antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

17/06/2011

La Terre n’en peut plus        

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, écologie @ 18:29

Modèle de croissance, climat, ressources, population : comment expliquer qu’alors que nous franchissons aujourd’hui toutes les lignes rouges, outrepassant aveuglément les capacités du système terre, nous continuions à faire preuve d’une telle indifférence apparente, s’interroge Thomas Friedman, l’éditorialiste du New York Times. « Lorsqu’on se trouve face à une circonstance si énorme qu’elle requiert de transformer radicalement la façon de penser et de voir le monde, le déni est la réponse naturelle. Mais plus nous attendons, plus lourdes seront les réponses à apporter » constate l’écologiste australien Paul Gilding, dans son dernier ouvrage : la Grande Rupture. Au fur et à mesure que se multiplieront les impacts de ce bouleversement, estime-t-il, « notre réponse sera démultipliée en proportion, et nous nous mobiliserons comme nous l’avons fait durant la guerre. Nous allons changer à une échelle et une vitesse que nous pouvons à peine imaginer aujourd’hui, transformant complètement notre économie »…

Lire la traduction de l’article de Thomas Friedman, New York Times, 7 juin 2011, sur ContreInfo :: La Terre n’en peut plus, par Thomas Friedman


11/06/2011

La coprésidente d’Attac candidate à la direction générale du FMI

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, politics @ 09:12

Le FMI joue un rôle décisif dans la régulation – ou plutôt l’absence de régulation – de la finance internationale. C’est pourquoi l’association Attac a décidé de proposer une candidature pour succéder à Dominique Strauss-Kahn.

Aurélie Trouvé, 31 ans, est maître de conférences en sciences économiques et coprésidente d’Attac depuis quatre ans. Elle est spécialiste des marchés agricoles, actuellement l’un des domaines de prédilection de la spéculation financière internationale. Elle bénéficie du soutien technique et politique du Conseil scientifique d’Attac, qui comporte de nombreux économistes spécialistes des questions financières. Si elle ne bénéficie pas encore du soutien officiel d’États, sa candidature suscitera l’intérêt de tous ceux, gouvernants ou citoyens, qui désirent remettre l’industrie financière à sa place, celle de soutien aux initiatives de l’économie réelle.

Depuis l’éclatement de la crise financière en 2008, ni le G20, ni le FMI, pas plus que le comité de Bâle ou les autorités nationales de régulation financière, n’ont pris de mesures pour réduire significativement l’instabilité des marchés financiers internationaux. La spéculation fait aujourd’hui rage sur les matières premières et les titres des dettes publiques.

Avec Dominique Strauss-Kahn, la politique du FMI a consisté, comme par le passé, à défendre inconditionnellement les intérêts des créanciers des États endettés, en imposant à ces derniers des plans d’austérité brutaux : Hongrie, Ukraine et Lettonie en 2008, Islande en 2009, Grèce, Espagne, Portugal, Irlande en 2010… Les banques et les fonds d’investissement sont les principaux bénéficiaires de politiques qui détruisent les solidarités sociales et mènent l’Union européenne au bord du gouffre…

La suite sur Attac France : La coprésidente d’Attac candidate à la direction générale du FMI

Soutenez cette candidature en adhérant au comité de soutien!


31/05/2011

spanishrevolution, frenchrevolution ? Et si, véritablement, nous réclamions une démocratie réelle ?


De la révolte à la révolution. Du pouvoir oligarchique au pouvoir du peuple…

La révolte qui agite l’Espagne depuis presque 10 jours maintenant a de quoi surprendre, et surtout, offre matière à réflexion. Surprenante, tout d’abord par sa spontanéité : de manifestation (le 15 mai), le mouvement s’est aussitôt mué en une occupation permanente de nombreuses places espagnoles, réunissant plusieurs milliers de personnes à Madrid et ailleurs. Surprenante aussi de par l’ambiguïté des revendications qui en ont émergé : entre aspirations réformistes sans grande originalité et critique radicale du système économique et du régime représentatif. Surprenante aussi, du moins pour certains, par les similarités que l’on peut observer avec les mouvements révolutionnaires arabes : mobilisation relayée et amplifiée principalement par les réseaux-sociaux du web (Twitter et facebook), occupations et campements plutôt que manifestations et défilés, absence d’affiliation à des partis politiques ou des syndicats… Ainsi, tous ceux qui estimaient que l’énergie déployée sur les places Tahrir de Tunisie et d’Égypte auraient des impacts bien au-delà du monde arabe ne semblent pas s’être trompés, puisqu’aujourd’hui ce mode de contestation paraît bel et bien inspirer les « indignés » d’autres pays, qui pourtant connaissent des situations bien plus enviables que celles des régimes dictatoriaux combattus de l’autre coté de la méditerrané…

Lire la suite sur HNS-info : spanishrevolution, frenchrevolution ? Et si, véritablement, nous réclamions une démocratie réelle ?


Manifeste voté à Bastille

Depuis le début de la crise financière en 2008, nos gouvernants ont décidé de mettre à genoux les peuples au lieu de faire payer les banques. Les démocraties européennes ont été séquestrées par les marchés financiers internationaux. Nous sommes pris à la gorge par les plans d’austérité qui se multiplient partout en Europe. Le chômage a explosé et plonge dans la précarité et la misère des millions de personnes. La crise touche tout le monde. En France, alors que les profits du CAC 40 ont doublé, le chômage des jeunes atteint 25 %. En Espagne, c’est 40 % des moins de 35 ans qui sont sans emploi.

Face à cela, le peuple espagnol s’est soulevé. Depuis le 15 Mai, ce sont des dizaines de milliers d’espagnols qui occupent les places jour et nuit. Le mouvement Democracia Real Ya ! (Une démocratie réelle maintenant !) s’organise autour de deux axes de revendications : régénération démocratique du système politique et défense d’une politique sociale. Il s’agit d’une véritable mobilisation citoyenne totalement indépendante et autogérée.

Suite aux rassemblement de solidarité organisés par les Espagnols résidant en France, nous citoyens nous reconnaissons dans les aspirations du peuple Espagnol. Nous appelons chacun à devenir acteur de cette dynamique de changement. La révolte des pays arabes a traversé la Méditerranée. Le réveil du peuple espagnol envoie un message clair à tous les européens, à nous de saisir cette opportunité.

Face à cette oligarchie politique qui détient tous les pouvoirs, revendiquons la convocation d’une Assemblée Constituante pour rappeler à nos gouvernants que le seul souverain, c’est le peuple!

Face à la poignée d’ultra riches qui parasitent notre société, exigeons une nouvelle répartition des richesses !
Nous appelons donc partout en France à l’organisation de rassemblements et d’occupations pacifiques des places publiques. C’est en nous réappropriant l’espace public que nous déciderons ensemble des revendications et des moyens d’action (culturels, artistiques, politiques et citoyens).

La seule limite à l’exploitation, c’est la résistance à l’exploitation !

Sur Réelle Démocratie où vous pourrez aussi suivre les rassemblements dans chaque ville : Manifeste voté à Bastille | – Reprenons la place


29/05/2011

Le mouvement des « Indignés » s’étend dans le monde

Le mouvement de contestation lancé en Espagne le 15 mai semble faire tâche d’huile. Un peu partout dans le monde des campements se sont installés, des appels circulent. Alors qu’à Barcelone la police a évacué par la force le campement des « indignés » de la place de Catalogne le 27 mai (voir la vidéo), 8.000 personnes à Athènes ont envahi cette semaine la place Syntagma, devant le Parlement. En France, 200 jeunes campent place de la Bastille à Paris depuis le 20 mai. Le site « Réelle démocratie maintenant » annonce dans 21 villes françaises des mobilisations de citoyens se reconnaissant « dans les aspirations du peuple espagnol ».

A lire sur Basta ! : Le mouvement des « Indignés » s’étend dans le monde


28/05/2011

Consommation collaborative et contagion du partage

« Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses » affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde.

L’économie du partage se propage : du transport aux voyages en passant par l’alimentation, le financement de projets et la distribution, tous les secteurs ou presque voient cette nouvelle économie émerger. Pourquoi acheter et posséder alors que l’on peut partager semblent dire des millions d’individus. Les statistiques sont éloquentes, nous explique Danielle Sacks dans l’un des articles les plus complets sur l’émergence de l’économie du partage :
« Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service tels que le Velib’ à Paris qui sont effectués chaque mois dans le monde. »

Lire l’article sur le blog de la Consommation Collaborative : Consommation collaborative et contagion du partage


27/05/2011

Comprendre la révolution espagnole

Vous entendez toutes sortes de bêtises sur les mobilisations à Sol et dans de nombreuses villes d’Espagne : des théories conspirationnistes absurdes [émission de radio] de ceux qui voient des ombres derrière toutes choses, jusqu’à la simplification grossière de ceux qui mettent l’étiquette “anti-système” alors même qu’ils ont la réponse sous les yeux. Ou encore la stupidité de de ceux qui prétendent être d’accord avec les manifestants, alors que ceux-ci protestent précisément contre eux, ce qu’ils ont fait et contre ceux qu’ils représentent.

Je suis totalement d’accord avec Periodismo Humano : quelque chose de grand est en train de se passer ici. Le rejet des théories conspirationnistes stupides est absolu et radical, l’interprétation est claire et convaincante : les gens descendent dans la rue parce qu’ils réclament un changement. Un changement sur le fond dans la manière de faire de la politique et d’exercer la démocratie…

Enrique Dans est professeur des systèmes de l’information à la IE Business School et blogueur reconnu en Espagne. Il s’intéresse notamment aux effets des nouvelles technologies sur les populations et les entreprises. Dans ce billet publié sur son blog le 18 mai, il explique en sept points les causes de ce soulèvement.
A lire sur OWNI : Comprendre la révolution espagnole


26/05/2011

État espagnol : Le début d’un mouvement ?


Depuis plusieurs semaines, un mouvement de rejet et de ras-le-bol contre la classe politique et les conséquences de la crise capitaliste est en train de naître, de se chercher, de se diffuser, de se construire petit à petit, de manière décentralisée dans tout l’État espagnol. Il emprunte beaucoup aux diverses ressources de l’Internet, mais vise une mobilisation publique, dans la rue. Par bien des aspects, il se rapproche d’attitudes « indignées » (Hessel) face aux divers abus du système politique des grands partis (et du bipartisme) et de la gestion dite “néo-libérale” du capitalisme.

Les manifestations du 15 mai (15-M) ont rassemblé environ 130 000 personnes dans une cinquantaine de villes. Dans les plus grandes d’entre elles, elles ont été suivies par l’installation de campements provisoires destinés à durer jusqu’à la date des prochaines élections municipales et provinciales du dimanche 22 mai. Dès le surlendemain à l’aube, à Madrid, le campement et la centaine de personnes qui s’y trouvaient ont été expulsés par la police. Mais le soir même, ils étaient des milliers à se retrouver en fin de journée et à occuper la place toute la nuit. Dans le même temps, ce mouvement d’occupations des places les plus centrales des principales villes du pays commençait à prendre de l’ampleur (25 villes dès mardi soir).
Retour sur les origines et les derniers développements :
sur le site de l’OCL – Organisation Communiste Libertaire : [État espagnol] Le début d’un mouvement ?


25/05/2011

La démocratie directe de la Puerta del Sol


Pourquoi les Espagnols se mobilisent-ils en occupant les places des grandes villes ? Dans ce texte écrit sur le vif, une historienne de la pensée politique ouvre le débat. Elle montre que le mouvement du 15M s’appuie sur l’expérience de pratiques démocratiques autonomes mises en place par les centres sociaux autogérés.

L’organisation rapide que le campement de la Puerta del Sol (ou campement de Sol acampadasol) est en train de mettre en place constitue la preuve pratique d’une perspective différente sur la démocratie de celle des grands partis, dans laquelle la citoyenneté gère et décide de ses propres ressources. Les mouvements sociaux qui existaient préalablement, souvent centrés sur des Centres Sociaux Autogérés, apportent aussi leur expérience. Leur fonctionnement est proche de celui du campement de Sol, avec des assemblées générales, des commissions et des groupes de travail (qui, à leur tour, organisent leur travail et leurs décisions en assemblées)…

Lire la suite de l’article sur La Vie des idées : La démocratie directe de la Puerta del Sol


Comment en finir avec l’oligarchie, dialogue entre Eva Joly et Hervé Kempf

Eva Joly, candidate aux primaires écologistes, et Hervé Kempf, journaliste et essayiste, dressent le même constat : une oligarchie gouverne la France et l’Europe. De « la bande du Fouquet’s » aux banquiers, des dirigeants des grands médias au lobby nucléaire, ils servent d’abord leurs intérêts particuliers. Comment en finir avec cette domination ? Faut-il d’abord nationaliser les banques ou instaurer un tribunal pénal pour les crimes écologiques ? Faut-il instaurer un revenu maximal, ouvrir davantage les grandes écoles ?

Réponses sur Basta ! : Comment en finir avec l’oligarchie, dialogue entre Eva Joly et Hervé Kempf


10/05/2011

Noam Chomsky: ma réaction à la mort d’Oussama Ben Laden


On pourrait se demander comment on réagirait si des commandos irakiens atterrissaient sur la résidence de George W. Bush, l’assassinaient et jetaient son corps dans l’Atlantique.

Noam Chomsky

Il est de plus en plus clair que cette opération consistait en un assassinat prémédité qui viole de multiples façons les lois internationales.
Il n’y a, semble-t-il, eu aucune tentative d’appréhender la victime non armée, comme, j’imagine, aurait été capable de le faire un commando de 80 membres face à pratiquement aucune résistance – sauf, selon eux, de la part de son épouse qui s’est précipitée vers eux. Dans les pays qui disent se conformer quelque peu aux lois, un suspect est censé être appréhendé, traduit en justice et bénéficier d’un procès équitable. Je souligne « suspects »…

Lire la traduction de l’article sur Des bassines et du zèle : Noam Chomsky: ma réaction à la mort d’Oussama Ben Laden


01/05/2011

Au banquet des requins, les peuples se rebiffent !

Le G8 réunira les 26 et 27 mai à Deauville les dirigeants des 8 pays les plus riches du monde. Au lendemain de la tempête financière de 2008, ce G8 a maintenu la dictature de la finance qui emprisonne tous les aspects de notre existence : logement, travail, éducation, agriculture, climat, retraites, connaissance, biodiversité… Les réponses solidaires et démocratiques à la crise mondiale viendront des peuples eux-mêmes, pas des dirigeants des pays les plus riches ! Nous leur refusons le droit d’imposer des plans d’austérité dont ils sont exonérés et qui font payer aux citoyens la crise dont leur capitalisme est responsable…

A lire sur Altermob.org : Au banquet des requins, les peuples se rebiffent !


25/04/2011

Et si on construisait des parcs éoliens coopératifs ?

Et si la production d’énergie était écologique, démocratique, et participative ? Dans le Pays de Redon, entre Bretagne et Pays de la Loire, une aventure unique en France est menée : celle de la construction d’un parc éolien coopératif. Ce projet, fondé sur des savoir-faire nouveaux, pourrait aujourd’hui être diffusé et transféré sur d’autres territoires. Se réapproprier les questions énergétiques, confisquées par l’État et les experts d’EDF, c’est possible. C’est ce qu’on apprend, depuis 10 ans, dans le pays de Redon. Reportage.

Sur Basta ! : Et si on construisait des parcs éoliens coopératifs ?


30/03/2011

« Nous pouvons vivre dès maintenant comme si nous étions déjà libres »

Isabelle Fremeaux et John Jordan ont traversé l’Europe à la recherche d’alternatives au système capitaliste : ils racontent leur découverte de ces communautés autogérées dans « Les Sentiers de l’Utopie », un livre-DVD qui vient de paraître aux éditions Zones/La Découverte. Une bouffée d’oxygène !

[...] « Mais c’est justement lorsque l’Utopie devient inimaginable qu’elle est le plus nécessaire, estiment Isabelle Fremeaux et John Jordan. Cette Utopie, ce n’est pas un pays de nulle part où s’évader, ni un système universel, ni un avenir parfait, mais c’est quelque chose qui nous prend aux tripes, qui nous rappelle que nous n’avons pas à accepter les miettes du présent. Il y a toujours un ailleurs où aller. Toujours. Il y a même autant de destinations qu’il y a d’imaginations ».


Oser transformer sa vie

Isabelle, maître de conférences à l’université de Londres, s’intéresse dans le cadre de ses recherches aux communautés et à l’éducation populaire. John, artiste et activiste, a participé au mouvement Reclaim The Streets. Tous deux ont pris une année sabbatique pour partir ensemble sur les routes d’Europe à la découverte d’une dizaine de communautés autogérées – passant d’une usine pharmaceutique occupée par ses ouvriers en Serbie à la colline boisée de Landmatters au Royaume-Uni, du squat de Can Masdeu aux portes de Barcelone à la ferme autogérée de Cravirola.

Les habitants de ces endroits, ouvertement en rupture avec le système capitaliste, ont osé « transformer leur vie complètement, de la nourriture qu’ils mangent à leur travail quotidien, de l’éducation de leurs enfants aux systèmes économiques, de leur vie sexuelle à leur relation à la propriété privée ». Ils cherchent à remplacer la propriété par l’usage, la consommation par le partage, la compétition par l’entraide. Mais, malgré ces points communs, ces communautés s’organisent selon des règles de vie très différentes…

A lire sur interdits : « Nous pouvons vivre dès maintenant comme si nous étions déjà libres »


13/03/2011

Le film « La stratégie du choc », d’après le livre de Naomi Klein

En 2007, Naomi Klein publiait « La stratégie du Choc ». Coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, effondrement du bloc soviétique, attentats du 11 septembre, tsunami de 2004, cyclone Katrina… Autant de crises, désastres, attentats et traumatismes collectifs que, selon Naomi Klein, les « ultralibéraux » ont systématiquement utilisés afin d’imposer la loi du marché.

Le premier à s’être rendu compte que « nous », dans un état de choc, étions plus enclins à suivre les leaders, fut Milton Friedmann, dans les années 50.

Initiateur de la pensée ultralibérale et théoricien du courant monétariste (notamment suivi par Reagan et Thatcher), il conseillait aux hommes politiques d’imposer immédiatement après une « crise » les réformes économiques avant que les gens n’aient eu le temps de se ressaisir.

Il qualifiait cette méthode de « traitement de choc ». Naomi Klein parle elle dans son livre de « stratégie du choc ».

En utilisant de nombreuses images d’archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross mettent en perspective les arguments de Naomi Klein et son « encouragement à résister ».

Le DVD mérite d’être vu et revu, faites-le circuler autour de vous.

sur Rue89 : Le film « La stratégie du choc », d’après le livre de Naomi Klein

Via l’émission n° 676 de La Planète Bleue – spéciale les 5 meilleurs DVD de l’année

Reconsulter les articles que le loup voyou avait déjà recommandé de lire.


12/03/2011

La Taxe Robin des Bois contre la spéculation financière

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C’est quoi l’idée ?

En gros, l’idée de la taxe Robin des bois, c’est qu’une minuscule taxe sur la finance mondiale pourrait générer des revenus colossaux pour lutter contre la pauvreté, contre le changement climatique, contre des maladies qui tuent chaque année des millions de personnes alors qu’on sait comment les soigner. Des milliards d’euros pour financer l’éducation, l’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins élémentaires. Une taxe toute petite mais qui servira aussi à décourager la spéculation en partie responsable de la crise financière.

Une taxe d’au moins 0,05% sur les transactions financières permettrait de lever environ 20 milliards d’euros chaque année en France, 220 milliards en Europe, et autant aux États-Unis.

Jusqu’à maintenant, la crise bancaire et la récession en France ont coûté 130 milliards d’euros. 130 milliards d’euros, c’est l’équivalent de 5000 euros par an et par famille. C’est aussi plus d’une année d’aide mondiale aux pays pauvres. Dans ces pays, le coût de la crise, ce ne sont pas quelques points en moins au CAC 40. C’est l’éducation, la santé, l’alimentation et la vie de dizaines de millions de personnes qui ont été précipitées dans l’indigence.

Aujourd’hui, les établissements financiers recommencent déjà à enregistrer des bénéfices record, alors qu’au Sud les plaies sont loin d’être pansées. Il est temps de faire justice aux victimes de ces abus.

La taxe Robin des Bois permet cette justice. Les financiers peuvent se le permettre. Le système pour la collecter est aisé à mettre en place. Cela n’affectera pas les citoyens, ni leurs comptes en banque ou leurs économies. C’est juste, ça tombe à point, et c’est possible.

Le site internet de la campagne www.taxerobindesbois.org, propose des photos, images, bannières et idées d’actions pour aider les citoyens à passer le mot.

Pour signer la pétition : La taxe Robin des Bois

La campagne Taxe Robin des bois est soutenue par les coalitions Réseau Action Climat, Action Mondiale contre la pauvreté, Action for global health et Avocats pour la santé dans le monde ; ainsi que par les organisations ATD Quart Monde, Care France, CCFD –Terre solidaire, Défi Michée, Eau Vive, Peuples solidaires (en association avec Action Aid), Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Sidaction, Solidarité laïque et Vision du monde.


10/02/2011

Les douze hypothèses d’une stratégie altermondialiste

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant @ 15:38

Pour mettre en évidence la cohérence et les questions controversées de la stratégie du mouvement altermondialiste, il est proposé de retenir douze hypothèses sur l’analyse de la situation actuelle et sur les projets de transformation mis en avant par le mouvement altermondialiste.
[...]
Comme tout système, le capitalisme n’est pas éternel. Il a eu un début et il aura une fin. Son dépassement est d’actualité. Il est nécessaire dès aujourd’hui d’esquisser et de préparer un autre monde possible.

Par Gustave Massiah sur Mouvements : Les douze hypothèses d’une stratégie altermondialiste –


28/01/2011

Davos et la mesure du succès

Certains signes indiquent pourtant que les choses pourraient changer. Un expert des Nations unies a proposé des principes directeurs internationaux encourageant les États et les entreprises à adopter des politiques et des pratiques respectueuses des droits humains. On prend de plus en plus conscience qu’il est important de veiller à impliquer de manière active les personnes affectées par la croissance.

Cependant, ce projet de lignes directrices de l’ONU repose largement sur la bonne volonté. Il compte trop sur les entreprises disposées à coopérer et ne se penche guère sur toutes celles qui sont obnubilées par les profits. Pour assister à un réel changement, il faut substituer aux normes librement consenties des normes contraignantes – c’est fondamental…

Sur le site de Amnesty International : Davos et la mesure du succès


18/01/2011

Bonne nouvelle contre le fichage ADN

Bonne nouvelle ! La Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Rouen, ce 12 janvier 2011, a condamné à 1 € d’amende François Vaillant qui fut jugé en appel pour son refus de donner ses empreintes ADN à la police. Ce déboulonneur de publicité avait été condamné en première instance le 07 décembre 2009 à 300 € d’amende. Il avait fait appel.

Cette amende à 1 € symbolique est une bonne nouvelle. La Cour n’a pas suivi la réquisition du Parquet. L’originalité du procès en appel de François Vaillant, le 17 novembre 2010, tient à ce qu’une généticienne à l’Inserm, Catherine Bourgain, a témoigné du fait que les segments non-codants enregistrés dans le Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) sont, au regard de découvertes scientifiques récentes, capables de discriminer les individus en fonction de caractéristiques génétiques (couleur de la peau, maladie…)…

lire la suite sur le site de Soutien aux déboulonneurs : Bonne nouvelle contre le fichage ADN


16/01/2011

Une journée à Gaia, écovillage argentin – Simplicité volontaire

Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire.

Reportage sur Basta ! : www.bastamag.net/article1370.html


02/10/2010

Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, écologie @ 10:42

Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture…

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/article1134.html


29/08/2010

Rabhi : « C’est la civilisation la plus fragile de l’Histoire »

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, politics, écologie @ 00:43

Il teste et vante depuis cinquante ans la « sobriété heureuse ». Pierre Rabhi est un Gandhi à la française, version agricole.

rabhi
Le grand public a un peu entendu parler de lui lors de sa pré-campagne présidentielle de 2002, ou dans le dernier film de Coline Serreau. Chez les écolos convaincus, il est un des penseurs qui comptent le plus.

Lui n’a pas « fait le Larzac », car la communauté ce n’est pas son truc. Il n’a pas été embringué par Europe Ecologie non plus. Il a simplement cultivé son jardin, écrit des livres, et développé ce qu’il a appelé l’« agroécologie », une agriculture plus bio que bio mais sans logo. Il exporte ses techniques dans le monde entier, surtout en Afrique.

Son « mouvement des oasis en tous lieux » a donné naissance à des oasis réelles, dont l’association Terre et humanisme est le principal fer de lance. Ce « pape » des révoltés de la société de consommation nous a reçu chez lui, en Ardèche. En le voyant déambuler dans son jardin et s’émerveiller face à la nature, on comprend mieux le personnage…

A lire sur Rue89 : www.rue89.com/planete89/2010/07/24/rabhi-cest-la-civilisation-la-plus-fragile-de-lhistoire-159675


30/07/2010

Nous avons besoin de visions positives

Face aux politiques gouvernementales, aux régressions sociales, aux crises économiques, à l’approfondissement du désastre écologique, au conformisme médiatique, et, surtout, à la faiblesse de la contestation, nous sommes nombreux et nombreuses à traverser des phases de découragement, de fatigue ou de résignation. Quand l’horizon politique semble bouché, comment ne pas sombrer dans un pessimisme paralysant ? Où trouver la force de lutter ?

Un profond sentiment d’impuissance. Voilà ce qui nous semble planer, depuis 2007, au-dessus du paysage militant français. Pas partout, pas tout le temps, loin de là. Mais globalement, de nos engagements ou de nos connaissances dans des syndicats, dans des partis de gauche, dans des associations, dans des services publics, dans des mouvements libertaires, nous ressentons un certain climat de lassitude, de colère et de découragement.

Lire le texte de Nathalie Dom sur le site Les renseignements généreux : www.les-renseignements-genereux.org/textes/10443


05/06/2010

Contours de l’ordre mondial. Continuités, changements et défis : l’intervention de Noam Chomsky à Paris

A un niveau très général, il est utile de garder à l’esprit plusieurs principes de large portée et de grande signification. Le premier est la maxime de Thucydide : « Les forts font comme ils l’entendent, et les faibles souffrent comme il se doit. » Cette maxime a un corollaire important : les systèmes de pouvoir comptent sur des spécialistes en gestion de doctrine, à qui il revient de montrer que ce que font les forts est noble et juste, et que si les faibles souffrent, c’est leur faute. Il s’agit d’une tendance qui fait honte à l’histoire intellectuelle et remonte à ses plus anciennes origines.
[...]
L’un des thèmes principaux dans l’élaboration des politiques des puissants est ce que nous pourrions appeler le « principe de la Mafia ». Le parrain ne tolère pas la « défiance réussie ». Même le plus petit acte de désobéissance est dangereux. Il pourrait devenir un « virus » qui « répandra la contagion », pour emprunter les mots de Henry Kissinger quand il préparait le renversement du gouvernement d’Allende. En d’autres termes, le virus est un domino qui pourrait faire tomber toute la rangée. Le principe a été maintes fois invoqué par les Etats-Unis pendant leur période de domination mondiale, et a bien sûr de nombreux antécédents.
[...]
Ce qui se passe aux Etats-Unis est particulièrement important, comme toujours, mais est également très révélateur. Le secteur des entreprises mène une campagne massive de propagande pour que l’opinion publique abandonne ses préoccupations concernant le changement climatique lié aux activités humaines, et avec le plus grand succès puisque cette conviction a baissé et réunit maintenant tout juste un tiers de la population. Les responsables à qui revient cette tâche de propagande, visant à lutter contre cette conviction, savent aussi bien que nous que le « canular progressiste » est bien réel et que les perspectives sont peu réjouissantes. Ils s’acquittent en fait du rôle que les institutions leur ont assigné. Dans une économie de marché, ces responsables doivent agir de façon à maximiser les gains à court terme. S’ils ne le font pas, ils seront remplacés par d’autres, qui eux le feront…

Lire le texte de la conférence donnée par Noam Chomsky au théâtre de la mutualité le samedi 29 mai 2010 sur le site du Diplo : www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-05-31-Chomsky


03/06/2010

Le Robin de banques, pour sortir du capitalisme

Le 7 mai 2010. On s’en souviendra plus tard, car ce sera le jour où l’on a annoncé la fin du capitalisme.

Car Enric Duran a trouvé la solution, « l’Internationale des mauvais payeurs insolvables ». Le monde est un aquarium. Nous sommes des petits poissons. Et, pour vivre, nous avons besoin de bulles d’air. C’est ce que nous apportent Enric Duran et Lucio Urtubia, de petites bulles d’air.
Un reportage d’Antoine Chao avec Enric Duran et Lucio Urtubia

A écouter sur la-bas.org : www.la-bas.org/article.php3?id_article=1928

COOPERATIVES POUR SORTIR DU CAPITALISME

Une des choses que nous pouvons apporter depuis la Catalogne est le travail que nous sommes entrain de réaliser, mûrement réfléchi et déjà mis en pratique à l’heure actuelle: un nouveau modèle de coopératives facilitant les relations avec le domaine juridique, afin de pouvoir créer en son sein une trame de projets autogérés, ainsi que des relations économiques alternatives simplifiant la transition vers une organisation sociale libre du capitalisme.
Nous pouvons mettre ce travail en commun et partager des idées sur ce modèle, ainsi que de la voie à suivre pour l’implanter dans d’autres territoires…

A lire sur le site d’Enric Duran : www.sanscapitalisme.net/fr/grup/cooperativa-integral-catalana/la-coop-rative-int-grale-cest-quoi


31/05/2010

Les Robins des bois de la finance

Taxer les transactions financières à hauteur de 0,05%. C’est la proposition d’une coalition internationale d’associations et de syndicats. Une telle taxe pourrait rapporter entre 500 et 1000 milliards par an ! De quoi commencer à régler les problèmes du monde, qu’ils soient alimentaires, sanitaires, sociaux ou climatiques. Angela Merkel est partante. Cette perspective intéressera-t-elle les autres gouvernements du G20 ? Réponse fin juin, à Toronto.

Entre 500 et 1000 milliards de dollars par an : c’est le magot que les Robins des bois de la finance proposent de récupérer sur les marchés financiers mondiaux pour les redistribuer. Qui sont ces nouveaux détrousseurs de spéculateurs ? C’est une coalition d’associations et de syndicats emmenés en France par Attac, en Allemagne, au Canada et au Royaume-Uni par les « Robin Hood Tax » (« Robin Hood Steuer » en Allemagne) ou la « zero zero cinque » en Italie. Nombre d’ONG et de syndicats en font partie, du Secours catholique à la CGT (Frère Tuck et Petit Jean en somme, les célèbres compagnons de Robin des Bois). Les sociaux-démocrates allemands du SPD ont également rejoint ce rassemblement hétéroclite. On attend des nouvelles de la gauche hexagonale…

Lire la suite sur Basta ! : www.bastamag.net/article1041.html

Pour signer la pétition en faveur d’une taxe sur les transactions financières : www.makefinancework.org/?lang=fr/


Noam Chomsky et les médias français


La pensée de Noam Chomsky est interdite de débat – du débat qu’elle mérite – dans les médias français. Comme si nous n’avions le choix qu’entre l’idolâtrie et la calomnie. Petit mémento de la bêtise ordinaire de certains seigneurs des médias.

Noam Chomsky, linguiste américain professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology), et, selon les propres mots d’Alain Finkielkraut, « l’intellectuel planétaire le plus populaire », n’est pas exactement la coqueluche des journalistes ou des intellectuels français, c’est le moins que l’on puisse dire.

Depuis une vingtaine d’années, ils ne parlent jamais de son œuvre, qui occupe pourtant (ou peut-être précisément parce qu’elle occupe) une place fondamentale dans la pensée critique moderne. Et les rares fois où son nom est évoqué, c’est pour ressasser encore et toujours les mêmes calomnies effarantes de bêtise et de malhonnêteté. Tout en lui refusant, bien entendu, le droit de répondre librement à ces accusations.

Le Figaro , Libération, Le Monde, Bernard-Henri Levy, Alain Finkielkraut, Alain Gérard Slama, Jacques Attali, André Glucksmann, Philippe Val et bien d’autres, se sont ainsi époumonés à de nombreuses reprises [4], pour condamner les idées répugnantes qu’ils lui prêtent avec une mauvaise foi consternante.

Tout cela est pourtant connu et limpide, pour toute personne qui s’est donné la peine de lire ses écrits, et qui est portée dans son travail de journaliste, ou d’intellectuel, par un minimum de rigueur et d’honnêteté…

A l’occasion de la venue de Noam Chomsky en France en cette fin mai 2010, Acrimed réédite sans changement un article paru en 2003 : www.acrimed.org/article1416.html


22/05/2010

Rappeler aux gens qu’ils ont le droit de s’insurger

Le pouvoir utilise toujours le même moteur auprès de l’opinion : la peur. La peur de l’étranger, des banlieues… Pour casser cette peur, il faut dialoguer, tout le temps, rappeler aux gens qu’ils ont le droit de s’insurger, de résister. En fait, ce serait bien de reprendre le modèle grec : tous ensemble dans la grève, les grands-pères avec les jeunes.

En Europe, personne n’est à l’abri. Et surtout pas la France. Hier, en arrivant à la Gare de l’Est, je suis tombé sur des militaires armés de mitraillettes ; et on m’a dit qu’ici c’était banal, ce que je trouve effarant. Partout, la libre-circulation est mise à mal, la démocratie bafouée. Il faut ouvrir les yeux : on vit dans des États policiers. En France, vous avez un grand nombre de cas de jeunes maghrébins assassinés par la police. Il faut politiser ces cas, les mettre en avant, expliquer ce qui se passe.

Je n’aime pas le discours tendant à faire de chaque pays un cas particulier, cette rengaine militante du « oui mais chez nous »… Toute l’Europe est concernée par la hausse de la répression. L’Europe de la forteresse, l’Europe des flics, est désormais bien en place. Quand les flics encadrent une manifestation comme celle du 15 mai à Paris, ils le font à la manière allemande, en encerclant les manifestants. De même à Copenhague, pour le sommet climatique de décembre 2009 : les Danois ont opéré selon un modèle qui risque de se généraliser, l’arrestation massive. On a vu ça en France récemment, avec une manif anticarcérale déclarée où tout le monde s’est fait embarquer. Bref, c’est un mouvement global, nous sommes tous concernés : il est devenu impossible de manifester librement…

Depuis celui de Gènes, il est de chaque sommet (anti-Otan, anti G8…) ; en première ligne dans les manifs, bataillant dans la Legal Team et figure de l’organisation des camps. Alain Charlemoine, militant allemand de No Border, était présent lors de la manifestation parisienne du 15 mai. On en a profité pour réaliser cet entretien, tour d’horizon de la répression made in Europe, sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article812


Les Indiens déclarent la guerre contre un barrage géant en Amazonie

Le leader indigène kayapó Raoni Metuktire est venu début mai en Europe pour mobiliser l’opinion publique en faveur de son peuple qui mène campagne contre le barrage de Belo Monte sur le Xingu en Amazonie brésilienne.

Raoni a déclaré : ’J’ai toujours retenu mon peuple de faire la guerre, mais je suis très inquiet maintenant. Il est temps que nous reprenions ce qui nous appartient’.

Il a ajouté que ‘3 000 guerriers’ étaient prêts à prendre les armes…

survival international

Lire l’article sur Survival International : www.survivalfrance.org/actu/5956


14/05/2010

Les agriculteurs ont perdu leurs repères

Ces six derniers mois, 40 000 agriculteurs français ont rempli des demandes d’inscription au RSA, principalement dans le secteur laitier, où les revenus ont baissé de 50 % en deux ans. Plus de 20 % des quelque 600 000 exploitants agricoles encore en activité – ils étaient 1 600 000 en 1970 – peuvent être assimilés à des travailleurs pauvres. Surendettés, lancés dans une course insensée au machinisme et à l’agrandissement, ils sont impuissants à remettre en cause le modèle hyperproductiviste qui leur a été imposé. [...] Pourtant, il y a urgence à repenser l’agriculture française : aperçu dans le splendide documentaire de Dominique Marchais, Le Temps des grâces, l’agronome Marc Dufumier, professeur et chercheur à l’AgroParisTech et acteur engagé du Grenelle de l’environnement, trace des voies stimulantes pour sortir de l’impasse. Une autre agriculture est possible !

Lire l’entretien sur télérama : www.telerama.fr/monde/les-agriculteurs-ont-perdu-leurs-reperes,54883.php

Envoyé par Xmx, via Le panier de l’aneth, une AMAP à Besançon


19/04/2010

Quelques observations de Chomsky sur certaines tendances de l’anarchisme actuel

Il faut précieusement préserver le souvenir des idées anarchistes et, plus encore, des inspirantes luttes menées par les peuples qui ont cherché à se libérer de l’oppression et de la domination : non comme des manières de figer la pensée dans de nouveaux moules, mais comme une base à partir de laquelle comprendre à la fois la réalité sociale et le travail qu’il faudra accomplir pour la changer.
N. Chomsky

Je voudrais ici revenir sur une toute récente entrevue dans laquelle Noam Chomsky répond à quelques questions qui lui sont posées sur l’anarchisme. Trois raisons m’incitent à le faire.

La première est que ce que raconte Chomsky n’est jamais inintéressant.

La deuxième est qu’il est relativement rare, depuis quelques années à tout le moins, qu’il se prononce sur l’anarchisme et tout particulièrement sur l’état de santé de l’anarchisme contemporain, comme c’est le cas dans cet entretien.

La troisième est que ce qu’il suggère est de nature à alimenter les discussions que nous devrions avoir entre nous sur les importantes questions vers lesquelles pointe Chomsky…

A lire sur le site de Normand Baillargeon : nbaillargeon.blogspot.com/2010/04/quelques-observations-de-chomsky-sur.html


Noam Chomsky : intervention à l’Assemblée Générale des Nations Unies lors du débat sur la « Responsabilité de Protéger »

Les débats sur la Responsabilité de Protéger Responsability to Protect – R2P, ou sur son cousin « l’intervention humanitaire », sont régulièrement perturbés par la présence d’un cadavre dans le placard, la question taboue, à savoir l’histoire telle qu’elle s’est déroulée jusqu’à nos jours.

Dans l’histoire des relations internationales, il y a toujours eu quelques principes qui s’appliquent d’une manière générale. Un d’entre eux est la maxime de Thucydides, qui dit que les forts agissent comme ils l’entendent alors que les faibles sont condamnés à subir. Un corollaire à cela est ce qu’Ian Brownie appelle « l’approche hégémonique du droit » : c’est la volonté des puissants qui détermine la jurisprudence.

Un autre principe vient de l’analyse d’Adam Smith sur le fonctionnement de la politique en Angleterre : les « principaux architectes » de la politique – à son époque il s’agissait des « commerçants et industriels » – font en sorte de voir leurs propres intérêts « particulièrement bien défendus » quels qu’en soient les « effets négatifs » sur les autres, y compris le peuple anglais – mais plus encore sur les populations soumises à la « justice sauvage des Européens » – notamment celle de l’Inde colonisée à laquelle Adam Smith pensait en priorité.

Un troisième principe est celui-ci : en matière de politique internationale, pratiquement tous les recours à la force ont été justifiés par la « responsabilité de protéger », y compris par les pires monstres…

Lire la suite de la traduction de la conférence de Noam Chomsky sur Le grand soir : www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-intervention-a-l-Assemblee-Generale-des-Nations-Unies-lors-du-debat-sur-la-Responsabilite-de-Proteger.html


09/04/2010

Réseaux sociaux: les outils suprêmes de la révolte générale ?

Selon Dedefensa, site d’analyse consacré aux questions de défense et de géopolitique, la civilisation occidentale arrive en bout de course, signant l’échec d’un système basé sur le “technologisme” et la communication. La porte de sortie se trouve dans les réseaux alternatifs qui ont atteint une force et une maturité inédite grâce à Internet.

[...] La seule chose qui manque aux réseaux, en Europe et surtout en France, c’est la prise de conscience de leur puissance générale, constante, organisée, et non pas seulement comme un moyen où l’on peut faire parfois des coups. Aux USA, c’est déjà fait. Ils savent bien que le seul moyen de démolir le système, la seule véritable dissidence, ce sont les réseaux alternatifs. C’est l’équivalent des barricades et de l’émeute devenant révolution au XIXè et au XXè siècles, de cette émeute et de cette révolution qu’on ne peut plus faire dans les rues aujourd’hui. C’est l’outil suprême et le seul outil de la révolte générale.La seule chose qui manque aux réseaux, en Europe et surtout en France, c’est la prise de conscience de leur puissance générale, constante, organisée, et non pas seulement comme un moyen où l’on peut faire parfois des coups. Aux USA, c’est déjà fait. Ils savent bien que le seul moyen de démolir le système, la seule véritable dissidence, ce sont les réseaux alternatifs. C’est l’équivalent des barricades et de l’émeute devenant révolution au XIXè et au XXè siècles, de cette émeute et de cette révolution qu’on ne peut plus faire dans les rues aujourd’hui. C’est l’outil suprême et le seul outil de la révolte générale.

Lire l’article sur Owni.fr : http://owni.fr/2010/04/06/reseaux-sociaux-les-outils-supremes-de-la-revolte-generale/


31/03/2010

Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes

La première chose à dire est qu’il ne faut surtout pas utiliser le terme « OGM » ou « Organisme génétiquement modifié ». Pour une bonne raison : ce terme a été inventé par Monsanto, à l’époque des premières manipulations génétiques. En 1973, en Californie, deux chercheurs, Cohen et Boyer, ont créé la première « chimère fonctionnelle ». Puis le premier brevet a été déposé en 1980. À ce moment-là, on pensait pouvoir industrialiser la vie, en faire à peu près ce qu’on voulait. Pour un biologiste de cette époque, la vie n’était qu’un vaste meccano dans lequel il suffisait de transférer des gènes d’une espèce à l’autre pour avoir la fonction correspondante. A l’époque, donc, les chercheurs pensaient détenir avec les « chimères fonctionnelles » l’explication ultime de la vie : séquencer tous les génomes du monde allait permettre de comprendre ce que c’est qu’être vivant. Et partant, comprendre aussi ce que c’est qu’être humain : j’en veux pour preuve le fait qu’un type comme Walter Gilbert, prix Nobel de physiologie et de médecine, ait pu déclarer que le jour où on aurait séquencé le génome des humains, on saurait enfin ce que c’est qu’ « être humain ». C’est dire les illusions dans lesquelles on se berçait, et la propagande qui régnait à cette époque…

Le terme « chimère » vient de là, de cette véritable explosion autour d’un vivant qu’on croyait pouvoir maitriser et industrialiser à volonté. Sauf que parler de « chimère génétique » n’était guère appétant pour les entreprises qui se lançaient dans l’aventure, comme Monsanto. Leurs services de relations publiques – c’est-à-dire de désinformation – ont donc décidé, en accord avec les scientifiques eux-mêmes, qu’il valait mieux utiliser un terme beaucoup plus neutre et permettant de tenir un discours mensonger. C’est à cette période qu’on a commencé à parler d’ « organismes génétiquement modifiés ».

À partir de là, tout se suit, puisque le discours retrouve une certaine (fausse) cohérence. Parce que l’humanité a toujours « modifié » la nature. Depuis dix mille ans et la révolution néolithique, depuis qu’on a inventé l’agriculture, la domestication des plantes et des animaux, on a toujours modifié génétiquement le vivant. Mais on oublie de dire qu’il a fallu attendre 1973 pour que la première « trans »-genèse ait lieu, et que cela représente une différence essentielle, spectaculaire, une véritable révolution.

Cette révolution pourrait faire peur à beaucoup de gens ; il faut donc la taire, imposer sur elle une espèce de black-out, afin que les populations ne se rendent compte de rien. D’où un discours mensonger, du genre : « Avec les Organismes génétiquement modifiés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, ce n’est que la continuation de ce qu’on a toujours fait. En plus on le fait avec des méthodes beaucoup plus scientifiques, beaucoup plus fiables, on sait exactement ce qu’on fait… ». Ça fonctionne même avec certains de mes collègues. Particulièrement abrutis, ceux-ci pratiquent une désinformation totale, avec des discours du type : « La nature manipule plusieurs dizaines de milliers de gènes chaque fois qu’elle fait un croisement, alors que nous nous n’en manipulons que quatre ou cinq, une dizaine à tout casser. Nous sommes donc beaucoup plus précis, nous faisons les choses de façon beaucoup plus intelligente que cette nature odieuse. » C’est un discours de pure propagande, avec une apparence logique au départ mais qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits.

En réalité, donc, les gens qui réalisent ces manipulations génétiques ne savent tout simplement pas ce qu’ils font. Et le terme d’«organisme génétiquement modifié » ne veut rien dire, il n’est destiné qu’à endormir la vigilance du public…

Jean-Pierre Berlan, ancien chercheur à l’INRA (aujourd’hui à la retraite) a accepté de développer ici les raisons pour lesquelles les « clones pesticides brevetés » (les OGM) sont inacceptables, et en quoi ils ne sont en fait que la partie émergée d’un projet de société mortifère. L’entretien étant aussi long que passionnant, est divisé en deux parties, sur Article11 :

Derrière les OGM, c’est un projet de mort qui s’impose : www.article11.info/spip/spip.php?article745
et Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes : www.article11.info/spip/spip.php?article748


Noam Chomsky à Paris

La venue de Noam Chomsky à Paris permettra aux Français de rencontrer et d’entendre l’homme dont le New York Times, un journal qui pourtant ne l’aime guère (et la réciproque est sans doute vraie), a dit qu’il était « sans doute le plus grand intellectuel vivant aujourd’hui ». Il est aussi celui qu’on a qualifié de « dissident numéro un de l’Amérique ».

chomsky a paris

Linguiste qui a révolutionné sa discipline, Chomsky est plus largement connu dans le monde pour sa critique du pouvoir, inspirée par la tradition libertaire, pour son ironie mordante envers les bonnes intentions proclamées de la politique étrangère américaine (« démocratie », « droit des peuples », etc.) et pour les critiques redoutables qu’il a toujours adressées au « clergé séculier » des intellectuels et des journalistes…

Sur Le Monde Diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/carnet/Chomsky


21/03/2010

Interview : Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama, sur sa propre histoire et sur l’importance de faire entendre son opinion

L’Afghanistan est un cas intéressant. Cette guerre nous a été vendue comme une riposte « juste » – mais toutes les guerres sont « justes » – pour combattre le terrorisme, comme une riposte à une attaque terroriste. Cette idée est tellement ancrée qu’il me faudrait plus de temps pour en parler. L’important ici est que ce n’était pas là le véritable objectif de cette guerre.

Si l’objectif de cette guerre était d’isoler Al Qaeda, d’éradiquer le terrorisme, il y avait des moyens plus directs pour y arriver. Si vous retournez dans le passé, le mouvement djihadiste était très critique envers les attaques du 11 Septembre. Des fatwas étaient prononcés par les religieux les plus radicaux, de l’université Al Azhar par exemple, le principal centre théologique, qui condamnaient Al-Qaeda, Oussama Ben Laden et les attaques terroristes. Ils disaient que ce n’était pas musulman, qu’ils n’auraient jamais fait une chose pareille, etc. Alors, si on voulait réellement éradiquer le terrorisme, la chose la plus évidente à faire aurait été d’isoler Al-Qaeda, de tenter de gagner du soutien, y compris celui du mouvement djihadiste, et bien sûr celui de la population qu’ils essaient de mobiliser. Vous savez, les terroristes se voient comme une sorte d’avant-garde. Ils essaient de mobiliser les gens à leur cause. Tous les spécialistes du terrorisme le savent. On aurait donc pu le faire à ce moment-là, et on aurait pu procéder à l’identification des coupables ce qui, soi-dit en passant, était impossible parce qu’ils n’en savaient rien, chose qu’ils ont admis après coup. Mais ils auraient pu essayer de les identifier, les présenter à la justice – avec de vrais procès, sans tortures – ce qui aurait fortement réduit, sinon éradiqué, le terrorisme islamique.

Eh bien, ils ont fait tout le contraire. Ce qu’ils ont essayé de faire, c’est de mobiliser la population et le mouvement djihadiste en faveur d’Al-Qaeda. C’est exactement l’effet produit par l’invasion de l’Afghanistan suivie plus tard par celle de l’Irak. C’est aussi l’effet produit par Guantanamo et Bagram et d’autres centres de torture. Tous ceux qui y ont participé savent parfaitement qu’ils ont crée des terroristes…

A lire sur le grand soir : www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


19/03/2010

Une économie américaine en ruine

« La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées, » écrit Paul Craig Roberts, qui constate amèrement que la ville qui symbolisait autrefois la puissance industrielle américaine, est en ruine, à l’image de l’économie d’un pays dont la substance a été délocalisée…

Au 20ème siècle, Detroit symbolisait la puissance industrielle américaine. Aujourd’hui, elle est l’image d’une économie délocalisée.

La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville est déserté, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées. Si la municipalité parvient à se procurer des fonds à Washington, les urbanistes vont diminuer l’étendue de la ville et créer des zones rurales ou de zones vertes là où il y avait autrefois des quartiers habités.

Le président Obama et les économistes énoncent des platitudes sur la reprise. Mais comment l’économie peut-elle redémarrer lorsque, durant plus d’une décennie, ses responsables ont transféré outre-mer les emplois à productivité élevée et à forte valeur ajoutée de la classe moyenne, et du même coup le produit intérieur brut qui leur était associé ?

Lire la traduction de l’article de Paul Craig Roberts sur ContreInfo : contreinfo.info/article.php3?id_article=3008


03/03/2010

Attention, un geek peut en cacher un autre !

(pop’geek) Ils sont la conscience azimutée du Net. Les geeks ont l’œil pour débusquer les arnaques technos et redresser les torts numériques. La sélection du meilleur de la net-culture élaborée avec la complicité des spécialistes du Lien du jour pointe par exemple le racisme ordinaire à la SNCF et s’amuse de voir qu’un ours utilisé dans les forums pour parer à la pédophilie se paye la Une d’un quotidien polonais qui croyait illustrer les JO… Bref, le geek est une vigie du Net, mais ça ne l’empêche pas de se gondoler sur d’autres petites choses plus anecdotiques, comme… le bacon, Chatroulette ou encore la couette avec gants incorporés…

A lire sur poptronics : www.poptronics.fr/Attention-un-geek-peut-en-cacher


28/02/2010

« Howard Zinn » : un hommage de Noam Chomsky

Ce sont deux intellectuels – voix reconnues de cette Amérique contestataire et rebelle – qui ont beaucoup en commun, à commencer par le souhait de mettre l’anonyme à sa juste place : au cœur de l’histoire. L’un est mort, l’autre a tenu à le saluer dans un texte publié il y a peu (et traduit par nos soins). Un hommage bienvenu : qui mieux que Noam Chomsky pour évoquer Howard Zinn ?

Sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article718


09/02/2010

L’avenir radieux de l’internet ne se passe pas du tout comme prévu

Dans ce monde où la corruption des valeurs morales menace chaque jour un peu plus l’intégrité de nos idéaux, d’où me vient ce sentiment étrange que quelque chose, en ce moment, ne se passe pas comme prévu sur internet, et que tout ça est peut-être même en train de mal tourner ?

La lecture de quelques commentaires peut-être plus perçants que les autres, dans ce flot déversé sur la toile à l’occasion de l’annonce de la sortie de l’iPad, la nouvelle tablette électronique d’Apple, me permet de recoller les morceaux de quelques unes des mes lectures piochées ça et là dernièrement, pour formuler le sentiment jusqu’ici diffus que tout ça m’inspirait confusément.

Pour le dire aujourd’hui sans détour, l’iPad fait un beau symbole de quelque chose en train de se passer dans l’évolution d’internet ces derniers temps, et c’est le symbole d’une certaine utopie d’un internet libre et convivial, espace désintéressé de fraternisation, d’émancipation et de culture, qui est en train de se crasher méchamment contre le mur des réalités.

Ce Cyberespace de liberté et de créativité, qui rêvait même de son indépendance, se montre plutôt partagé entre une salle de jeux pour adolescents immatures et un vaste supermarché, où la culture n’arrive même pas à se vendre. Le tout placé sous surveillance. Même internet comme espace planétaire ouvert aux échanges, culturels comme marchands, est aujourd’hui menacé de balkanisation.

Non, décidément, rien ne se passe aujourd’hui comme prévu…

Lire l’article sur novövision : http://novovision.fr/?L-avenir-radieux-de-l-internet-ne


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