antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

30/03/2010

Caricatures : dessins, des saints…

Jésus, Mahomet, même combat ? Alors que le quotidien danois “Politiken” vient de présenter ses excuses aux musulmans pour les avoir offensés en publiant début 2008 des caricatures du Prophète, une autre caricature, de Jésus cette fois-ci, a mis sens dessus dessous un pan entier de l’Inde, l’Etat de Meghalaya, à majorité catholique.

jesusfume
Motif du scandale, une image pieuse retouchée, représentant le Christ une chope de bière dans une main, une cigarette dans l’autre, l’air décontracté et rêveur non d’un affreux terroriste mais d’un hippie évanescent. Imprimée dans un manuel scolaire, la photo montage a été mise sous la lettre “i” afin d’illustrer le mot “idole”. Il n’en fallut pas plus pour que les chrétiens locaux sortent de leurs gongs et exhalent leur ire contre la “profanation” de la personne du Sauveur, flétri sous les traits d’un baba cool, païen de surcroît…

A lire sur Deus Ex Machina :http://blogs.tv5.org/deus_ex_machina/2010/03/caricatures-dessins-des-saints.html


26/03/2010

Sur les traces des Sapeurs

Classé dans : consommation, culture, exclusions, nord/sud, précarités @ 12:39

La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) est une mode vestimentaire populaire née après les Indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, dans les années 1960. Le mouvement s’inspire d’un dandysme cosmopolite emprunté à l’aristocratie britannique comme à la noblesse japonaise (Kazoku, « d’ascendance fleurie »). Malgré l’abondance des blogs, forum, et autres tribunes de parole dédiées à la Sape, les Sapeurs ne se sont jamais entendus sur l’origine précise du mouvement. Ainsi, on attribuerait l’invention du concept de SAPE à Christian Loubaki, dit l’ « Enfant Mystère », qui aurait, alors qu’il travaillait comme homme à tout faire dans le XVIème arrondissement parisien, observé et imité les habitudes vestimentaires de ses patrons. Si l’origine de la SAPE propose un nouveau récit selon le Sapeur qui la raconte, on observe pourtant un état de tension où celui qui est asservi s’émancipe de sa condition en empruntant les attributs des « maîtres ». D’ailleurs, un autre récit associe la Sape à l’habit du colon : dans tous les cas, le Sapeur semble celui qui revêt le costume de celui qui domine…

A lire sur La Plume francophone : la-plume-francophone.over-blog.com/article-sur-les-traces-des-sapeurs-45927408.html


Traité secret sur l’immatériel

La propriété intellectuelle est-elle le pétrole du XXIe siècle ? Le renforcement continu des marques et brevets se révèle à l’occasion hostile aux libertés individuelles ou aux besoins sanitaires du Sud. Après trois ans de négociations secrètes, un projet de traité anticontrefaçon, l’ACTA, vise à consacrer mondialement un régime commercial tyrannique.

Par Florent Latrive, sur Le Monde diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/2010/03/LATRIVE/18881


ACTA : chapitre deux

Le Monde diplomatique vient d’obtenir une copie de la section 2 du projet de traité ACTA, intitulée « Mesures aux frontières » (Border Measures). Soit une dizaine de pages qui exposent, dans un grand luxe de détails pratiques, le futur fonctionnement des douanes au regard de tous les « biens contrefaisant des droits de propriétés intellectuelle ».

Après trois ans de négociations si secrètes qu’on ignorait jusqu’au nom des négociateurs, le public commence enfin à pouvoir prendre connaissance, « fuite » après « fuite », du contenu de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC — plus connu sous l’acronyme anglais ACTA : Anti-Counterfeiting Trade Agreement).

Sur une cinquantaine de pages, cet accord — discuté par l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse — établit une liste de dispositions légales que les futurs pays signataires s’engageront à adopter dans leur droit national (et communautaire, pour ce qui concerne l’UE)…

Sur Information 2.0 : blog.mondediplo.net/2010-03-20-ACTA-chapitre-deux


23/03/2010

Innaccessible France ou l’art de refuser un visa par service interposé

Pourquoi sommes-nous si stressés dès le moment où il nous faut entreprendre une démarche en vue d’un déplacement en France ? Pourquoi sommes–nous plus stressés que quand il s’agit de se rendre en Turquie, aux Etats-Unis, voire en Chine ? Peut-être par ce que nous en demandons trop à la France et peut-être aussi parce que elle nous en promet trop.
Je suis francophone, francophile, « francolâtre » même comme le sont trop souvent les Sénégalais de ma génération, plus royalistes que le roi dans la défense de la qualité du français parlé et écrit. J’ai longtemps enseigné l’histoire, non seulement en français mais de France. J’ai dirigé une institution intergouvernementale dont la vocation est la promotion et la consolidation de l’enseignement dans la langue de Molière dans les pays qui ont le français en partage. Je suis écrivain de langue française, publié par des maisons d’édition françaises qui ont pignon sur rue et dont l’une, fréquentée autrefois par Senghor, Césaire ou Michel Leiris, a vu récemment sa directrice décorée de la Légion d’ Honneur par le président Sarkozy lui-même pour services rendus à la culture française. A l’occasion de la sortie de mon dernier livre, paru dans cette même maison, j’ai reçu l’invitation d’une institution reconnue et subventionnée par les collectivités et l’Etat français et qui est depuis plus de dix ans le symbole même de cette « coopération des peuples et des terroirs et non des banques » qu’affectionne, nous dit-on, l’Ambassadeur de France à Dakar. Africajarc est en effet un festival porté par tout un village (230 bénévoles sur une population de 600 âmes !), une manifestation fondée sur le « respect des différences et l’estime réciproque ». Je ne suis solliciteur ni d’emploi ni de subsides et me suis même engagé, à titre de contribution et pour le plaisir de l’échange, à prendre en charge les frais liés à mon déplacement…

Lire la suite sur le blog de Fadel Dia : fadeldia.blogspot.com/2009/08/innaccessible-france-ou-lart-de-refuser.html

Envoyé par Xmx.


18/03/2010

Diogène, Thoreau et des cabanes

Classé dans : anarchisme, culture, libertés, paix, écologie @ 13:35

Diogène choisit sa vie durant, d’élire domicile dans un tonneau. Ce tonneau lui permit de mépriser les richesses et les conventions sociales. Il pouvait ainsi paisiblement se livrer à toutes sortes d’excentricité, car il n’avait souci ni des mœurs, ni des textes de loi. Il ne s’imposait aucune contrainte sinon celle de vivre dans son tonneau : sa cabane. Le bonheur pour Diogène réside dans l’apathie, dans le fait de se suffire à soi-même, qui est selon lui la seule condition de la liberté. Vivre sans bagage afin de ne point craindre le naufrage. Ainsi le point de départ de notre réflexion se base sur la matérialité de la cabane, un lieu fragile et éphémère ; qui devient lieu de méditation lorsqu’on lui confère une dimension spirituelle.

[...]

En s’installant hors du monde durant deux ans, Henry David Thoreau aspirait à une vie transcendantale dans la nature. Sa préoccupation essentielle a été de se mettre en résonance avec la nature, et plus largement avec la vie universelle : voir le soleil se lever ou disparaître, vivre au contact des milles et une rencontres des bois, des champs, des cours d’eau, de gens simples (non loin de sa cabane)… Le choix de mode de vie de Thoreau est de vivre chaque moment intensément, comme une nouvelle rencontre. Vivre simplement et en communion avec la nature. La cabane nous tient tout de suite en éveil, en prise avec ce qui nous entoure. Elle nous dit en effet de vivre avec ce que l’on a, et avec ce qui nous entoure.

Lire le texte de Gaëlle Treille sur La revue des ressources : revue.ressources.org/spip.php?article298

Ce texte fait partie d’un dossier Le Recours aux forêts à consulter sur La revue des ressources : revue.ressources.org/spip.php?rubrique38

Un site internet autonome a également été créé ayant pour nom « Le recours aux forêts » : www.lerecoursauxforets.org/


Pratiques culturelles, le choc numérique

Classé dans : culture @ 11:46

Un chiffre résume tout : en 1997, date de la dernière enquête sur les pratiques culturelles, seul 1 % des Français étaient connectés à Internet. Autant dire que l’on s’attendait à ce que les résultats de l’édition 2008 de cette enquête, récurrente depuis 1973, présentent un paysage culturel chamboulé par le boom du numérique. Et ça n’a pas manqué. Les deux tiers des foyers français possèdent désormais un ordinateur (22 % en 1997), et plus de la moitié d’entre eux sont connectés à Internet. L’équipement, voire le multiéquipement (24 % des ménages français possèdent plusieurs ordinateurs), en appareils audiovisuels a considérablement progressé : lecteur DVD, téléphone portable (85 % des Français), appareil photo numérique (57 %), consoles de jeux (42 %), lecteur MP3 (40 %), home cinema (16 %)… Les possibilités de consommation, de stockage et d’échanges de produits culturels se sont considérablement élargies.

Cet équipement massif du foyer ne semble pourtant pas s’être fait au détriment des sorties. 68 % des Français continuent de préférer « les loisirs qui les amènent à sortir de chez eux ». Ils sont autant (69 %) à déclarer sortir le soir une fois par semaine ou plus. On retrouve ici la logique du cumul qui, selon Olivier Donnat, « est toujours plus ou moins la règle en matière de loisirs » : de même que culture et tourisme ou sport vont de pair, ce sont les personnes les plus portées vers les sorties nocturnes, et qui fréquentent le plus les équipements culturels qui ont à leur disposition le plus d’appareils audiovisuels, notamment nomades…

Lire la suite sur Sciences Humaines.com : www.scienceshumaines.com/pratiques-culturelles-2c-le-choc-numerique_fr_25016.html


17/03/2010

Internet: un séisme dans la culture ?

La révolution introduite par les usages d’internet ne se limite pas aux effets du téléchargement dit illégal : ébranlement des bases du capitalisme de la rente par une technique et non par une idéologie ; dissolution de la notion de propriété privée et de toutes les notions connexes : auteur, œuvre, créateur, producteur, diffuseur, culture de masse, culture de distinction ; émergence de connivences entre artistes et amateurs ; émergence de nouvelles proximités sur la Toile et sur le territoire ; émergence d’une économie du don et non du profit…
Les pratiques des internautes, avec plus ou moins de maturité, de maîtrise, d’inventivité, de créativité, modifient nos rapports à la connaissance et à l’information : on les cherche, on les produit, on les critique, on les échange, on les partage. Un internaute juge, évalue, compare, confronte, toutes attitudes actives à l’opposé du conditionnement des esprits voulu par les industriels et les communicants.

Les pratiques des internautes renouvellent aussi les circuits de la diffusion culturelle : du haut vers le bas, du un vers tous proposé par l’industrie culturelle comme par la culture de distinction, on passe à une diffusion par réseaux où les extrémités prennent le pas sur le centre. Le système de pair à pair (P2P) est un système de mutualisation et non un système de consommation puisque ce sont les internautes qui téléchargent, échangent les fichiers, les font connaître, les accompagnent de commentaires, en font la critique. Ont été remis en circulation des films, des œuvres, des livres « oubliés » par les industriels. Plus : les internautes interviennent sur les œuvres proposées, les mixent, les revisitent comme le faisaient les créateurs qui n’ont jamais créé ex-nihilo mais à partir d’œuvres antérieures. Plus : des internautes, de nouveaux créateurs proposent des œuvres spécifiques pour le net, le net art…

Lire l’article sur le Blog de Jean-Claude Grosse : les4saisons.over-blog.com/article-12530969.html

Internet: un séisme dans la culture ? de Marc Le Glatin, aux Editions de l’Attribut : www.editions-attribut.fr/Internet-un-seisme-dans-la-culture

Envoyé par Xmx.


04/03/2010

Proposition de loi pour l’interdiction de Michel Onfray dans l’ensemble de l’espace public

Classé dans : anarchisme, culture, désintoxicant, exclusions, politics @ 10:10

Il s’agit pour nous d’une question de principe : Michel Onfray doit être banni de l’espace public car il est incompatible avec les valeurs de la démocratie, de l’émancipation humaine et du simple bon goût. Sa suffisance et ses poses philosophantes sont une insulte ostensible à toute la corporation des philosophes ; son catéchisme antireligieux est une insulte à ce que la libre-pensée a produit de meilleur ; son anticalotinisme crétin, son hédonisme benêt et son aristocratisme puant sont une insulte à Épicure, à Lucrèce, à Spinoza, à Nietzsche, à Deleuze, à Bourdieu et à tous les grands auteurs dont il se réclame et qu’il ne fait que trahir, salir et détourner à son profit…

Nous relayons ci-dessous une initiative citoyenne de la SPINOZA (Société Pour l’Interdiction des Nuisances Onfresques Zet Anarchoracistes). Pour la soutenir, adressez vos signatures à l’adresse suivante : contact.lmsi@hotmail.fr.

A lire sur Les mots sont importants : www.lmsi.net/spip.php?article1006


03/03/2010

Attention, un geek peut en cacher un autre !

(pop’geek) Ils sont la conscience azimutée du Net. Les geeks ont l’œil pour débusquer les arnaques technos et redresser les torts numériques. La sélection du meilleur de la net-culture élaborée avec la complicité des spécialistes du Lien du jour pointe par exemple le racisme ordinaire à la SNCF et s’amuse de voir qu’un ours utilisé dans les forums pour parer à la pédophilie se paye la Une d’un quotidien polonais qui croyait illustrer les JO… Bref, le geek est une vigie du Net, mais ça ne l’empêche pas de se gondoler sur d’autres petites choses plus anecdotiques, comme… le bacon, Chatroulette ou encore la couette avec gants incorporés…

A lire sur poptronics : www.poptronics.fr/Attention-un-geek-peut-en-cacher


20/02/2010

Rencontres à la bibliothèque vivante

La bibliothèque municipale de Malmö organise des entretiens avec des personnes appartenant à des minorités visibles. Des “livres vivants” qui contribuent à combattre les préjugés et à tisser du lien social. “Notre best-seller ? C’est sans aucun doute l’imam, mais les travestis et les couples homosexuels sont aussi beaucoup appréciés”, dit Linda Willander, la bibliothécaire. Elle travaille à la Stadsbibliotek de Malmö (www.mal­mo.stadsbibliotek.org), la troisième ville de Suède.

Depuis quelques années, le centre offre la possibilité de consulter non seulement des ouvrages imprimés et des CD-Rom, mais aussi des personnes en chair et en os. Elles sont là pour rencontrer le public en tant que représentants de catégories sociales particulières envers lesquelles on nourrit souvent des préjugés : parents homosexuels, femmes musulmanes voilées, punks, militants de défense des animaux, skinheads, transsexuels, auxiliaires de la circulation routière, et beaucoup d’autres…

A lire sur Le Réfectoire, projet exotique : blog.refectoire.com/post/2009/03/27/Rencontres-a-la-bibliotheque-vivante

Envoyé par Xmx.


24/11/2009

RELECTURES 8, QUI PARLE ?

Classé dans : culture @ 12:38

DU 2 AU 5 DÉCEMBRE 2009
Festival littératures vivantes et arts visuels

Entrée Libre
ESPACE KHIASMA, 15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas – 01 43 60 69 72

programme complet en pdf

JEUDI 3 DÉCEMBRE : UNE POLITIQUE DE LA LANGUE
> 20h30 performances
Carte blanche à frédéric dumond

Ecrivain, plasticien et performer, Frédéric Dumond propose deux duos, deux dialogues, qui sont autant de manières de déclarer une présence au monde, politique jusque dans la langue, dans ce qu’elle dit, dans la façon dont elle prend/fait corps. Deux moments de combat où la voix cherche sa juste place au coeur des événements du monde.

“M” LECTURE / PERFORMANCE / 5 PROJECTIONS VIDÉO
frédéric dumond (textes) / Christian Barani (vidéo)

Christian Barani crée un dispositif vidéo qui témoigne de la multiplicité des sens que convoquent une situation vécue et filmée au Népal. Comme à son habitude, c’est l’attachement à la présence de l’autre et l’intensité d’une expérience qu’il tente de saisir. Avec sa voix, Frédéric Dumond propose tantôt d’accompagner, tantôt de dévier le chemin que trace les images, fabriquant de nouvelles significations, des micro-fictions.

HACK > ART
lectures frédéric dumond, David Christofell (création)

Dumond et Christoffel activent ici un travail d’écriture sonore : les deux types d’écriture s’entendent en contrepoint, leurs ancrages énonciatifs s’irisent. Le point de départ de ce projet dialogique est « Un manifeste hacker« de Ken McKenzie Wark. Partant d’une lecture réécriture, il y a lire et lire. A dire : il y a écriture et écriture. Ce sera distingué et distingué.

le site web de l’ESPACE KHIASMA : www.khiasma.net/


16/11/2009

Notes sur la «question des immigrés»

Classé dans : culture, désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 00:50

Tout est faux dans la «question des immigrés», exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.

On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre.) Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins «scientifiquement» les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les Maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !…

Rédigées en décembre 1985 par Guy Debord ces notes sont à lire sur Le Jura Libertaire : juralibertaire.over-blog.com/article-4390271.html


28/09/2009

mnogo par François Daireaux

Classé dans : culture, photographie @ 13:17

Mnogo, 2002.
Vidéo couleurs, silencieux, 26’, 1 écran, format 4/3, 2002.
785 personnes s’immobilisent un instant pour boire. Réalisé en hommage à Elias Canetti dans sa ville natale Roussé en Bulgarie.

François Daireaux est artiste contemporain, sculpteur, videaste, dessinateur, photographe, né à Boulogne sur mer en 1966. Il réalise ses oeuvres partout dans le monde.
Son site web réalisé par sté présente son oeuvre à la fois surprenante et émouvante et l’actualité de ses expositions : www.francoisdaireaux.com


03/08/2009

Le domaine public en partage ?

Classé dans : culture, désintoxicant, libertés, open sources @ 11:01

(A propos de l’affaire Wikipédia c. National Portrait Gallery)

L’affaire qui oppose en ce moment Wikipédia à la National Portrait Gallery paraît suffisamment importante pour mériter un commentaire plus développé. Notamment parce qu’elle illustre parfaitement les contradictions qui se font jour à propos de la diffusion du domaine public à l’heure de la numérisation.

Revenons d’abord rapidement sur les faits. Le mois de mars dernier, un contributeur américain de l’encyclopédie coopérative, Derrick Coetzee, aurait “aspiré” quelques 3000 images numérisées par la National Portrait Gallery, un musée public de Londres pour les charger sur Wikipédia. Son but : “libérer” ces œuvres et dénoncer les pratiques du musée qui revendique un copyright sur les images, alors même qu’elles appartiennent toutes au domaine public.

Depuis, les choses se sont envenimées puisque les avocats de la NPG ont adressé un courrier à la Wikimédia Fondation l’enjoignant sous peine de poursuites de retirer ces contenus. La galerie appuie cette prétention en revendiquant explicitement un copyright, c’est-à-dire un droit de propriété intellectuelle sur les images qu’elle a produites. Wikimedia n’a visiblement pas l’intention d’obtempérer si l’on en juge la teneur de la réponse que l’on peut trouver sur son blog :

La Wikimedia Foundation comprend les contraintes budgétaires des institutions culturelles ayant pour but de préserver et maintenir leurs services au public. Mais si ces contraintes aboutissent à cadenasser et limiter sévèrement l’accès à leur contenu au lieu d’en favoriser la mise à disposition au plus grand nombre, cela nous amène à contester la mission de ces institutions éducatives. Quoi qu’il en soit, il est difficile de prouver que l’exclusion de contenus tombés dans le domaine public d’une encyclopédie libre à but non lucratif, serve l’intérêt général.

Pour l’heure, cette galerie d’images est toujours en ligne sur Wikimedia Commons (si vous aimez la peinture,elle vaut vraiment le coup d’oeil) et il est fort possible que l’affaire aboutisse à des poursuites en justice intentées par le musée anglais à l’encontre de Coetzee et de Wikimédia. La réaction de la fondation est cependant tout à fait cohérente du point de vue de sa politique vis-à-vis du statut juridique du domaine public…

A lire sur :: S.I.Lex :: scinfolex.wordpress.com/2009/07/30/le-domaine-public-en-partage-a-propos-de-laffaire-wikipedia-c-national-portrait-gallery/


23/07/2009

Lettre des Yes Men au Festival de cinéma de Jérusalem

Classé dans : altermondialistes, culture, désintoxicant, exclusions, libertés, paix, politics — Mots-clefs : @ 12:06

Nous avons le regret de dire que nous avons pris la difficile décision de retirer notre film, « The Yes Men Fix the World » du Festival de cinéma de Jérusalem, en solidarité avec la Campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions [BDS].

Cette décision n’est pas chose facile, car nous nous rendons compte que le festival est opposée à la politique de l’État d’Israël, et nous ne voulons pas pénaliser les progressistes qui déplorent la violence étatique commise en leur nom.

Cette décision n’est pas facile à prendre, car nous nous sentons une forte affinité avec de nombreuses personnes en Israël, partageant avec eux nos racines juives, ainsi que le traumatisme de l’Holocauste, dans lequel nos deux grands-pères sont morts. Andy a vécu à Jérusalem pendant un an il y a longtemps ; il peut encore se débrouiller en hébreu, et il y compte plusieurs amis. Et Mike a toujours voulu garder un lien avec les racines de sa culture.

Mais en dépit de tous ces sentiments, nous ne pouvons pas abandonner notre mission en tant que militants. Dans les années 1980, il y a eu un appel émis par la population de l’Afrique du Sud et destiné aux artistes et à d’autres pour boycotter ce régime, et cela à contribué à en finir avec l’Apartheid.

Aujourd’hui, il y a un appel clair au boycott venant de la société civile palestinienne. Y obéir est notre seul espoir, en tant que cinéastes et militants, à aider à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il respecte le droit international…

A lire sur le site de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) : www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=575

www.theyesmen.org/


14/07/2009

Pendant que les subventions disparaissent, elles réapparaissent d’un bloc le 14 juillet !

Classé dans : culture, désintoxicant @ 19:41

Une mauvaise et une bonne nouvelle pour les pauvres con…tribuables français. La mauvaise : Johnny Hallyday va empocher 500.000 euros grâce à son grand ami Nicolas Sarkozy. La bonne nouvelle : bien que «réfugié fiscal» à Gstaad en Suisse, il ne bénéficie pas des avantages qu’il en escomptait et selon l’article du Point Sarkozy impose Johnny pour le concert du 14 juillet, il «a récemment appris que l’essentiel de ses gains resteraient assujettis à l’impôt français. Cette mauvaise surprise l’aurait même conduit à se séparer de l’un de ses principaux conseillers en matière fiscale»…

Autrement dit, il s’est obligé à aller se geler le cul au moins 6 mois par an à Gstaad pour des clopinettes ! Réjouissant.

Nettement moins réjouissant, le coût du concert : 1 million d’euros dont 500.000 euros pour Johnny Hallyday – alors qu’il percevra 200.000 euros par concert pour sa tournée d’adieux. Marché conclu de «gré à gré» avec l’organisateur, Jean-Claude Camus et financé sur le budget du ministère de la Culture et de la Communi-cation, au titre des “fournitures pour les fêtes nationales”.

Je n’ai pas réussi à trouver les seuils au-delà desquels la procédure d’appel d’offres est obligatoire mais il m’étonnerait fort qu’un marché public de l’Etat d’un montant d’un million d’euros puisse être passé de gré à gré. Dans la mesure où selon le Bulletin officiel des Annonces des marchés publics (BOAMP) d’une part les marchés de fournitures de gré à gré doivent faire l’objet d’une publicité dès que le marché atteint ou dépasse 20.000 euros et qu’en outre l’Etat doit rendre public les marchés de fourniture et services à partir du seuil de 206.000 euros.

Mais l’on sait que Nicolas Sarkozy qui devrait donner l’exemple comme Chef de l’Etat ne s’embarrasse jamais de respecter scrupuleusement la légalité quand il en serait gêné. Une confirmation supplémentaire ?

Toujours est-il qu’il offre à son copain Johnny une sorte de «retraite-chapeau» à la mode des PDG des grands groupes multinationaux qui n’a rien à voir avec nos maigres pensions. Autrement dit : Johnny Hallyday s’en mettra «plein les fouilles» grâce à l’argent des con…tribuables.

Sur le LAIT d’BEU : kamizole.blog.lemonde.fr/2009/06/11/johnny-hallyday-en-concert-a-paris-le-14-juillet-les-fouilles-en-or/

posté par stéph.


10/07/2009

La grotte de Lascaux

Classé dans : culture, photographie @ 10:30

Visite virtuelle de la grotte de Lascaux.

lascaux

www.lascaux.culture.fr/


30/06/2009

Bienvenue chez per.sonn.es

per.sonn.es est un projet artistique visant à créer le premier réseau social entièrement fictif d’Internet.

Les « membres » de ce réseau social sont créés par combinatoire à chaque visite du site — qu’il s’agisse d’un visiteur humain ou d’un robot d’indexation. Ils sont détruits instantanément. Leur existence n’est qu’une illusion informatique, une persistance rétinienne à l’ère du fichage social.

per.sonn.es sème un peu de pagaille dans les fiches bien ordonnées de la dataveillance commerciale et policière.

Contrairement aux apparences, per.sonn.es ne contient strictement aucune donnée personnelle. Inutile de saisir la CNIL ! Si vous vous êtes vu, c’est uniquement parce que vous vous y êtes regardé — comme dans un miroir.

En cherchant bien chez per.sonn.es, on trouve des œufs de Pâques.

À l’évidence, per.sonn.es s’inspire des Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau.

Comment ça marche ?

À partir d’une liste des noms et prénoms les plus courants, un algorithme assigne de façon arbitraire à chacun de ses membres :

  • un âge
  • une liste d’amis
  • une « pensée »
  • une info du moment (news fournies par rezo.net)
  • une photo (choisie sur Flickr selon les critères tag=portrait, tag=homme ou tag=femme, et bien sûr licence=Creative Commons)

L’arbitraire ici n’est jamais aléatoire : il est produit par une formule mathématique reproductible, de façon à ce qu’une « fiche » de per.sonn.es soit relativement stable dans le temps. Certes, les « amis » changent de temps à autre. L’avatar, lui, évolue quand de nouvelles photos sont postées sur Flickr.

L’interface utilisateur est faite de manière à créer l’illusion, puis à soulever le doute.

Bienvenue chez per.sonn.es


23/06/2009

Appel à soutien en faveur du porte parole du Réseau « Sortir du nucléaire »


Appel pour un classement « sans suites » en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d’avion de ligne

La vérité doit aussi être faite concernant les espionnages dont le Réseau « Sortir du nucléaire » et Stéphane Lhomme ont été l’objet de la part d’EDF et de sociétés privées mandatées par EDF.

SIgner l’appel et interpeller la cour d’appel de Paris sur le site du réseau Sortir du nucléaire : www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=index

Posté par Hélène.


19/05/2009

Enterrement solennel de l’HADOPI à l’Assemblée.

La loi HADOPI vient d’être adoptée par une petite majorité à l’Assemblée nationale. Des députés de la majorité sous haute pression ont voté ce texte totalement ringard, massivement rejeté par l’opinion publique et frontalement rejeté par l’Europe. La débâcle de ce processus législatif, sur fond d’« Hadopigate », ouvre grand la voie à des solutions crédibles de financement de la création à l’ère numérique, qui devront nécessairement être compatibles avec les libertés individuelles2. L’HADOPI est mort-née, le débat commence !

La ministre Albanel doit être soulagée. Son monstre législatif vient, au terme d’un pénible chemin de croix, d’être voté par une petite majorité (296 voix contre 233) par un parlement verrouillé et une majorité aux ordres. Las, avant même d’entrer en application après un passage par le Conseil Constitutionnel qui s’annonce pénible, l’HADOPI est déja morte et enterrée…

la suite sur La Quadrature du Net : www.laquadrature.net/fr/enterrement-solennel-de-lhadopi-a-lassemblee


17/05/2009

Goldfrapp – Happiness

Classé dans : culture @ 13:00


Le clip officiel de Happiness, extrait de Seventh Tree, le quatrième album studio, sorti début 2008, du groupe britannique de musique électronique Goldfrapp
sur YouTube

Posté par sté happy d’être tonton.


10/05/2009

Héritiers situationnistes

Lors de l’arrestation de Julien Coupat et des personnes accusées d’avoir saboté les lignes de la SNCF à l’automne 2008, parmi tous les noms plus ou moins fantaisistes utilisés par la ministre de l’Intérieur et les services de police pour décrire la nébuleuse politico-idéologique auquel les « terroristes » appartenaient, il en est un, un seul, qui avait une certaine légitimité : celui d’ultra-gauche. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce terme n’a pas été forgé pour l’occasion, comme celui, plutôt comique, d’« anarcho-autonome ». Et même si son usage a parfois été contesté par ceux qu’il était censé désigner, il possède indubitablement une valeur descriptive. En effet, bien qu’ils soient restés attachés au projet communiste, les mouvements qu’on regroupe sous le nom d’« ultra-gauche » se sont toujours démarqués de l’extrême gauche par leur opposition à Lénine, à Trotski et à leurs héritiers. Ce qui particularise également l’ultra-gauche, c’est la critique, voire le rejet pur et simple, des modes d’action propres à l’extrême gauche – qu’il s’agisse de l’organisation en partis ou en syndicats, du parlementarisme ou du soutien aux luttes antifascistes ou de libération nationale. L’ultra-gauche a toujours privilégié des formes d’organisation anti-hiérarchiques basées sur la démocratie directe, et la concentration de toutes ses forces en direction d’un seul but : la révolution. En effet, vouant aux gémonies les formations d’extrême gauche traditionnelles, la mouvance impliquée dans Tiqqun et ses avatars successifs ne se reconnaissait que dans un Parti « imaginaire » : le parti de ceux « qui choisissent de vivre dans les interstices du monde marchand et refusent de participer à quoi que ce soit qui ait rapport avec lui ». Ce qui ne l’empêchait pas de reprendre la question du communisme à nouveaux frais, non pas comme système politique ou économique – « Le communisme se passe très bien de Marx. Le communisme se fout de l’URSS » – mais comme instauration d’une forme de communauté authentique : « Une chose m’est propre dans la mesure où elle rentre dans le domaine de mes usages, et non en vertu de quelque titre juridique. La propriété légale n’a d’autre réalité, en fin de compte, que les forces qui la protègent. La question du communisme est donc d’un côté de supprimer la police, et de l’autre d’élaborer entre ceux qui vivent ensemble des modes de partage, des usages. » L’Appel

Plus exactement – et les services de police l’ont reconnu eux-mêmes – Tiqqun, Coupat et alii s’inscrivaient dans la filiation de l’Internationale situationniste I.S., un mouvement singulier à tous points de vue : Guy Debord, qui en fut l’un des principaux meneurs, le définissait en 1963 « à la fois comme une avant-garde artistique, une recherche expérimentale sur la voie d’une construction libre de la vie quotidienne, enfin une contribution à l’édification théorique et pratique d’une nouvelle contestation révolutionnaire » [4]. Né dans les années 1950 de la rencontre entre plusieurs artistes issus du surréalisme et du lettrisme, ce groupe en était venu progressivement à adopter les positions politiques de l’ultra-gauche de son temps ; une trajectoire singulière qui s’explique tout autant par sa rencontre avec certains intellectuels marxistes « hérétiques » Henri Lefebvre, Cornelius Castoriadis, etc., que par son ardente recherche des moyens susceptibles de rendre la vie intégralement poétique, par-delà les limites que lui impose un certain ordre du monde social…

A lire sur le tigre : www.le-tigre.net/Heritiers-situationnistes.html#nh1-11

Lire aussi l’article de wikipedia sur l’Internationale situationniste : fr.wikipedia.org/wiki/Internationale_situationniste


23/04/2009

Freak power ! La révolution sera joyeuse et foutraque (ou ne sera pas)


C’est mort. Notre monde est morne, notre société chiante, et même les ultimes opposants à la machine molle feraient bailler d’ennui un poisson rouge lymphatique. Ni folie ni talent, nous manquons d’envie et de passion. Nous devrions dévorer le vieux monde, le violer séance tenante, nous ne faisons que le regarder passer. Alors : autant se réfugier dans les Sixties, qu’on rigole un peu.

« Il faut saisir chaque moment comme s’il était le dernier ».
Thoreau.

Une palanquée de foutus larrons, experts à dynamiter les conventions, à se jouer des codes du genre révolutionnaire, à prôner le stupre, le foutre et la jouissance comme exercice de gouvernement, à refuser d’entrer dans le jeu – fut-il radical – sauf à en créer ses propres règles, à dire merde aux méchants, aux gens trop sérieux, aux dogmatiques chiants et aux théoriciens réducteurs. Les seuls militants qu’on serait prêt à suivre les yeux fermés et les sens en éveil, justement parce qu’ils ne le sont pas. Mais inventifs, originaux, jamais fatigués. Débraillés, allumés, vraiment barrés. Rigolards, géniaux et profondément anarchistes. Gens qui avaient compris combien, au froid constat actuel d’une Insurrection qui vient, il manquerait toujours le chant de la vie et de la folie, l’amour du genre humain, de la musique, de la fête et de la drogue. Il y a cinquante ans ou aujourd’hui, un même constat : la révolution ne sera que défaites si elle ne nous permet de jouir davantage.

« Ce ne sont jamais les excès qui tuent, mais ce qui les contrarie. »
Raoul Vaneigem, Le Livre des plaisirs.

Paradoxe : c’est dans la froide et engoncée Amérique, sortant du maccarthysme et toute en proie à un désolant rigorisme, que ces géniaux dynamiteurs se sont pleinement fait entendre. Et on cherchera vainement, si ce n’est dans les marges, de mouvements d’une telle ampleur dans une Europe qui s’est pourtant toujours rêvée à la pointe des combats culturalo-politiques. Fouillez ! Il y a bien les provos, quelques situs dissidents prônant l’éthylisme comme seul moteur de la révolution, d’éphémères militants de la libération sexuelle – pâle copie de leurs inspirateurs américains – et des marginaux solitaires. Mais rien de comparable à ce climat de frénésie libératrice qui agite les Etats-Unis durant les années 1960. Pour le plaisir, retour sur quelques épisodes qu’on ne devrait pas oublier, histoire de ne pas rater les soulèvements qui s’annoncent.

Prends un acide et monte dans le bus !…

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article364


Connaissez-vous l’extreme shepherding?

Classé dans : culture @ 14:38

les bergers de l’extrême!
Très belle vidéo virale, une pub pour les téléviseurs Samsung.


25/03/2009

Hacker Space Festival #2 du 26 au 30 juin 2009

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           Le /tmp/lab annonce le second Hacker Space Festival
                         (Paris, 26-30 Juin 2009)
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Hacker Space Festival 2009 | Appel à contribution

En 2008, nous avons organisé HSF[1] au pied levé, comme une rencontre
ad-hoc de réseaux liés aux hackerspaces, à la recherche technique et
aux créations artistiques qui en émergent et aux questionnements
sociaux qui en découlent. Cette expérience soudaine s'avéra un immense
succès, tant sur les plans de l'organisation auto-gestionnaire que de
la qualité des intervenants, des rencontres et de l'ambiance chargée
d'une émotion palpable, de celle dont on dessine les plus beaux
souvenirs.

L'édition 2008 a généré une émulation forte en France, du fait de son
rôle historique de première rencontre officiellement consacrée au hack,
mais aussi en Europe avec la création du Hacker Space Bruxelles[2] dans
la foulée et le rapprochement avec The Fiber à Amsterdam et le réseau
hackerspaces.org[3]. Les initiatives d'ouverture d'espaces à Grenoble
ou Lille, ou l'annonce de la conférence FrHack[4] témoignent d'un
engouement réel dans une communauté des hackers Français vouée encore à
"l'underground" il y a peu. Nous saluons ces initiatives et leur
diversité !

Bien vite nous avons voulu réitérer l'expérience HSF : toutefois, il
était hors de question d'institutionaliser cette zone autonome
temporaire, ni d'en faire un ersatz de la précédente édition, ni encore
de la parer d'une aura "élite" ou "underground". Au contraire, nous
désirons ardemment; et notamment prolonger les explorations en tous
sens de domaines encore peu connus (voir plus bas) et privilégier la
rencontre et le partage autour d'expériences aux confluences de l'art,
de la technologie et de la politique.

La crise financière mondiale, la déliquescence de la démocratie en
Europe, l'obscurantisme, la paranoïa, l'inculture qui président à la
législation (Loi Internet et Réaction, euh, Création[5][6]) semblent un
terrain fertile à l'élaboration sensible de nouvelles formes de vies
(sociale...). Hâtons-nous de nous reposer quelques jours dans la liesse
et l'extase pour respirer un grand bol de liberté sous les parfums
indélicats de l'usine de médicaments voisine !

Car si l'espace public se réduit telle une peau de chagrin, où chaque
pas de côté devient un pas suspect, et ce, dès le plus jeune âge
(détection des comportements déviants en école maternelle), où se
déplacer sans téléphone portable devient suspect (salut à toi Julien
Coupat[7], prisonnier politique Français, en France !), il est bien un
domaine que le Léviathan a bien du mal à circonscrire et pour cause :
celui du sensible. Même les tentatives désespérées de l'Etat pour
empêcher l'expression libre et prémonitoire du sens (salut à toi la
Demeure du Chaos[8] !) ne peuvent rien contre un rire aux éclats ou un
regard complice, un baiser sensuel ou une explosion de couleurs.

La sensibilité, pourrait-on dire, est ce qui reste à l'homme lorsqu'il
n'a plus rien et le différencie de la personne morale ou de
l'institution qui en sont par essence dénuées. Ainsi, l'art reste
définitivement l'espace public à partager entre humains, et seulement
entre nous. Et s'il reste le dernier espace public à partager, nous
vous proposons de l'explorer et de l'investir lors de la prochaine
édition du Hacker Space Festival, du 26 au 30 juin à Vitry sur
Seine[9].

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  Discours d'ouverture : Sergey Grim et Larry Fake avec Eric Schmoudt
                Groogle Summer of Crode, Koh Lanta Style
       "VLC, je vote pour toi car tu as vraiment merdé quand..."

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== W A N T E D =========================================================

Focaliser sur les solutions plutôt que sur les problèmes.

 * La frontière finale (du hardware) : FPGA ouverts, reverse engineering
 * Designer Religions et les systèmes créatifs de croyance
 * WiFiDoors, conception, piratage et infection des systèmes WiFi intégrés
 * Reverse engineering d'équipements de réseaux télécoms : MSC, STP,
   commutateurs...
 * Attaques algébriques et autres attaques cryptographiques modernes
 * Drones autonomes, parasitaires et viraux
 * Essaims pour la réalité augmentée ou infectée
 * Auto-réplicateurs / auto-fabrication
 * Pénétration de systèmes embarqués : histoires et recettes
 * Réalisations plutôt qu'idées
 * Hacking et capture de FPGA & ASIC
 * Nuage+Vie privée+Logiciel Libre = le meilleur des mondes possibles ?
 * Vêtements anti-explosifs
 * Apps et hacks radio : réseaux maillés en fréquences radios couches I-III
 * Bases de données et vie privée
 * Licences et contenus ouverts : problématiques et éthiques
 * Relations institutionnelles: Lobbying ou Lèche ?
 * Protection contre les armes non-léthales (vestes anti-tasers)
 * Survivre à l'époque du Ministère de l'Immigration et de l'Identité
   Nationale
 * Visite impromptue d'un asile psychiatrique
 * Solutions libres pour la production médiatique historique(TM) (TV,
   radio, presse, DRM)
 * Capteurs de gaz et repères environnementaux
 * Construire un hackerpspace sans argent
 * Piratage de réseaux satellitaires à usage militaire : des oiseaux
   tirés en plein vol
 * Autres sujets de recherche sur la sécurité ou l'insécurité
 * Université et hackers
 * Chimie organique et fermentation
 * Une nourriture saine dans un environnement pollué
 * Production d'énergie à faible conséquence et recyclage
 * Le sandwich médiatique : des couches de merde font-elles de la bonne bouffe ?
 * Déconstruire Carla Sarkozy
 * La fabrique des tricots à faire soi-même
 * Des signes de vie dans le dépôtoir industriel
 * Hallucinogènes et informatique : peut-on programmer sous acide ?
 * Réseaux maillés (Wireless BattleMesh Royal !)
 * Sabotage légal : lorsque la démocratie nous réclame

Et tout ce qui n'entre pas dans les cases.

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== P R O P O S E R =====================================================

Envoyez vos propositions à HSF2009-CFP@lists.tmplab.org

+ Type de la proposition :

 1. conférence (45min. de présentation + 10min. pour les questions)
 2. atelier / workshop / demo (30min. à 2 heures)
 3. installation / performance (musique, plastique, son, vidéo)

Des lightning talks pourront être proposés et organisés jusqu'au
dernier moment, selon la place disponible, sur le modele BarCamp ou
Blitz Conference.

+ Information requise :

 * Titre de la proposition
 * Type (cf. ci-dessus)
 * Langage : Français ou Anglais
 * Nom du présentateur
 * Affiliation (organisation / compagnie)
 * Courte biographie
 * Résumé (5 à 10 lignes)
 * Sujets / mots-clés
 * Inclus une démo ? OUI | NON
 * Release durant le festival ? OUI | NON
 * Connexion nécessaire à l'Internet ? OUI | NON

+ Format acceptables

 * Open Document
 * PDF
 * Plain Text
 * RTF

+ Agenda

 * début des propositions    : maintenant
 * fin des propositions      : 01 mai 2009
 * notification de sélection : 07 mai 2009
 * publication du programme  : 15 mai 2009

+ Critères d'évaluation des propositions :

 1. Sujet innovant
 2. Technologie ouverte
 3. Démonstration / Live
 4. Reproductibilité DIY
 5. Potentiel jouissif

Le comité de programmation ressemble plus ou moins à celui de HSF2008
Voir : http://hackerspace.net/committee

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== L I E U  ============================================================

/tmp/lab
6 Bis rue Leon Geffroy
94400 Vitry sur Seine
France

http://hackerspace.net/directions

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== P A R T I C I P E R =================================================

Email  : http://lists.tmplab.org/listinfo.cgi/hsf2009-talk-tmplab.org
CFPmail: HSF2009-CFP@lists.tmplab.org
IRC    : irc://irc.freenode.net/frlab
Jabber : xmpp:hsf2009@space.cepheide.org?join
Wiki   : http://hackerspace.net/hsf2009

========================================================================
== L I E N S ===========================================================

Le CFP est disponible en ligne à http://hackerspace.net/cfp

[1]  http://hackerspace.net/hsf2008
[2]  http://hsb.wikidot.com/
[3]  http://hackerspaces.org/
[4]  http://www.frhack.org/
[5]  http://jaimelesautistes.fr/
[6]  http://laquadrature.net/
[7]  http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Coupat
[8]  http://www.demeureduchaos.org/
[9]  http://hackerspace.net/

Posté par hellekin.


11/03/2009

APPEL HADOPI : «black-out» du Net français

HADOPI - Le Net en France : black-out

Devant le ridicule d’un gouvernement qui s’entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.

APPEL HADOPI : «black-out» du Net français sur La Quadrature du Net : www.laquadrature.net/fr/APPEL-HADOPI-blackout-du-net-francais

Posté pas Cyrille.


La réponse au Philippe Torreton : RMIste,

Bref, pour résumer, dans mon genre, je ne suis pas un « RMIste point ». Je suis plutôt un RMIste Virgule.

Et mon genre, qui est un genre c’est à dire qu’il regroupe un ensemble d’êtres ayant la même origine ou liés par la similitude d’un ou de plusieurs caractères, ne connaît pas de  » RMIste point « , contrairement à ce que vous vous permettez de dire.

Si vous vouliez nous faire gober que vous êtes au courant des réalités, que vous compatissiez avec notre pauvre condition, et que vous n’êtes pas coupé de votre base, c’est raté.

A l’ouest, vous l’êtes, et complètement Philipaccio le Condescendant.

Maintenant, j’aimerais revenir sur un point de politique.

Que vous vous vouliez « rappeler à cette droite qui sous couvert de pragmatisme économique, au nom d’un bon sens dont elle seule serait dépositaire, en profite pour saccager tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l’autonomie de pensée, à l’indépendance d’esprit, tout ce qui ressemble à de la solidarité, à l’esprit mutualiste, à l’égalité des chances pour chacun. Aux services publiques… « , et bien soit.

Mais qu’après ce rappel, enflammé et révolté, vous en profitiez pour nous servir une « soupe originelle » des plus dégueulasse, injuste et en contradiction totale avec ces « grandes idées », c’est une honte…

A lire sur le site de la coordination des intermittents et précaires, CIP-IDF : www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4291


05/03/2009

stratégies pour une informatique post-apocalyptique

Classé dans : culture, sciences et technologies @ 10:55

Truce : Experiments in Mosquito / Machine Communication (2009)
Installation Interactive de Robin Meier et Ali Momeni
Spark Festival 2009, Minneapolis, USA

Dans leur publication originale « Flying in Tune: Sexual recognition in mosquitoes » ( voler à l’unisson : la reconnaissance sexuelle chez les moustiques ), Gabrielle Gibson et Ian Russel de l’Université de Greenwich ont découvert un phénomène qui est une vraie source d’inspiration: les moustiques mâles modifient la fréquence de leur bourdonnement pour correspondre à celui de la femelle moustique. Leurs battements d’ailes se synchronisent à moins d’un millième de seconde. Les auteurs suggèrent que ce phénomène facilite la capacité des moustiques à copuler en vol. Nous en profitons pour inviter des moustiques à participer à une chanson, inspirée du Dhrupad, une tradition vocale classique du Nord de l’Inde.

Notre installation explore les interactions musicales entre le moustique et la machine. L’ordinateur produit un son auquel des moustiques vivants se synchronisent. Ensuite, l’ordinateur chante une troisième voix qui répond aux inflexions musicales du bourdonnement des moustiques. Ces trois voix sont plus ou moins en harmonie selon la capacité du moustique à maintenir sa synchronisation avec le signal de stimulation.

L’installation consiste en un dispositif où chaque moustique est équipé d’un haut-parleur qui lui fournit le signal de stimulation acoustique, un micro sensible pour amplifier et enregistrer son bourdonnement, une caméra pour voir de plus près les insectes, un élément cinétique qui permet au moustique de se reposer quelques minutes, et une ampoule qui éclaire l’activité.

La notice de l’installation invitait le public à interagir doucement avec le dispositif moustique/machine de deux façons : en approchant le bout de son doigt à un demi-centimètre du moustique afin de le voir étendre ses pattes comme pour atterrir ou en soufflant dessus car le dioxide de carbone excite le moustique.

Des photos et des sons sur le site de Robin Meier : robin.meier.free.fr/site/?p=38
et sur celui d’Ali Momeni : alimomeni.net/truce

Traduit par sté.


04/03/2009

Nos droits de diffusion valent plus que vos droits et libertés fondamentales!

msg_industrie_divertissement_de_masse1

Sur linuxfr.org : la suite du dessin

Posté par Cyrille.


03/03/2009

Internet, une arme des classes moyennes contre les élites médiatiques

La vraie question de fond : une lutte pour le pouvoir et la friction entre classes sociales. L’internet permet l’expression d’une communauté qui ne se sent pas représentée par ses élites, ses journaux. La fracture s’étend jusqu’au coeur des rédactions, elle cisaille les partis politiques etc…

Internet est l’instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s’éloigner les perspectives de progression sociale. C’est le media des cols blancs qui se découvrent en voie de prolétarisation et vont s’allier très naturellement avec les professions intellectuelles de plus en plus marginalisées vis à vis du pouvoir économique. Parmi elles, une grande partie des…journalistes.

Ce qui explique que la fracture passe au beau milieu des rédactions et que certains aient besoin de mettre en avant plus que de nécessaire la question d’un contenu devenu “illégitime” (je ne dis pas que cette critique est totalement infondée).

… En vérité c’est une bataille pour la prise de pouvoir autour des fonctions d’intermédiation. Et comme toute lutte qui se veut révolutionnaire, ceux qui la mènent le font au nom du peuple et de la démocratie pour n’instaurer, au final, qu’un système équivalent mais rénové.

La presse traditionnelle menée par des générations ayant précédé l’âge du numérique s’accroche à l’ancien système de pouvoir politique et reçoit une juste rétribution de sa peine. Un salaire bien mérité rendu possible parce que la balance économique leur est encore favorable. Pas sa tendance…

Moralité : pour parvenir à accomplir a révolution numérique au sein de l’industrie de la presse il faut le faire avec l’appui de forces politiques représentatives des aspirations des classes moyennes (pour le moment aucun parti politique ne répond à ce cahier des charges) mais également construire de nouveaux circuits de financement dégagés des influences de l’Etat et de l’industrie traditionnelle…

A lire sur novövision : novovision.fr/?Internet-une-arme-des-classes


27/02/2009

L’Inde partagée sur le triomphe de Slumdog Millionaire

Classé dans : culture, désintoxicant, précarités @ 10:14

Si ardent que soit le désir de l’Inde d’être remarquée, voire célébrée, pour son irruption sur la scène mondiale, elle aurait sans aucun doute préféré que ce ne soit pas grâce à Slumdog Millionaire, auquel l’Oscar du meilleur film a été décerné dimanche 22 février à Hollywood.

Les partisans de l’« Inde qui brille » sont humiliés par cette vision crue des conditions de vie dans les vastes bidonvilles de Bombay, considérée comme trop choquante pour ces yeux occidentaux qu’ils travaillent assidument, depuis des années, à former à une tout autre image du pays. Quant aux résidents de Dharavi, le plus grand de ces bidonvilles, où une partie du film a été tournée, ils se sont révoltés non seulement contre le titre Slumdog (« chien de bidonville »), qu’ils jugent insultant, mais aussi contre le film lui-même, auquel ils reprochent de réduire leur lieu de vie, arraché à la boue et transformé petit à petit grâce à leurs seuls efforts, à un simple décor…

A lire sur Les blogs du Diplo : blog.mondediplo.net/2009-02-25-L-Inde-partagee-sur-le-triomphe-de-Slumdog


26/02/2009

Le keffieh palestinien : tout un symbole

Classé dans : culture, désintoxicant, paix @ 19:19

Récupéré dans les boutiques des grands couturiers occidentaux, l’emblème de la résistance semblait en passe de se transformer en accessoire de mode.

Mais le phénomène concerne aussi le monde arabe. A commencer par la « Palestine historique » (expression que l’on utilise souvent en arabe pour parler de la « Palestine de 48 »), où le keffieh relooké et « tendance » rencontre un franc succès, y compris chez les Israéliens, ce qui n’est pas sans agacer profondément les « habitants historiques » (comprendre, les Palestiniens citoyens israéliens)…

Sur Culture et politique arabes : cpa.hypotheses.org/716


25/02/2009

Flashmob et jeu vidéo : la contestation universitaire se diversifie en ligne

Classé dans : culture, désintoxicant, libertés, politics @ 11:40

Les enseignants-chercheurs sont désormais accompagnés dans leur mouvement par leurs étudiants. Le mouvement ne s’essouffle pas, la prochaine grande manifestation étant prévue pour jeudi 19 février. Plus la mobilisation s’éternise plus les expressions de cette mobilisation se diversifie. Les protestataires s’organisent. Après les premiers jours où régnaient parfois l’attentisme et l’improvisation – phase d’apprentissage et de coordination oblige, les enseignants chercheurs sont entrés dans une phase de consolidation de la contestation. Et cela s’exprime aussi sur le net…

Lire l’article de françois guillot et emmanuel bruant sur internet et opinion(s) : internetetopinion.wordpress.com/2009/02/17/flashmob-et-jeu-video-la-contestation-universitaire-se-diversifie-en-ligne/


Artistes, RMI, Paris Capitale : se souvenir des belles choses….

Depuis le début de la première mandature, Bertrand Delanöe a un énorme problème avec l’art , comme pas mal d’hommes politiques.

Ce n’est pas un problème d’argent : quand le maire aime, le Maire ne compte pas l’argent des autres. Du 104 rue d’Aubervilliers à 108 millions d’euros, aux Nuits Blanches, la satisfaction des préférences artistiques de Mr Delanoë est bien une priorité budgétaire.

Mais voilà, les goûts et les couleurs….
A Paris, il y a plein d’artistes que le maire n’apprécie pas, et les sponsors marchands non plus, et l’UNEDIC encore moins.

Par voie de conséquence, ils doivent se contenter du RMI pour survivre et de quelques petits boulots à droite, à gauche. Ils sont donc environ 8000 sur les 60 000 Rmistes parisiens…

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article760


Marin Karmitz collabo mais pas comme Doriot, par Pierre Carles

Classé dans : culture, désintoxicant, politics @ 11:18

On a entendu ces derniers jours certains affirmer que Marin Karmitz aurait opéré le plus grand retournement de veste du siècle écoulé. Rappelons que le fondateur des cinémas MK2 était membre de l’extrême gauche dans les années 70 avant que Nicolas Sarkozy ne le nomme délégué général du « Conseil pour la création artistique » ces jours-ci. Faut-il croire ces rumeurs ? On a pu observer ces dernières années de spectaculaires grands écarts. On ne comptabilise pas ici les petites trahisons fébriles comme celle d’Éric Besson passé du camp de Ségolène Royal au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Non, on sait que Ségolène Royal n’a jamais été de gauche1. On parle ici des vrais retournements de veste, comme par exemple celui effectué par Libération, passé de l’extrême gauche dans les années 70 au centre-droit libéral-libertaire dix ans plus tard (cf. Libération, de Sartre à Rothschild de Pierre Rimbert, Éditions Raisons d’agir, 2005). Ce n’est pas néanmoins un retournement de veste à la hauteur du parcours de traître à la cause du peuple de Marin Karmitz, clament les mauvaises langues. Karmitz faisait partie après mai 68 de la Gauche prolétarienne, adepte du sabotage et de la guerre populaire, avant de fricoter avec la droite affairiste des années 2000. Il est passé de l’extrême-gauche maoïste au « pétainisme transcendantal » de Sarkozy pour reprendre l’expression du philosophe Alain Badiou…

A lire sur Le Journal d’un homme moderne : journal.homme-moderne.org/post/2009/02/17/Marin-Karmitz-collabo-mais-pas-comme-Doriot-par-Pierre-Carles


Cinéma : record de fréquentation en salles en 2008 !

Selon Médiamétrie, l’année 2008 a été une année record en France pour la fréquentation des salles de cinéma. Dans le même temps, les professionnels du cinéma se disent prêts, grâce au projet de loi Création et Internet, pour un raccourcissement des délais de diffusion des films sur Internet.

Le réalisateur Luc Besson dont les récentes déclarations ont fait polémique sur la Toile, ne pourra que se réjouir que les Français qui à ses yeux sont les plus grands pirates d’oeuvres cinématographiques sur Internet, sont également des assidus des salles de cinéma…

Sur generation-nt : www.generation-nt.com/cinema-frequentation-salles-mediametrie-creation-internet-actualite-238481.html

Posté par Cyrille.


24/02/2009

Les droits d’auteur pour les nuls

[Il existe] un véritable intérêt pour le droit de la propriété littéraire et artistique, discipline non pas complexe, mais contre-intuitive, à cause du parallèle fait avec le droit de propriété tout court, source de confusion chez les artistes eux-même (sur ce point, la tribune de Luc Besson était un exemple parfait).

Alors je vous propose une explication, que j’espère simple, sur la propriété littéraire et artistique (PLA), aussi appelée propriété intellectuelle. Retenez d’ores et déjà une chose : ces expressions sont indivisibles. Les épithètes “ littéraire et artistique ” ou “ intellectuelle ” changent le sens du mot propriété. Ce qui exclut que l’atteinte à la propriété littéraire et artistique soit un vol…

Lire sur le Journal d’un avocat : www.maitre-eolas.fr/2009/02/20/1321-les-droits-d-auteur-pour-les-nuls


22/02/2009

Petit Cheminot – La Chanson du Dimanche

Classé dans : culture, désintoxicant, liberté d'expression, politics @ 19:40

Lalalalala Tchuf, Tchuf !

sur La Chanson du Dimanche : www.lachansondudimanche.com/2007/10/21/s02e05-petit-cheminot.html

Posté par Angie.


Peut-être devrions-nous commencer à penser comme une civilisation qui s’éteint et créer nos pierres de Rosette

Classé dans : culture, désintoxicant, sciences et technologies @ 00:29

« Que deviendront vos textes, vos photos, vos vidéos de famille dans cinquante ans » est le titre d’un article paru dans le quotidien La Dépêche du Midi qui couvre le Sud-Ouest, publié le 05/02/2009 09:00 par Gérald Camier dans la rubrique High tech / Sciences.

Il pose le problème du stockage des données numériques, toujours plus nombreuses et sollicitées, dans la durée.

« La preuve est déjà faite qu’un texte en format Word, par exemple, enregistré et ouvert plus de 400 fois perd sa substance au fur et à mesure de son utilisation. Des lettres disparaissent, la ponctuation s’efface, des mots entiers ne sont plus lisibles. Ces expériences, menées par des chercheurs en informatique, tendent à prouver que les données informatiques ne sont pas immortelles. »
[...]
Les réseaux favorisent les échanges, la communication. Ils rationalisent les flux en dépassant les modèles de centralisation de l’information. Chacun, auteur potentiel, chacun diffuseur potentiel, chacun utilisateur potentiel. Sans discrimination ni soumission à quelque pouvoir autoritaire qui limiterait les libertés. L’économie ne devrait pas en souffrir et on ne devrait pas s’en plaindre.

Brider les réseaux, limiter, filtrer, imposer, priver. Ce monde où la centralisation devrait donner son aval et tout contrôler. Ressemble comme à une monstruosité déviante de l’usage de la technologie. Une de celles qui ont pu effrayer au début du siècle précédent, qu’on a vu se déployer dans les pires moments de l’humanité…

« Ordinateurs : attention au trou de mémoire » sur le Journal de patrick32 : linuxfr.org/~patrick32/27858.html

Posté par Cyrille.


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