisant RMI interdit aux jeunes, puis durant les 90, lorsque les mouvements de chômeurs et de précaires étaient réunis par le mot d’ordre « un revenu c’est un dû », puis, de nouveau, lors de la lutte des intermittents entamée en 2003, il n’y a pas d’autre choix que d’agir ensemble contre ce qui nous détruit. Il est temps que les chômeurs, les intermittents et l’ensemble des précaires se rencontrent et agissent pour leur compte.

par Laurent Bloc, Flore Chagrin, Rosa Gelt, Louise Calusca sur LeMonde.fr : www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/01/unedic-zone-de-non-droit-nous-portons-plainte-par-laurent-bloc-flore-chagrin-rosa-gelt-louise-calusca_1312980_3232.html


Y aura plus de plein emploi. On a faim de droits !

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités, santé @ 22:53

Alors que le communicant Wauquiez vient de lancer une poignées de miettes à la tête des précaires de ce pays, nous sommes aujourd’hui ici pour exprimer de légitimes exigences.

Pour les chômeurs, les précaires, les intermittents, les travailleurs pauvres, pour tous ceux qui sont menacés et frappés par la précarisation, l’urgence est à l’ordre du jour !

Baladés de sommet social en réunion technique, les chômeurs, précaires, intermittents, travailleurs pauvres et autres salariés à l’emploi discontinu peinent à survivre, toujours au bord de l’abyme. Gouvernement / MEDEF / partenaires « sociaux », nous n’avons ni confiance ni illusions. Nous n’attendrons pas la sortie du tunnel de la crise promise depuis déjà 35 ans.

50% de chômeurs non indemnisés, 12 millions de personnes directement confrontées à la précarité de l’emploi, 7 millions sous le seuil de pauvreté… face à l’avalanche de la misère qui étouffe et broie tant de nous, nous appelons les premiers concernés à inventer ensemble les moyens de se défendre.

Il faut que des garanties sociales soient concédées aux précaires de toute sorte, et par voie de conséquence à l’ensemble des salariés. Nous exigeons la fin des exonérations de cotisations patronales et le retour du montant de ces exonérations, niches et autre boucliers fiscaux à la collectivité.

Afin de permettre de vivre, quel que soit le temps d’emploi effectué, le montant et la durée des allocations ne doit écarter personne. Cela implique un RSA revalorisé à hauteur de 1000 euro soit effectivement étendu aux jeunes de moins de 25 ans (et pas à 3000 d’entre eux comme le prévoit le projet Hirsch), ainsi que le rétablissement et l’extension des droits connexes (allocations logement, CMU, transports gratuits, exonération de la taxe d’habitation…).

Contrairement au RSA et à l’ASS actuelles, aucune prestation sociale n’a à être minorée à cause des ressources du ménage, aucune chômeuse, aucun précaire n’a à subir une telle dépendance au conjoint, les allocations doivent être individualisées

Pôle emploi échoue à répondre aux besoins des ayants-droit, une réforme de cette institution doit donner la priorité à l’information et à l’accès aux droits des salariés inscrits au chômage.

Pour sortir de l’isolement, construire enfin un rapport de forces qui permette d’imposer le respect, nous appelons tous les concernés à rejoindre les organisations existantes et à en créer de nouvelles

A lire sur le site de CIP-IDF : www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4904


04/03/2010

Proposition de loi pour l’interdiction de Michel Onfray dans l’ensemble de l’espace public

Classé dans : anarchisme, culture, désintoxicant, exclusions, politics @ 10:10

Il s’agit pour nous d’une question de principe : Michel Onfray doit être banni de l’espace public car il est incompatible avec les valeurs de la démocratie, de l’émancipation humaine et du simple bon goût. Sa suffisance et ses poses philosophantes sont une insulte ostensible à toute la corporation des philosophes ; son catéchisme antireligieux est une insulte à ce que la libre-pensée a produit de meilleur ; son anticalotinisme crétin, son hédonisme benêt et son aristocratisme puant sont une insulte à Épicure, à Lucrèce, à Spinoza, à Nietzsche, à Deleuze, à Bourdieu et à tous les grands auteurs dont il se réclame et qu’il ne fait que trahir, salir et détourner à son profit…

Nous relayons ci-dessous une initiative citoyenne de la SPINOZA (Société Pour l’Interdiction des Nuisances Onfresques Zet Anarchoracistes). Pour la soutenir, adressez vos signatures à l’adresse suivante : contact.lmsi@hotmail.fr.

A lire sur Les mots sont importants : www.lmsi.net/spip.php?article1006


L’autorité européenne de protection des données condamne ACTA

Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a aujourd’hui publié un avis critique sur l’Accord commercial anti-contrefaçon, toujours en cours de négociation. Ce document est un véritable coup de semonce pour les négociateurs de l’ACTA, qui doivent maintenant s’opposer publiquement à l’insertion de dispositions liberticides dans l’accord.

Le CEPD, autorité de contrôle indépendante chargée de protéger les données à caractère personnel et la vie privée, critique fermement le secret qui entoure les négociations. Il exprime également ses inquiétudes quant aux mesures de « riposte graduée » et de filtrage d’Internet, qui feraient partie de la proposition des États-Unis sur le chapitre Internet de l’ACTA. Selon l’analyse du CEPD, ces mesures ayant pour but de s’attaquer aux échanges non commerciaux d’œuvres protégées par le droit d’auteur enfreindraient les droits fondamentaux des citoyens tels que garantis par la législation européenne…

Sur La Quadrature du Net : www.laquadrature.net/fr/european-privacy-protection-authority-condemns-acta


03/03/2010

Attention, un geek peut en cacher un autre !

(pop’geek) Ils sont la conscience azimutée du Net. Les geeks ont l’œil pour débusquer les arnaques technos et redresser les torts numériques. La sélection du meilleur de la net-culture élaborée avec la complicité des spécialistes du Lien du jour pointe par exemple le racisme ordinaire à la SNCF et s’amuse de voir qu’un ours utilisé dans les forums pour parer à la pédophilie se paye la Une d’un quotidien polonais qui croyait illustrer les JO… Bref, le geek est une vigie du Net, mais ça ne l’empêche pas de se gondoler sur d’autres petites choses plus anecdotiques, comme… le bacon, Chatroulette ou encore la couette avec gants incorporés…

A lire sur poptronics : www.poptronics.fr/Attention-un-geek-peut-en-cacher


02/03/2010

Vie privée : un document qui fâche échappe à Microsoft

Classé dans : désintoxicant, libertés, vie privée en danger @ 19:34

Selon plusieurs rapports, Microsoft aurait fait fermer le site Internet Cryptome pour avoir publié une copie d’un manuel intitulé Global Criminal Compliance Handbook ou voir plus bas. De quoi s’agit-il vous demandez-vous ? Si l’on en croit les 22 pages de ce livre, il s’agirait d’un descriptif des modalités d’accès aux données stockées par Microsoft pour les autorités américaines concernant ses services web tels que Hotmail, Live Messenger, ou XBox Live.

Le document explique que parmi les informations que Microsoft serait susceptible de partager avec les forces de l’ordre, nous retrouvons l’adresse IP, des archives de courriers électroniques ou les informations personnelles entrées par l’internaute lui-même. Le manuel, qui montre une interface utilisateur spécialement pensée pour être utilisée par les autorités, précise par exemple que tous les emails des utilisateurs sont archivés aux Etats-Unis même pour les comptes de type Hotmail.fr. Microsoft ajoute cependant qu’avec le protocole POP, l’utilisateur peut avoir choisi de déplacer quelques emails vers des dossiers locaux sur sa machine, dans ce cas, ces derniers ne sont plus stockés sur les serveurs de la société…

Lire la suite sur Neteco.com : www.neteco.com/327034-microsoft-spy-guide-vie-privee.html


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