antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

16/01/2010

Retour sur l’émergence du mouvement pour la justice climatique

Pour Michael Hardt, Copenhague pourrait bien être une étincelle qui débouche sur un nouveau cycle de luttes – des luttes plurielles, non dénuées de contradictions. Les penser, et éventuellement les dépasser, implique un travail de théorisation, autour, entre autres, de la question des « communs » : pour sauver le climat, sortir de la propriété ?

Lire l’entretien sur Mouvements : mouvements.info/Retour-sur-l-emergence-du.html


14/01/2010

Haïti : Naomi Klein, les arrêter avant qu’ils imposent le ‘choc’ encore une fois

Comme je l’ai écrit dans « The Shock Doctrine » (La Stratégie du choc), ils profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité. Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide.

Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT :naomiklein.org]. Le titre est « Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une fois ». L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (l’un « think-tank » de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US).

« Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps« . Et le document continue…

Voir la vidéo de l’intervention de Naomi Klein du jeudi 14 janvier 2010 et la transcription de sa traduction en français sur Primitivi : www.primitivi.org/spip.php?article198


30/11/2009

« Le Moment unipolaire et l’ère Obama » : une conférence de Noam Chomsky

Le 21 septembre 2009, Noam Chomsky prenait la parole dans l’immense hall Nezahualcóyotl de l’Université Nationale Autonome du Mexique (Mexico), pour une intervention limpide. Comme personne ne s’est (pour l’instant) avisé de la traduire, A.11 t’en propose une version francophone. Entre dégonflage du mythe Obama et mise à nu de la politique étrangère américaine, un texte aussi riche que pertinent.

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article620


24/11/2009

Le passage à l’âge adulte des militants de Seattle sera désobéissant

… 10 ans plus tôt, dans une tribune du New York Times publiée après le blocage de Seattle, j’avais écrit qu’un nouveau mouvement plaidant radicalement pour une autre forme de mondialisation « venait de célébrer son coming-out ». Quelle sera l’importance de Copenhague ? J’ai posé cette question à John Jordan, dont la prédiction de ce qui s’est passée à Seattle est incluse dans mon livre No Logo. Il m’a répondu : « si Seattle était la fête de coming-out du mouvement des mouvements, alors peut-être que Copenhague sera la célébration de notre passage à l’âge adulte. »

Il insiste cependant sur le fait que grandir ne signifie pas choisir la sécurité, renonçant à la désobéissance civile au profit de sages réunions. « J’espère que nous avons grandi au point d’être devenus beaucoup plus désobéissants », dit-il, « parce que la vie dans ce monde qui est le nôtre pourrait très bien s’achever à cause de trop d’actes d’obéissance ».

Lire l’article de Naomi Klein sur Mouvements : mouvements.info/Le-passage-a-l-age-adulte-des.html


12/11/2009

Sondage : l’opinion publique mondiale rejette le capitalisme dérégulé et réclame une redistribution des richesses

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, politics @ 10:08

Un sondage réalisé dans 27 pays pour la BBC fait apparaître un très large rejet du capitalisme de marchés dérégulés. Près d’un quart des sondés – et 43% en France – jugent ce système fondamentalement déficient et la moitié souhaitent que les gouvernements agissent pour le réguler. Mondialement, 67% des personnes interrogées réclament une action des pouvoirs publics en faveur d’une redistribution plus équitable des richesses…

Lire la traduction de l’article de James Robbins, BBC, du 9 novembre 2009, sur ContreInfo : contreinfo.info/article.php3?id_article=2881


09/11/2009

Un clown activiste du CIRCA : « Ce qui permet de gagner, c’est la diversité des tactiques. »

circa
La CIRCA (Armée Clandestine des Clowns Insurgés et Rebelles) est née des manifestations anglaises contre la guerre en Irak, quand Blair et Bush marchaient main (sanglante) dans la main (sanglante), en 2003. Une armée de clowns imprévisibles, et pourtant très organisés (voir pour s’en convaincre ce bon article de John Jordan, alias Colonel Klepto, publié dans Vacarmes) a soudain envahi les manifestations contestataires, rivalisant d’imagination pour désarçonner les forces de l’ordre en semant la confusion. Dans No Logo, Naomi Klein décrit avec enthousiasme une action de ces joyeux clowns troublant l’ordre public, quand 10 000 militants prirent d’assaut une autoroute londonienne : « Deux personnes arborant des costumes de carnaval sophistiqués avaient pris place dix mètres au-dessus de la route, perchées sur des échafaudages recouverts d’immense jupes à cerceaux. La police, qui regardait sans intervenir, ignorait complètement que, sous les jupes, se trouvaient des guérilleros jardiniers équipés de marteaux-piqueurs et creusant des trous dans la chaussée pour planter des jeunes arbres dans l’asphalte. » Un tel mode opératoire ne pouvait qu’essaimer : la CIRCA a déclenché des vocations dans plusieurs pays. C’est ainsi qu’est née la BAC à Paris, en 2004…

Lire l’article sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article601


05/11/2009

Beds are Burning : la pétition musicale contre le réchauffement climatique

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, open sources, écologie @ 09:38

Beds are Burnin est un projet de pétition musicale réunissant une soixantaine d’artistes et visant à attirer l’attention sur l’état de la planète et le réchauffement climatique, sur fond de compte à rebours (tck tck tck)…

Ainsi, dans le cadre de la campagne mondiale TCK TCK TCK : Time for Climat Justice, 60 artistes, mobilisés par Kofi Annan (ancien secrétaire général de l’ONU et président du Global Humanitarian Forum), reprennent le titre Beds Are Burning, hit planétaire du groupe australien Midnight Oil dans les années 80. On y retrouve ainsi Duran Duran, Mark Ronson, Jamie Cullum, Mélanie Laurent, Marion Cotillard, Milla Jovovich, Fergie, Lily Allen, Bob Geldof, Youssou N’Dour, ou encore Yannick Noah.

Activiste de longue date, le leader des Midnight Oil, Peter Garett, est désormais Ministre de l’Environnement dans le gouvernement australien.

C’est d’ailleurs lui qui a remixé le titre. Beds are Burning est donc téléchargeable, légalement et gratuitement sur le site de l’opération. L’esprit de la pétition est relativement simple : chaque téléchargement du titre a valeur d’une signature. La pétition sera ensuite remise aux représentants des 170 pays présents lors de la conférence de Copenhague (la convention cadre des Nations Unies à propos du changement climatique) qui aura lieue en décembre prochain.

Voir la vidéo et signer la pétition en téléchargeant le morceau sur time for climate justice : www.timeforclimatejustice.org/

sur Musicspot.fr : musicspot.cnetfrance.fr/actualites/artistes/beds-are-burning-la-petition-musicale-contre-le-rechauffement-climatique-10010036.htm

Posté par Sandrine.


21/10/2009

Des intellectuels chinois diffusent la Déclaration des Droits de l’Homme sur la toile!

Alors que 2009 est une année sensible pour la Chine , avec le 60ème anniversaire de la République Populaire de Chine, le 20ème anniversaire des massacres de la place Tienanmen, et le 50ème anniversaire de l’exil du Dalai Lama, et que le contrôle de l’internet par les autorités ne cesse de se renforcer, jeudi dernier, 8 Octobre, 15 intellectuels chinois, dont des écrivains, des universitaires et des avocats, ont diffusé en ligne une Déclaration des Droits de l’Homme sur Internet, établissant les droits du citoyen à l’accès et la diffusion de l’information.

Déclaration des Droits de l’Homme sur Internet

Ceux d’entre nous qui sommes debout sur le talus surplombant le courant de l’histoire ont été témoins du potentiel de cette nouvelle technologie: l’Internet. Nous comprenons à quel point cette nouvelle révolution technologique a entraîné des progrès et des changements sociaux. L’Internet possède un grand potentiel pour faire progresser les droits humains fondamentaux et la liberté pour le peuple chinois. Sa contribution à la civilisation sera mise sur un pied d’égalité avec la découverte du fer et du feu, ou l’invention de la charrue et la roue dans les temps anciens.

Nous reconnaissons l’arrivée de l’activisme « Netizen » et le considérons comme une tendance irréversible. Les témoignages des citoyens, par le biais de l’utilisation de téléphones mobiles et appareils photo numériques dans la diffusion d’informations in situ, sont devenus à la mode et la mode. L’Internet a également fourni aux internautes un espace illimité pour la créativité et pour pouvoir exprimer des opinions à travers les blogs, podcasts, BBS et commentaires en ligne.

Nous croyons qu’il est de la responsabilité du citoyen d’être préoccupé par les affaires publiques et de la responsabilité de l’internaute de prendre soin de la liberté d’expression sur l’Internet. Les citoyens “Netizens” exercent leurs droits civils quand ils expriment leurs opinions en toute légalité ou quand ils témoignent de la vérité de ce qui s’est réellement passé. La meilleure façon de rajeunir une civilisation ancienne est de lui fournir un noyau de nouvelles valeurs fondées sur la promotion du bonheur et des droits humains fondamentaux des individus. C’est également le meilleur moyen pour améliorer le bien-être de tous en Chine. Pour ces raisons, la liberté d’expression sur l’Internet devrait être encouragée, entretenue et tolérée…

A lire sur France Tibet : tibet.fr/site/index.php?itemid=8221


14/10/2009

Testés en Irak, appliqués au G20: les nouveaux canons anti-émeute

Pour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes “non létales” issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAC – Long Range Acoustic Device -, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006 comme lors du récent coup d’état militaire au Honduras, est présenté dans la littérature comme « un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle…

Lire la suite et voir les vidéos sur # numéro lambda # : numerolambda.wordpress.com/2009/10/03/irak-g20-canons-anti-emeute/


28/09/2009

Les pirates du vivant

Décortiquant les différentes étapes de la biopiraterie – depuis la chasse aux gènes jusqu’au verrouillage économique du brevet – le film adopte la forme du reportage d’investigation dans lequel les difficultés de l’enquête font partie du matériaux narratif. Pour gagner du temps et de l’argent, c’est chez les chamans d’Amazonie, du Népal ou de l’Alaska que les  » bio-prospecteurs  » vont aller frapper. Il n’y aurait rien de choquant à cela, si les émissaires des grandes compagnies occidentales opéraient dans la transparence.Et c’est précisément parce que la bio-prospection s’opère systématiquement dans le mensonge et la tromperie que l’on parle de  » bio-piraterie « . Evidemment, les communautés indigènes, et les nations dont elles dépendent, n’ont pas tardé à découvrir le pot aux roses, et la résistance s’organise. C’est ainsi qu’en Bolivie, la puissante Confédération indienne mène un travail de sensibilisation auprès de ses communautés pour qu’elles l’alerte dès qu’un bio-prospecteur camouflé se présente chez elles. Parallèlement, elle réfléchit avec le Gouvernement bolivien à la mise en place d’un registre national de la biodiversité dont la commercialisation pourrait être assurée par un organisme bipartite, associant les communautés indigènes…

Voir le reportage passé sur Arte sur voirDoc.com : www.voirdoc.com/streaming/societe/faits-de-societe/les-pirates-du-vivant

Posté par xmx.


03/08/2009

Effet boomerang chez Monsanto

Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

[...] Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.

Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.

Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal Si ces phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?

Lire l’article de Sylvie SIMON sur Altermonde-sans-frontières : altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10632

Posté par Michel.


29/07/2009

ça suffit : il est temps de boycotter Israël, par Naomi Klein


Dans cette tribune, publiée le 7 janvier sur le site de l’hebdomadaire états-unienThe Nation, puis dans le quotidien britanniqueThe Guardian, l’activiste canadienne Naomi Klein prend parti en faveur d’un boycott d’Israël, boycott dont la nécessité a été rendue plus pressante par l’offensive militaire israelienne de décembre 2008 à Gaza. Nous publions à la suite de cet appel la réaction de Robert Pollin, co-directeur du Political Economy Research Institute de l’université de Massachusetts, ainsi que la réponse que lui a faite Naomi Klein.

Il est temps. Plus que temps. La meilleure stratégie pour mettre un terme à l’occupation tous les jours plus sanglante d’Israël est que cette occupation devienne la cible d’un mouvement mondial du même ordre que celui qui précipita la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud. En juillet 2005, une grande coalition de groupes palestiniens conçut un plan pour mener ce projet à terme. Elle appela tous « les gens de conscience, de toute la planète, à imposer un boycott massif à Israël et à mettre en oeuvre des initiatives de désinvestissement, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid». Ainsi naissait la campagne « Boycott, désinvestissement et sanction » BDS…

A lire sur La REVUE internationale des LIVRES et des idées : revuedeslivres.net/articles.php?id=319


23/07/2009

Lettre des Yes Men au Festival de cinéma de Jérusalem

Classé dans : altermondialistes, culture, désintoxicant, exclusions, libertés, paix, politics — Mots-clefs : @ 12:06

Nous avons le regret de dire que nous avons pris la difficile décision de retirer notre film, « The Yes Men Fix the World » du Festival de cinéma de Jérusalem, en solidarité avec la Campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions [BDS].

Cette décision n’est pas chose facile, car nous nous rendons compte que le festival est opposée à la politique de l’État d’Israël, et nous ne voulons pas pénaliser les progressistes qui déplorent la violence étatique commise en leur nom.

Cette décision n’est pas facile à prendre, car nous nous sentons une forte affinité avec de nombreuses personnes en Israël, partageant avec eux nos racines juives, ainsi que le traumatisme de l’Holocauste, dans lequel nos deux grands-pères sont morts. Andy a vécu à Jérusalem pendant un an il y a longtemps ; il peut encore se débrouiller en hébreu, et il y compte plusieurs amis. Et Mike a toujours voulu garder un lien avec les racines de sa culture.

Mais en dépit de tous ces sentiments, nous ne pouvons pas abandonner notre mission en tant que militants. Dans les années 1980, il y a eu un appel émis par la population de l’Afrique du Sud et destiné aux artistes et à d’autres pour boycotter ce régime, et cela à contribué à en finir avec l’Apartheid.

Aujourd’hui, il y a un appel clair au boycott venant de la société civile palestinienne. Y obéir est notre seul espoir, en tant que cinéastes et militants, à aider à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il respecte le droit international…

A lire sur le site de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) : www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=575

www.theyesmen.org/


20/07/2009

Ni optimiste ni pessimiste

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, santé, écologie @ 10:35

Depuis que je me suis plongé dans la recherche de renseignements crédibles pour écrire Mal de Terre, depuis que je fais part, dans mes conférences, des préoccupations qui sont devenues les miennes, on me demande souvent: «Êtes-vous optimiste? Êtes-vous pessimiste?»

Mes interlocuteurs ne sont pas loin de penser que «nous n’y arriverons jamais».

Certains ont peut-être envie de renoncer avant même d’avoir essayé de changer quelque chose.

Il est vrai que, dans l’histoire de l’humanité, l’espèce humaine n’a jamais connu pareille époque. Jamais nos ancêtres n’ont pu mesurer à quel point la pérennité de notre espèce est tributaire de l’existence des autres espèces, végétale et animale, et des «bons et loyaux services» de la nature…

Imaginons qu’un «dictateur éclairé», prenant conscience que l’avenir de l’humanité passe par un changement radical des comportements, donne l’ordre de tout changer: tout le monde obéit au doigt et à l’oeil. Les voitures restent au garage, les bus et les trams se multiplient, les friches industrielles deviennent des jardins potagers de proximité et les habitants, des planteurs d’arbres. Ils planteraient même des pavots si le dictateur le leur imposait…

Lire l’article de Hubert Reeves sur Canoe : www.canoe.com/infos/chroniques/hubertreeves/archives/2009/06/20090628-081800.html

Posté par xmx.


30/06/2009

Bienvenue chez per.sonn.es

per.sonn.es est un projet artistique visant à créer le premier réseau social entièrement fictif d’Internet.

Les « membres » de ce réseau social sont créés par combinatoire à chaque visite du site — qu’il s’agisse d’un visiteur humain ou d’un robot d’indexation. Ils sont détruits instantanément. Leur existence n’est qu’une illusion informatique, une persistance rétinienne à l’ère du fichage social.

per.sonn.es sème un peu de pagaille dans les fiches bien ordonnées de la dataveillance commerciale et policière.

Contrairement aux apparences, per.sonn.es ne contient strictement aucune donnée personnelle. Inutile de saisir la CNIL ! Si vous vous êtes vu, c’est uniquement parce que vous vous y êtes regardé — comme dans un miroir.

En cherchant bien chez per.sonn.es, on trouve des œufs de Pâques.

À l’évidence, per.sonn.es s’inspire des Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau.

Comment ça marche ?

À partir d’une liste des noms et prénoms les plus courants, un algorithme assigne de façon arbitraire à chacun de ses membres :

  • un âge
  • une liste d’amis
  • une « pensée »
  • une info du moment (news fournies par rezo.net)
  • une photo (choisie sur Flickr selon les critères tag=portrait, tag=homme ou tag=femme, et bien sûr licence=Creative Commons)

L’arbitraire ici n’est jamais aléatoire : il est produit par une formule mathématique reproductible, de façon à ce qu’une « fiche » de per.sonn.es soit relativement stable dans le temps. Certes, les « amis » changent de temps à autre. L’avatar, lui, évolue quand de nouvelles photos sont postées sur Flickr.

L’interface utilisateur est faite de manière à créer l’illusion, puis à soulever le doute.

Bienvenue chez per.sonn.es


23/06/2009

Et l’écologie devint farce électorale… (2/2)

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, politics, écologie @ 09:29

L’écologie comme science, petit rappel

Le vocable, mis à toutes les sauces et tant galvaudé, a perdu son sens initial et didactique. Il n’est pas certain que tout un chacun sache, ou se souvienne, que l’écologie est une discipline scientifique et non idéologie soucieuse de l’environnement, pour la défense de la Nature, la protection des espèces, la veille des ressources naturelles, et encore moins un courant politique chargé de veiller sur la planète, de lutter contre les pollutions, le nucléaire, le réchauffement climatique, de revendiquer des valeurs sociales plus équitables, une justice économique, l’autonomie des peuples, un nouvel ordre du commerce… Il n’y a pas si longtemps, l’écologie comme slogan de manifestations revendicatives, voire label de produit commercialisé, pouvait surprendre l’écologue qui ne voyait guère le lien possible entre l’étude des relations entre une plante ou un animal et son habitat, et le mariage homosexuel ou la qualité prétendue d’un pavillon de banlieue ou d’une lessive biodégradable ! Le flou sémantique et les confusions épistémologiques résultant de diverses acceptions d’un même mot, sont parfois lourds de conséquence dans l’actuel contexte du savoir nivelé par le bas. Autrement dit et en musique : « Les mots que vous employez n’étant plus « les mots », mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience », chantait Léo Ferré…

A lire sur La revue des ressources : www.larevuedesressources.org/spip.php?article1227


10/06/2009

Gâchi-mètre étalon en pain jeté

Le « Gachi-mètre Etalon », une colonne de 4 mètres de hauteur,
en résine et tranches de pain récupérées sur les plateaux du restaurant scolaire

L’Education Socioculturelle ce beau métier que j’exerce, m’a permis de réaliser un projet avec une classe, un artiste, un collectif mobilisé, pour que nous aboutissions au « Gâchi-mètre étalon », déposé devant la Bourse de Paris le 2 juin 2009. Il est constitué du pain jeté chaque jour par les utilisateurs du Service Commun de Restauration (SCR), dont une partie sont des élèves du lycée agricole où je travaille, l’Ecole Nationale d’Industrie Laitière et des Biotechnologies de Poligny (Jura).

Gâchi-mètre étalon

Cette colonne de pain suscite l’engouement chez tous les visiteurs extérieurs qui déjeunent au SCR. L’un d’eux Gilles Fumey, géographe de l’alimentation, a présenté ce projet à ses connaissances, dont JP Géné journaliste gastronomique du MONDE 2. Il est venu jusqu’à Poligny, enthousiasmé par valeurs portées par l’œuvre. Il a rencontré les étudiants et Pierre puis rédigé une de ses chroniques.

Gâchi-mètre étalon

Pierre DUC avait eu l’idée d’installer la colonne au Pavillon de Breteuil où sont étalonnés les poids et mesures. Finalement, Marie-Ange du CCFD (Comité Catholique Contre la Faim et pour le développement) m’ayant rapporté une action de l’ONG devant la Bourse, nous avons opté pour ce lieu, emblématique de la spéculation. La pire, lorsqu’elle touche les produits de première nécessité. La visite de JP Géné nous a re-mobilisé pour concrétiser ce projet.

Gâchi-mètre étalon

Le Directeur de l’Ecole, Serge Abadie, nous a soutenu : le 2 juin à 5h, nous partions vers Paris !! JP GENE m’avait donné les coordonnées d’Alice Le Roy, qui m’a mise en contact avec Annie Lahmer, qui travaille avec Jacques Boutault, maire du 2eme arrondissement de Paris. Cette mairie « verte » s’est engagée à nos côtés… avec leur soutien, leur accueil, leur aide, notre installation place de la Bourse a été un réel plaisir.

Le message induit par « Gâchi-mètre étalon » a été porté par toutes ces personnes, sans qui il serait resté cantonné à notre structure scolaire. Mais ce travail collectif, a pris forme en 2005 avec Bruno Fas le chef et toute l’équipe de cuisine. A chaque rentrée, à leur invitation je fais visiter la « cantine » à tous les nouveaux arrivants. Les trois chefs nous reçoivent, ils expliquent leur travail, comment fonctionne le SCR. Le service de la Vie Scolaire de l’Ecole accompagne la démarche. Nous présentons le personnel, expliquons d’où viennent les produits utilisés et qu’en gaspillant le moins possible les achats gagnent en qualité.

Gâchi-mètre étalon

Nous sommes avant tout une communauté éducative, l’éducation à l’environnement et à la prise en compte du développement d’autres pays (avec coopération internationale menée par l’enseignement agricole) fait partie de nos missions. Derrière cette action, il y a le souhait que l’impact écologique du gaspillage soit réduit et celui de la prise de conscience que la nourriture en abondance dans nos pays est aussi le fruit d’une injuste répartition des ressources, à l’échelle du monde.

Bruno Fas, avait déjà constaté qu’en faisant stoker le pain jeté, la quantité de pain déposée sur les plateaux, puis négligemment jeté, diminuait. Nous avons convenu de marquer les esprits : pendant 2 mois, le pain a été accumulé, au fil des repas soit 1400 repas midi/soir et 400 petits déjeuners… les repas sont très bons et suffisants, ça en fait des croûtons de pain que finalement les jeunes ne mangent pas ! Et puis, quel emblème plus parlant que le pain pour symboliser la nourriture en général ?

Gâchi-mètre étalon

Deux mois de patience pour toute l’équipe de cuisine, au milieu des 2 silos de fortune installés par les cuisiniers : le pain jeté diminue, les restes sur les plateaux également. Que faire de cette accumulation, pour que perdure cet impact ?

Le référentiel de l’enseignant animateur en Education Socioculturelle prévoit la médiation artistique. Quoi de plus simple que d’inviter un artiste et d’imaginer une action avec une classe ? Bruno Bouche, un des chefs, m’a proposé de contacter Pierre DUC, artiste jurassien qui est un excellent pédagogue, pour enrésiner les tartines et conduire l’approche artistique.

fabrication

Pierre a accompagné les BTSA (A pour agricole) Innovation Produits Alimentaire en 1ère année, les a invité à créer cette œuvre d’art. Ils ont cheminé, enrésiné. Pierre a proposé ce concept de « Gâchi- mètre étalon ».

En février 2008 nous avons inauguré la colonne : 4 mètres de hauteur, 80 kilos !! Et toute l’équipe de cuisine s’est mise en quatre comme toujours… Elle a préparé du pain perdu au curry et au chocolat, pour le vernissage auquel ont participé les représentants des 2 Lycées et les personnalités représentant des collectivités, dont le Conseil Régional de Franche-Comté qui a financé l’action par le FRAPIL, Fond Régional d’Aide au Projet Lycéens Innovants.

Gâchi-mètre étalon

Notre aventure parisienne a porté sens, notre action a été connue du grand public. Il reste à ce qu’elle serve plus largement pour faire changer la restauration collective vers l’utilisation de produits locaux, biologiques, serve à diminuer le gaspillage, encourage le compostage des déchets… et qui sait  à soutenir une action de fond pour que les richesses alimentaires soient mieux réparties ? Le 29 septembre prochain, la colonne sera installée à la Banque Alimentaire de Besançon, pour marquer les 25 ans de sa création… un autre emblème.

Gâchi-mètre étalon

Cette action globale devant la Bourse est le fruit d’un travail collectif, d’un engagement, d’une prise de position. J’en remercie chacun, l’équipe de cuisine, les jeunes de la classe BTSA IPA, Pierre, Gilles, JP Géné, Annie… et tous ceux que j’ai cité.

Voir toutes les photos prises par sté de l’évènement sur valafenn : valafenn.free.fr/gachi-metre-paris-09/index.html

Télécharger le dossier du projet et de la fabrication du Gâchi-mètre étalon au format pdf : khepra.free.fr/loup_voyou/wp-images/gachimetre_etalon.pdf

Voir les photos de la fabrication : khepra.free.fr/loup_voyou/index.php/fabrication-du-gachi-metre-etalon/

Télécharger et lire les articles du Monde 2 : khepra.free.fr/loup_voyou/wp-images/monde2edition-du-28-05-09.pdf et du Progrès au format pdf : khepra.free.fr/loup_voyou/wp-images/une-progres-editionjura-du-04-06-2009.pdf

Michèle


19/05/2009

Les autoréductions, une pratique de lutte en pleine croissance ?

Une autoréduction, c’est quoi ?

Ce mot sert à qualifier, en France, des pratiques diverses, mais qui ont un point commun : satisfaire nos besoins de manière gratuite ou moins chère, dans une démarche collective. S’y rattachent donc les actions, parfois nommées réquisitions, que les collectifs de précaires mènent souvent avant les fêtes de fin d’année pour obtenir de quoi alimenter leur réveillon sans débourser l’argent qu’ils n’ont pas (voir ci-dessous le récit des actions à Rennes et Buenos Aires en décembre 2008), les grèves de loyer utilisées par les locataires de logements sociaux ou les résidents de foyers, les luttes pour obtenir des réductions ou la gratuité pour les transports en commun, l’électricité et le gaz, la culture et les loisirs…

Cette forme de lutte est aussi vieille que le mouvement ouvrier : les « déménagements à la cloche de bois » pratiqués à la fin du 19ème siècle (quitter son logement sans payer son loyer et avant que le propriétaire fasse saisir les meubles) en sont un exemple…

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article734


Une indocilité contagieuse

Il est rare que les anarchistes ne participent pas, avec d’autres, aux luttes sociales. Mais, des Bourses du travail à l’amour libre et du syndicalisme révolutionnaire à l’insoumission, ils sont également à l’origine de formes nouvelles de subversion de l’ordre établi.

Une indocilité contagieuse, par Claire Auzias sur Le Monde diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/2009/01/AUZIAS/16655


Appellations peu contrôlées

Pendant longtemps, les termes « anarchiste » et « libertaire » ont été indissociables aux yeux des militants, qui les revendiquaient pour définir leur positionnement dans le champ politique, ou, plus exactement, en dehors et en rupture avec lui dès lors qu’il était confondu avec la scène politicienne. Il en allait de même pour ceux qui les combattaient ou les réprouvaient : outre les gardiens officiels de l’ordre bourgeois, les membres des autres partis, de gauche ou de droite, les journalistes de toutes obédiences et l’« opinion publique » formatée par les uns et les autres s’accordaient à mettre anarchistes et libertaires dans le même sac…

Lire aussi l’article de Jean-Pierre Garnier sur le Diplo : www.monde-diplomatique.fr/2009/01/GARNIER/16742


17/05/2009

La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative          

Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l’humanité d’accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l’accomplissement des promesses du progrès, s’accompagne aujourd’hui d’une inégalité toujours accrue, d’une énorme demande sociale non satisfaite, et d’une pression croissante sur les conditions d’existence au nom du sacro saint rendement compétitif. Mais rendement de quoi ? Loin de permettre de libérer l’homme, l’intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l’humanité à sa perte. Le système économique – dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait – poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable qui nous rapproche inexorablement de l’épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brulante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l’impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB. Cela implique-t-il un retour aux privations ? Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu’une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux-tiers de ce qu’il est aujourd’hui aux USA, le sentiment de bien-être n’augmente plus en relation avec l’accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique en s’appuyant sur les travaux de l’économiste canadien Peter Victor que cela permettrait également de travailler moins. Nous publions ci-dessous la note de lecture de cet ouvrage rédigée par Charles Siegel pour Common Dreams, et fournissons le lien de téléchargement.

A lire sur ContreInfo : www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2688

Posté par miss XmX.


La grippe A, c’est la grippe de l’agro-industrie !

Attac et la Confédération Paysanne proposent une analyse commune de la crise sanitaire – et très médiatique – provoquée par la grippe H1N1. L’association altermondialiste et le syndicat paysan mettent en cause le modèle agro-industriel et le libre-échange. Grâce à la Zone de libre-échange des Amériques, « les multinationales agroalimentaires des États-Unis ont pu investir et s’implanter massivement au Mexique pour échapper aux réglementations contraignantes imposées dans leur pays. » Et ne pas respecter un minimum de règles sanitaires et environnementales.

La bataille qui s’engage sur le nom de la grippe A-H1N1 permet d’occulter, dans le déferlement médiatique, les réelles causes de l’apparition et de la propagation de ce virus. Pourtant, de plus en plus d’ONG, de chercheurs, de journalistes nord-américains et de témoignages des populations mexicaines mettent en cause le modèle agro-industriel, piloté par les multinationales et engendré par la mondialisation néolibérale.

Il n’existe aucune certitude sur l’origine précise du virus, mêlant des souches humaine, aviaire et porcine. Mais tout laisse à penser que sa transmission est fortement liée à l’agro-industrie. Cela fait des années que de nombreux scientifiques avertissent que l’industrialisation des élevages et la très forte concentration des animaux favorisent la transmission et la recombinaison virales…

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/spip.php?article572

Attac France : www.france.attac.org/spip.php?article9914

Confédération Paysanne : www.confederationpaysanne.fr/


10/05/2009

Héritiers situationnistes

Lors de l’arrestation de Julien Coupat et des personnes accusées d’avoir saboté les lignes de la SNCF à l’automne 2008, parmi tous les noms plus ou moins fantaisistes utilisés par la ministre de l’Intérieur et les services de police pour décrire la nébuleuse politico-idéologique auquel les « terroristes » appartenaient, il en est un, un seul, qui avait une certaine légitimité : celui d’ultra-gauche. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce terme n’a pas été forgé pour l’occasion, comme celui, plutôt comique, d’« anarcho-autonome ». Et même si son usage a parfois été contesté par ceux qu’il était censé désigner, il possède indubitablement une valeur descriptive. En effet, bien qu’ils soient restés attachés au projet communiste, les mouvements qu’on regroupe sous le nom d’« ultra-gauche » se sont toujours démarqués de l’extrême gauche par leur opposition à Lénine, à Trotski et à leurs héritiers. Ce qui particularise également l’ultra-gauche, c’est la critique, voire le rejet pur et simple, des modes d’action propres à l’extrême gauche – qu’il s’agisse de l’organisation en partis ou en syndicats, du parlementarisme ou du soutien aux luttes antifascistes ou de libération nationale. L’ultra-gauche a toujours privilégié des formes d’organisation anti-hiérarchiques basées sur la démocratie directe, et la concentration de toutes ses forces en direction d’un seul but : la révolution. En effet, vouant aux gémonies les formations d’extrême gauche traditionnelles, la mouvance impliquée dans Tiqqun et ses avatars successifs ne se reconnaissait que dans un Parti « imaginaire » : le parti de ceux « qui choisissent de vivre dans les interstices du monde marchand et refusent de participer à quoi que ce soit qui ait rapport avec lui ». Ce qui ne l’empêchait pas de reprendre la question du communisme à nouveaux frais, non pas comme système politique ou économique – « Le communisme se passe très bien de Marx. Le communisme se fout de l’URSS » – mais comme instauration d’une forme de communauté authentique : « Une chose m’est propre dans la mesure où elle rentre dans le domaine de mes usages, et non en vertu de quelque titre juridique. La propriété légale n’a d’autre réalité, en fin de compte, que les forces qui la protègent. La question du communisme est donc d’un côté de supprimer la police, et de l’autre d’élaborer entre ceux qui vivent ensemble des modes de partage, des usages. » L’Appel

Plus exactement – et les services de police l’ont reconnu eux-mêmes – Tiqqun, Coupat et alii s’inscrivaient dans la filiation de l’Internationale situationniste I.S., un mouvement singulier à tous points de vue : Guy Debord, qui en fut l’un des principaux meneurs, le définissait en 1963 « à la fois comme une avant-garde artistique, une recherche expérimentale sur la voie d’une construction libre de la vie quotidienne, enfin une contribution à l’édification théorique et pratique d’une nouvelle contestation révolutionnaire » [4]. Né dans les années 1950 de la rencontre entre plusieurs artistes issus du surréalisme et du lettrisme, ce groupe en était venu progressivement à adopter les positions politiques de l’ultra-gauche de son temps ; une trajectoire singulière qui s’explique tout autant par sa rencontre avec certains intellectuels marxistes « hérétiques » Henri Lefebvre, Cornelius Castoriadis, etc., que par son ardente recherche des moyens susceptibles de rendre la vie intégralement poétique, par-delà les limites que lui impose un certain ordre du monde social…

A lire sur le tigre : www.le-tigre.net/Heritiers-situationnistes.html#nh1-11

Lire aussi l’article de wikipedia sur l’Internationale situationniste : fr.wikipedia.org/wiki/Internationale_situationniste


06/05/2009

Pourquoi une faim galopante au XXIe siècle et comment l’éradiquer ?

Eradiquer la faim, c’est tout à fait possible. Les solutions fondamentales pour atteindre cet objectif vital, passent par une politique de souveraineté alimentaire et une réforme agraire. C’est-à-dire nourrir la population à partir de l’effort des producteurs locaux, tout en limitant les importations et les exportations.

Il faut que la souveraineté alimentaire soit au cœur des décisions politiques des gouvernements. Il faut se baser sur les exploitations agricoles familiales utilisant des techniques destinées à produire des aliments dits « bio » (ou « organiques »). Cela permettra en plus de disposer d’une alimentation de qualité : sans OGM, sans pesticides, sans herbicides, sans engrais chimiques. Mais pour atteindre cet objectif-là, il faut que plus de 3 milliards de paysans puissent accéder à la terre en quantité suffisante et la travailler pour leur compte au lieu d’enrichir les grands propriétaires, les transnationales de l’agrobusiness et les commerçants. Il faut aussi qu’ils disposent, grâce à l’aide publique, des moyens pour cultiver la terre (sans l’épuiser).
Pour ce faire, il faut une réforme agraire, réforme qui manque toujours cruellement, que ce soit au Brésil, en Bolivie, au Paraguay, au Pérou, en Asie ou dans certains pays d’Afrique. Une telle réforme agraire doit organiser la redistribution des terres en interdisant les grandes propriétés terriennes privées et en fournissant un soutien public au travail des agriculteurs.

Il est important de souligner que le FMI et surtout la Banque mondiale ont d’énormes responsabilités dans la crise alimentaire car ils ont recommandé aux gouvernements du Sud de supprimer les silos à grains qui servaient à alimenter le marché intérieur en cas d’insuffisance de l’offre et/ou d’explosion des prix. La Banque mondiale et le FMI ont poussé les gouvernements du Sud à supprimer les organismes de crédit public aux paysans et ont poussé ceux-ci dans les griffes des prêteurs privés (souvent de grands commerçants) ou des banques privées qui pratiquent des taux usuriers. Cela a provoqué l’endettement massif des petits paysans, que ce soit en Inde, au Nicaragua, au Mexique, en Egypte ou dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Selon les enquêtes officielles, le surendettement des paysans qui touche les paysans indiens est la cause principale du suicide de 150 000 paysans en Inde au cours des dix dernières années. C’est un pays où précisément la Banque mondiale s’est employée avec succès à convaincre les autorités de supprimer les agences publiques de crédit aux agriculteurs. Et ce n’est pas tout : au cours des 40 dernières années, la Banque mondiale et le FMI ont aussi poussé les pays tropicaux à réduire leur production de blé, de riz ou de maïs pour les remplacer par des cultures d’exportation (cacao, café, thé, bananes, arachide, fleurs…). Enfin, pour parachever leur travail en faveur des grandes sociétés de l’agrobusiness et des grands pays exportateurs de céréales (en commençant par les Etats-Unis, le Canada et l’Europe occidentale), ils ont poussé les gouvernements à ouvrir toutes grandes les frontières aux importations de nourriture qui bénéficient de subventions massives de la part des gouvernements du Nord, ce qui a provoqué la faillite de nombreux producteurs du Sud et une très forte réduction de la production vivrière locale.

En résumé, il est nécessaire de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire et la réforme agraire. Il faut abandonner la production des agro-carburants industriels et bannir les subventions publiques à ceux qui les produisent. Il faut également recréer au Sud des stocks publics de réserves d’aliments (en particulier de grains : riz, blé, maïs…), (re)créer des organismes publics de crédit aux agriculteurs et rétablir une régulation des prix des aliments. Il faut garantir que les populations à bas revenu puissent bénéficier de bas prix pour des aliments de qualité. L’Etat doit garantir aux petits producteurs agricoles des prix de vente suffisamment élevés afin de leur permettre d’améliorer nettement leurs conditions de vie. L’Etat doit également développer les services publics dans les milieux ruraux (santé, éducation, communications, culture, « banques » de semences…). Les pouvoirs publics sont parfaitement à même de garantir à la fois des prix subventionnés aux consommateurs d’aliments et des prix de vente suffisamment élevés pour les petits producteurs agricoles afin qu’ils disposent de revenus suffisants…

Lire l’interview de Damien Millet et Eric Toussaint sur CADTM, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde : www.cadtm.org/spip.php?article4336


05/05/2009

Leçons d’émancipation : l’exemple du mouvement des logiciels libres

Un mouvement ne parle que rarement de lui-même. Il agit, propose, théorise parfois sa propre pratique, mais ne se mêle qu’exceptionnellement de la descendance de son action dans les autres domaines, qu’ils soient analogues, tels ici les autres mouvement dans le cadre de la propriété immatérielle, ou qu’ils soient plus globalement anti-systémiques. Les incises sur le rôle politique du mouvement du logiciel libre dans la phase actuelle et sa puissance d’émancipation ne sont donc que mes propres interprétations… même si une large partie du mouvement en partage, si ce n’est l’expression, du moins le substrat. Mais d’autres, pourtant membres du même mouvement, et construisant eux aussi le bien commun du logiciel libre pourraient penser que leur motifs d’adhésion et leur objectifs restent largement différents, considérant l’élaboration de logiciels libres comme une autre approche de l’activité capitalistique et de marché, mais qui leur semble plus adaptée au travail immatériel. Approche « pragmatique » et approche « philosophique » ne sont pas incompatibles, c’est du moins la principale leçon politique que je pense tirer de ce mouvement et de son impact plus global sur toute la société. Car si un mouvement ne parle pas de lui-même, il « fait parler » et exprime autant qu’il ne s’exprime. Le mouvement des logiciels libres, et ses diverses tendances, est plus encore dans ce cas de figure, car son initiateur, Richard M. Stallman n’hésite pour sa part jamais à placer les fondements philosophiques au coeur de l’action du mouvement.
[...]

Le mouvement des logiciels libre a fait la révolution, créé de nouveaux espaces de liberté, assuré un basculement des pouvoirs et libéré plus largement autour de lui ce qui aurait pu devenir un ordre nouveau, balisé par les décisions de quelques entreprises. Comme toute révolution, elle est fragile, comporte des zones d’ombres, des « risques » de dérapages ou de récupération. Mais avant tout, comme les révolutions sociales, elle est un formidable espoir qui va ouvrir à la joie du monde non seulement les acteurs, mais tous les autres courants entraînés dans la dynamique, comme nous le verrons plus loin.

Le mouvement des logiciels libres met en avant la notion de « biens communs » : créés par des communautés, protégés par ces communautés (licence GPL, activité de veille permanente pour éviter les intrusions logicielles [5]) et favorisant l’élargissement des communautés bénéficiaires. La gouvernance des biens communs, surtout quand ils sont dispersés à l’échelle du monde et de milliards d’usagers, est une question centrale pour la redéfinition de l’émancipation. Le mouvement des logiciels libres montre que cela est possible…

A lire sur Attac France : www.france.attac.org/spip.php?article9864


03/05/2009

Ne dites pas à ma mère que je suis militant, elle croit que je suis terroriste


Notre démocratie oscille entre légitime défense et paranoïa sécuritaire. La qualification de « terroriste » se dilate et rogne de plus en plus la liberté d’association, d’expression ou de religion.

Près de huit ans après les attentats du 11 septembre 2001, ne serait-il pas temps de s’arracher à la stupeur qu’ils ont déclenchée, et qu’a contribué à entretenir le ressassement hypnotique de leurs images de pénétration et d’effondrement ? Ne serait-il pas temps de recommencer à penser à partir d’un concept – le terrorisme – dont l’énoncé même, la charge affective qu’il charrie, et l’hébétude qu’il provoque, ne favorisent guère le recul analytique ? En l’occurrence, penser à partir de ce concept, c’est aussi penser contre lui, en décodant les jeux rhétoriques auxquels il se prête et les effets de réel que produisent ceux-ci. En effet, si le terrorisme fait partie de ces concepts instables dans leur définition et flous dans leur périmètre, les conséquences de son maniement par les discours politique, judiciaire et médiatique sont en revanche particulièrement claires et concrètes. Elles tiennent dans un estompement progressif de la frontière entre contestation sociale et criminalité, un rétrécissement parallèle du champ des discours dicibles et entendables, et plus globalement une « politique de dépolitisation » qui transforme en ennemis à abattre, non seulement une poignée de groupuscules violents et sans assise sociale, mais aussi des mouvances plus larges et légitimes : des altermondialistes liégeois, hier, Greenpeace, aujourd’hui. Les syndicats demain ?

Lire sur Lalibre.be : www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=499093


Un ordre à faire tomber

C’est raté. Nous n’avons pas eu peur des terroristes « anarcho-autonomes » tissant des réseaux internationaux. Cette irruption si brutale, si grossière, de la police politique nous a poussés à mettre des mots sur nos amertumes, à sortir de nos isolements.

Dès le lendemain des arrestations, les comités de soutien ont fleuri comme des crocus après le dégel. Sans concertation ni mot d’ordre, la contagion a opéré : concerts, débats, rencontres, soirées… Partout, le soutien a réuni des dizaines, des centaines de personnes.

C’est raté. C’était trop gros, peut-être. Personne n’a voulu croire que celles et ceux qu’on accusait d’avoir débranché des TGV étaient des brutes sanguinaires qui fomentaient de terribles attentats. L’affaire de Tarnac a été un déclic. Parce que nous avions oublié qu’on traitait ainsi les ennemi-e-s politiques, oublié que quelques intentions radicales pouvaient mener si officiellement dans vos geôles. Nous ne savions pas non plus que ce qui représente à vos yeux un si grand danger était isolable dans une fantasmatique mouvance. Nous avons senti, différemment, de maints endroits, épidermiquement, que quelque chose clochait. Et si ces arrestations mettent à jour une volonté de terroriser, elle ne vient pas des personnes inculpées. Il y a une étrange résonance, partout où nous évoquons l’affaire qui ici nous occupe…

A lire sur le site de Soutien aux inculpés du 11 Novembre : www.soutien11novembre.org/spip.php?article433


Jacques Grémoux : « La chaussure est le cocktail Molotov de notre temps »

Le lancer de chaussures est en passe de devenir une arme de contestation planétaire. Pourtant, jusqu’à maintenant, le « take my shoes in your face, you bloody bastard » – ainsi que le nomment ses pratiquants anglo-saxons (en France, on parle plutôt de « fusils à pompes ») – n’a pas fait l’objet des études exhaustives qu’il méritait. Si la pratique prend de l’ampleur, sa réception médiatique est tiédasse : on rigole, on voit ça comme un truc innocent, on se refile le lien vidéo en gloussant et on change de sujet. Grave erreur.

Une étude approfondie des événements montre en effet que le phénomène est désormais consubstantiel des formes contemporaines de lutte sociale. Le jet de chaussures serait en passe de remplacer celui du pavé, voire du cocktail Molotov, dans l’imaginaire de la révolte. Retour sur le phénomène avec le professeur Jacques Grémoux, spécialiste de la rébellion post-moderne et membre d’honneur du collège d’anarcho-pataphysique…

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article390


28/04/2009

Une bonne vidéo des Guignols vaut mieux qu’un long discours !

Comment le capitalisme gère les crises…


LA VERITE EST PARFOIS AMERE…..

Sur Oulala.net : www.oulala.net/Portail/spip.php?article4034


23/04/2009

L’Inde et l’Occident

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, nord/sud, politics @ 13:19

Du 15 avril au 13 mai, 714 millions d’Indiens vont élire leurs députés 543. Dans ce pays aux prises avec la crise, nul ne peut prédire l’issue de ce scrutin. Quels sont les évolutions du pays et ses liens à l’Occident ? Lors du colloque annuel organisé par Le Monde diplomatique et les Carrefours de la pensée, au Mans, du 13 au 15 mars, Jean-Luc Racine a analysé ces rapports. Nous publions sa conférence.

Le rapport de l’Inde d’aujourd’hui à l’Occident peut être analysé au crible de plusieurs filtres. J’en retiendrai trois : 1/ celui de l’histoire nationale et de la genèse de la modernité indienne ; 2/ celui du mouvement des idées qui nourrit, en Inde et ailleurs, la réflexion sur l’universalité conçue par l’Occident et remise en cause par divers courants de pensée, en partie nés en Asie ; 3/celui de la géopolitique et de la posture que prend ou que prendra l’Inde sur deux espaces emboîtés : le tablier de go sur lequel se déploient les nouvelles compétitions inter-asiatiques liées à la montée en puissance de la Chine, et l’échiquier mondial sur lequel, après le système Bush, l’administration Obama s’efforce de préserver la suprématie américaine par une approche moins unilatéraliste des problèmes…

Lire la conférence sur Planète Asie – Les blogs du Diplo : blog.mondediplo.net/2009-04-15-L-Inde-et-l-Occident


05/04/2009

Strasbourg : à force de provocations policières, le feu aux poudres…

Jeudi déjà, une manifestation assez brouillonne s’était conclue par une véritable chasse à l’homme policière. Hier, la pression est encore montée d’un cran entre les forces de l’ordre et les participants au contre-sommet de l’Otan. Après une provocation de trop – le blocage de l’entrée du camp – , de violents affrontements ont eu lieu, opposant manifestants et CRS.

Ils ne faisaient pas le poids, les clowns. Grenades assourdissantes contre gros nez rouges, canons à eau contre perruques multicolores, autant dire souliers de bronze contre pieds d’argile. En clair, les CRS avaient tout loisir de jouer les guerriers, dispersant violemment – après les deux ou trois sommations d’usage – les pitres sympathiques qui leur faisaient face.

Quelques lacrymos, quelques gros pétards policiers destinés à faire autant de bruit que de peur, et zou : cette manifestation qui n’en était pas une, excursion joyeuse d’une trentaine de clowns venus du camp de Ganzau – base arrière des participants au contre-sommet de l’Otan – , était stoppé net en plein quartier du Neuhof, dispersée sans égards, matée sans difficulté. Mais voilà : s’il est facile pour une centaine de robocops policiers de faire étalage de leur puissance face à des nez rouges pacifistes, les mêmes font moins les malins quand les jeunes de la cité prennent le relais. Voire plus du tout, hein…

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article352


QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire

Nouvelle série – numéro 29 – Avril 2009

Nos maîtres policiers n’hésitent jamais à s’investir dans la tâche répressive à laquelle ils s’adonnent avec une évidente satisfaction. Faire la chasse aux contestataires “invisibles”, traquer les “voyous” des banlieues, expulser un maximum de sans papiers, ne suffit pourtant pas à la satisfaction de nos fins limiers. Fort heureusement, les fichiers policiers explosent, jusqu’à risquer de devenir inexploitables, tellement les “clients” concernés peuvent y figurer par erreur. Dans ce pays, jadis patrie des Droits de l’homme, il n’est plus un secteur de la vie quotidienne qui ne soit constamment épié par une officine policière. Certaines d’entre elles piétinent les même plates-bandes, se trouvant ainsi en concurrence : ce qui pourrait susciter un retour à la guerre des polices. Nous sommes effectivement sous contrôle actif. Que celui qui n’est pas défavorablement connu des services de police lève le doigt Cela ne suffit pas. Il est indispensable de prévoir de quoi seront faits les lendemains policiers. Mais non, il n’est pas question d’augmenter les effectifs de la Grande Maison car, en ces temps de récession, les économies sont à l’ordre du jour. Il serait surtout envisagé de se pencher sur la forme que pourrait prendre la délinquance future. Sans oublier le grave danger représenté par les millions de “réfugiés climatiques” qui, bientôt, ne manqueront pas de menacer l’ordre public dans les pays encore relativement protégés des ouragans et de la montée des eaux. Ne riez pas. Une récente enquête, publiée dans Le Monde, nous informait que la ministre de l’Intérieur, Michelle Alliot-Marie, venait de créer un département prospective. Au cas où… En fait, un très sérieux rapport, titré “Contexte stratégique de la sécurité intérieure à l’horizon 2025″, remis à la ministre de l’Intérieur en septembre 2008, a pour objet d’étudier “les tendances lourdes ou émergentes” en matière de sécurité. Dès le mois de février 2009, une étude plus précise sur “le vieillissement de la population et les besoins de la sécurité intérieure”, s’inquiétait de la possible criminalité des plus de soixante ans. Il fera bon vivre au pays de la liberté au cours des prochaines décennies. Une certitude : la réalité ne tardera pas à dépasser la fiction…

Lire le terrifiant bulletin de la veille sur le dérapages de plus en plus nombreux de l’autorité sur QUE FAIT LA POLICE ? : http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=260


04/04/2009

Retour dans l’Otan : tropisme atlantiste et choc des civilisations

Notre président a beau jurer le contraire, se perdre en dénégations virulentes, l’affaire est entendue : la politique étrangère française ne saurait être guidée par d’autres impératifs que la défense contre le « danger islamique ». Un alignement stratégique aux forts relents de « guerre des civilisations » et qui promet de belles croisades en compagnie des autres alliés de la famille occidentale. L’axe du bien peut compter sur nous…

Il s’en défend : « Certains me disent (…) que la France s’engagerait dans une ’guerre des civilisations’, rien que cela, contre les Musulmans. (…) Mensonges ! Mensonges ! Contre- vérités ! On n’informe pas une grande nation démocratique par des mensonges. » Et encore, toujours lors de ce colloque de la Fondation pour la recherche stratégique du 11 mars dernier : « Quant à l’Alliance atlantique, elle ne fait pas la ’guerre des civilisations’« , promet Nicolas Sarkozy, assurant du même élan que « c’est l’OTAN qui défend le peuple afghan contre le retour des Talibans et d’Al Qaïda« .

« Mensonges » ? « Contre-vérités » ? Le président pourra multiplier les dénégations indignées, il ne saurait convaincre. Tant il n’est au fond qu’une réelle motivation à la réintégration de la France au sein du commandement militaire intégré de l’Otan : la peur des enturbannés, la chocotte des basanés, la crainte des musulmans… bref, la conviction que face au « danger islamique », il convient de nous rapprocher au maximum de nos alliés naturels : les occidentaux…

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article349


01/04/2009

Big Brother Awards : et les nominés sont…

Depuis maintenant neuf ans, les Big brother Awards -dont je suis- décernent, chaque année, des “prix Orwell” à celles et ceux qui s’illustrent en matière de promotion de la surveillance, ou d’atteinte à la vie privée. Tous les dossiers sont consultables sur notre site web, et les éditions Zones en ont publié, l’an passé, une anthologie sous forme de livre (également consultable en ligne).

La prochaine cérémonie aura lieu samedi 4 avril, à la Parole Errante/La maison de l’arbre (à Montreuil, voir le communiqué), et sera retransmise en direct sur internet grâce à Regarde à vue, qui nous a pondu ce petit florilège de l’édition de l’an passé. Le ton est volontairement un peu potache (nous aimons bien rire -jaune- de ceux que nous “récompensons” de la sorte), les dossiers beaucoup moins.

La liste des nominés va cette année des fichiers “RIM-Psy” du ministère de la Santé et “RNCPS” de celui du Budget à Michèle Alliot-Marie, Bertrand Delanoë, Frédéric Lefebvre, Xavier Darcos, le ministère de la Culture, en passant par des agents anonymes qui pratiquent la délation, des entreprises spécialisées dans la biométrie en établissements scolaires, l’identification des passants ou la détection de mensonges des salariés, des maires méritants et même un gérant de supermarché… (voir plus bas)

Le jury, présidé par Armand Mattelard, est composé cette année de Matthieu Bonduelle, du Syndicat de la Magistrature, Françoise Dumont, de la Ligue des Droits de l’Homme, Célia Izoard, co-auteure de La Tyrannie technologique, Anne-Lise Lebrun, du Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme (RaidH), du sociologue Mathieu Rigouste, de Michel Roger, de la Compagnie Jolie Môme, de Pascale Taelman du Syndicat des avocats de France, du biologiste Jacques Testard, et de Jérémy Zimmermann, de la Quadrature du Net.

Allez, et les nominés sont…

A voir sur BUG BROTHER : bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/03/30/big-brother-awards-et-les-nomines-sont/


25/03/2009

Hacker Space Festival #2 du 26 au 30 juin 2009

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           Le /tmp/lab annonce le second Hacker Space Festival
                         (Paris, 26-30 Juin 2009)
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Hacker Space Festival 2009 | Appel à contribution

En 2008, nous avons organisé HSF[1] au pied levé, comme une rencontre
ad-hoc de réseaux liés aux hackerspaces, à la recherche technique et
aux créations artistiques qui en émergent et aux questionnements
sociaux qui en découlent. Cette expérience soudaine s'avéra un immense
succès, tant sur les plans de l'organisation auto-gestionnaire que de
la qualité des intervenants, des rencontres et de l'ambiance chargée
d'une émotion palpable, de celle dont on dessine les plus beaux
souvenirs.

L'édition 2008 a généré une émulation forte en France, du fait de son
rôle historique de première rencontre officiellement consacrée au hack,
mais aussi en Europe avec la création du Hacker Space Bruxelles[2] dans
la foulée et le rapprochement avec The Fiber à Amsterdam et le réseau
hackerspaces.org[3]. Les initiatives d'ouverture d'espaces à Grenoble
ou Lille, ou l'annonce de la conférence FrHack[4] témoignent d'un
engouement réel dans une communauté des hackers Français vouée encore à
"l'underground" il y a peu. Nous saluons ces initiatives et leur
diversité !

Bien vite nous avons voulu réitérer l'expérience HSF : toutefois, il
était hors de question d'institutionaliser cette zone autonome
temporaire, ni d'en faire un ersatz de la précédente édition, ni encore
de la parer d'une aura "élite" ou "underground". Au contraire, nous
désirons ardemment; et notamment prolonger les explorations en tous
sens de domaines encore peu connus (voir plus bas) et privilégier la
rencontre et le partage autour d'expériences aux confluences de l'art,
de la technologie et de la politique.

La crise financière mondiale, la déliquescence de la démocratie en
Europe, l'obscurantisme, la paranoïa, l'inculture qui président à la
législation (Loi Internet et Réaction, euh, Création[5][6]) semblent un
terrain fertile à l'élaboration sensible de nouvelles formes de vies
(sociale...). Hâtons-nous de nous reposer quelques jours dans la liesse
et l'extase pour respirer un grand bol de liberté sous les parfums
indélicats de l'usine de médicaments voisine !

Car si l'espace public se réduit telle une peau de chagrin, où chaque
pas de côté devient un pas suspect, et ce, dès le plus jeune âge
(détection des comportements déviants en école maternelle), où se
déplacer sans téléphone portable devient suspect (salut à toi Julien
Coupat[7], prisonnier politique Français, en France !), il est bien un
domaine que le Léviathan a bien du mal à circonscrire et pour cause :
celui du sensible. Même les tentatives désespérées de l'Etat pour
empêcher l'expression libre et prémonitoire du sens (salut à toi la
Demeure du Chaos[8] !) ne peuvent rien contre un rire aux éclats ou un
regard complice, un baiser sensuel ou une explosion de couleurs.

La sensibilité, pourrait-on dire, est ce qui reste à l'homme lorsqu'il
n'a plus rien et le différencie de la personne morale ou de
l'institution qui en sont par essence dénuées. Ainsi, l'art reste
définitivement l'espace public à partager entre humains, et seulement
entre nous. Et s'il reste le dernier espace public à partager, nous
vous proposons de l'explorer et de l'investir lors de la prochaine
édition du Hacker Space Festival, du 26 au 30 juin à Vitry sur
Seine[9].

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  Discours d'ouverture : Sergey Grim et Larry Fake avec Eric Schmoudt
                Groogle Summer of Crode, Koh Lanta Style
       "VLC, je vote pour toi car tu as vraiment merdé quand..."

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== W A N T E D =========================================================

Focaliser sur les solutions plutôt que sur les problèmes.

 * La frontière finale (du hardware) : FPGA ouverts, reverse engineering
 * Designer Religions et les systèmes créatifs de croyance
 * WiFiDoors, conception, piratage et infection des systèmes WiFi intégrés
 * Reverse engineering d'équipements de réseaux télécoms : MSC, STP,
   commutateurs...
 * Attaques algébriques et autres attaques cryptographiques modernes
 * Drones autonomes, parasitaires et viraux
 * Essaims pour la réalité augmentée ou infectée
 * Auto-réplicateurs / auto-fabrication
 * Pénétration de systèmes embarqués : histoires et recettes
 * Réalisations plutôt qu'idées
 * Hacking et capture de FPGA & ASIC
 * Nuage+Vie privée+Logiciel Libre = le meilleur des mondes possibles ?
 * Vêtements anti-explosifs
 * Apps et hacks radio : réseaux maillés en fréquences radios couches I-III
 * Bases de données et vie privée
 * Licences et contenus ouverts : problématiques et éthiques
 * Relations institutionnelles: Lobbying ou Lèche ?
 * Protection contre les armes non-léthales (vestes anti-tasers)
 * Survivre à l'époque du Ministère de l'Immigration et de l'Identité
   Nationale
 * Visite impromptue d'un asile psychiatrique
 * Solutions libres pour la production médiatique historique(TM) (TV,
   radio, presse, DRM)
 * Capteurs de gaz et repères environnementaux
 * Construire un hackerpspace sans argent
 * Piratage de réseaux satellitaires à usage militaire : des oiseaux
   tirés en plein vol
 * Autres sujets de recherche sur la sécurité ou l'insécurité
 * Université et hackers
 * Chimie organique et fermentation
 * Une nourriture saine dans un environnement pollué
 * Production d'énergie à faible conséquence et recyclage
 * Le sandwich médiatique : des couches de merde font-elles de la bonne bouffe ?
 * Déconstruire Carla Sarkozy
 * La fabrique des tricots à faire soi-même
 * Des signes de vie dans le dépôtoir industriel
 * Hallucinogènes et informatique : peut-on programmer sous acide ?
 * Réseaux maillés (Wireless BattleMesh Royal !)
 * Sabotage légal : lorsque la démocratie nous réclame

Et tout ce qui n'entre pas dans les cases.

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== P R O P O S E R =====================================================

Envoyez vos propositions à HSF2009-CFP@lists.tmplab.org

+ Type de la proposition :

 1. conférence (45min. de présentation + 10min. pour les questions)
 2. atelier / workshop / demo (30min. à 2 heures)
 3. installation / performance (musique, plastique, son, vidéo)

Des lightning talks pourront être proposés et organisés jusqu'au
dernier moment, selon la place disponible, sur le modele BarCamp ou
Blitz Conference.

+ Information requise :

 * Titre de la proposition
 * Type (cf. ci-dessus)
 * Langage : Français ou Anglais
 * Nom du présentateur
 * Affiliation (organisation / compagnie)
 * Courte biographie
 * Résumé (5 à 10 lignes)
 * Sujets / mots-clés
 * Inclus une démo ? OUI | NON
 * Release durant le festival ? OUI | NON
 * Connexion nécessaire à l'Internet ? OUI | NON

+ Format acceptables

 * Open Document
 * PDF
 * Plain Text
 * RTF

+ Agenda

 * début des propositions    : maintenant
 * fin des propositions      : 01 mai 2009
 * notification de sélection : 07 mai 2009
 * publication du programme  : 15 mai 2009

+ Critères d'évaluation des propositions :

 1. Sujet innovant
 2. Technologie ouverte
 3. Démonstration / Live
 4. Reproductibilité DIY
 5. Potentiel jouissif

Le comité de programmation ressemble plus ou moins à celui de HSF2008
Voir : http://hackerspace.net/committee

========================================================================
== L I E U  ============================================================

/tmp/lab
6 Bis rue Leon Geffroy
94400 Vitry sur Seine
France

http://hackerspace.net/directions

========================================================================
== P A R T I C I P E R =================================================

Email  : http://lists.tmplab.org/listinfo.cgi/hsf2009-talk-tmplab.org
CFPmail: HSF2009-CFP@lists.tmplab.org
IRC    : irc://irc.freenode.net/frlab
Jabber : xmpp:hsf2009@space.cepheide.org?join
Wiki   : http://hackerspace.net/hsf2009

========================================================================
== L I E N S ===========================================================

Le CFP est disponible en ligne à http://hackerspace.net/cfp

[1]  http://hackerspace.net/hsf2008
[2]  http://hsb.wikidot.com/
[3]  http://hackerspaces.org/
[4]  http://www.frhack.org/
[5]  http://jaimelesautistes.fr/
[6]  http://laquadrature.net/
[7]  http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Coupat
[8]  http://www.demeureduchaos.org/
[9]  http://hackerspace.net/

Posté par hellekin.


28/02/2009

Le rebond du Forum social mondial

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, nord/sud, paix, politics @ 12:18

Après une situation difficile du Forum Social Mondial (FSM) en 2006, 2007, 2008, on peut parler véritablement de rebond car cette 9ème édition est un énorme succès à différents niveaux.
Tout d’abord, ce FSM a connu une très forte participation, avec 133 000 personnes enregistrées. On parle même de 140.000. C’est tout à fait considérable et cela fait du FSM à Belém un des forums les plus populaires. Il se situe au même niveau que celui tenu à Mumbai (Bombay) en Inde en janvier 2004 ou celui organisé à Porto Alegre en 2005. Il faut savoir en effet que Belém est une ville excentrée par rapport aux grandes villes brésiliennes comme São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Porto Alegre mais aussi par rapport à toute une série de pays d’Amérique latine. Belém est donc difficilement accessible : pour s’y rendre, un billet d’avion coûte cher et, en bus, il faut compter trois jours de route pour venir de Sao Paulo, cinq jours si on vient de Porto Alegre et six jours si on vient de Buenos Aires, Montevideo ou Asunción. Mumbai était beaucoup plus accessible pour les Indiens et Porto alegre pour les Brésiliens, Argentins, Uruguayens et Paraguayens.

De plus, les participants, dans leur très grande majorité, avaient moins de 30 ans. Cette jeunesse était massivement présente lors des différentes activités.

Un autre facteur de réussite lors de ce forum, était la présence très visible et très active des peuples indigènes essentiellement du bassin amazonien et des Andes.

D’autre part, ce qui indique également un rebond, c’est la recherche manifeste, par une grande partie des participants, d’explications de fond en ce qui concerne les différentes facettes de la crise actuelle, recherche combinée à la volonté de se forger une opinion personnelle et à celle de passer à l’action pour mettre en place des alternatives…

Lire l’article en entier sur CADTM : www.cadtm.org/spip.php?article4163


26/02/2009

Le boycott des produits israéliens s’étend en Europe

Classé dans : altermondialistes, consommation, désintoxicant, paix @ 19:19

« Enough. It’s time for a boycott ». L’appel est de l’essayiste canadienne Naomi Klein, dans le quotidien britannique The Guardian. Suite à l’offensive contre Gaza et aux bombardements de sa population, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient, de la Scandinavie à l’Irlande. Les multinationales européennes qui comptent des filiales dans les colonies de Cisjordanie sont également visées. Souhaitant ne pas être associées aux violations des droits humains, certaines grandes marques ont déjà plié bagages. En France, ces appels au boycott sont encore embryonnaires.

Jus de fruits Jaffa, légumes Carmel, biscuits apéritifs Beigel, avocats Kedem… Ces produits figurent sur une liste qui circule sur internet. Quel est leur point commun ? Leur code barre débute par 729, celui des produits Made in Israël. Depuis quelques semaines, les appels à boycott de ces produits se succèdent…

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/spip.php?article435


24/02/2009

Les paradis fiscaux, agents de la crise financière

Classé dans : altermondialistes, désintoxicant, politics @ 15:36

La crise financière mondiale est née aux États-Unis en 2006-2007. Assez rapidement, elle s’est complétée d’une crise bancaire et d’une crise de disponibilité des liquidités ; elle a percuté les budgets publics de nombreux États et a accru une crise économique et une crise sociale déjà bien installées. Face aux milliards de dollars, de livres sterling et d’euros ouverts soudainement aux banques pour « sauver les économies des épargnants » (sic), des responsables politiques ont utilisé le discours qu’ils tiennent après chaque catastrophe : « Plus jamais ça ! » Parmi celles et ceux qui, pendant des années, ont participé aux dérégulations et à la libéralisation totale de la finance, on a entendu des rodomontades contre les patrons voyous et aussi contre le « scandale des paradis fiscaux ». Mais aucune mesure concrète sérieuse n’a encore été prise pour venir crédibiliser ces discours.

Pour celles et ceux qui veulent essayer de comprendre pour agir, il est plus particulièrement utile de mesurer la place réellement tenue par les paradis fiscaux dans la naissance et l’extension de la crise financière comme dans le développement et l’approfondissement des crises économiques et sociales…

Alire sur le site d’Attac France : www.france.attac.org/spip.php?article9551


31/01/2009

Zeitgeist Addendum

Zeitgeist : The Movie est un film documentaire américain réalisé en 2007 par Peter Joseph, libre de droit. Le but central du documentaire est de dénoncer la création des mythes et leur exploitation par une minorité dominante pour contrôler les peuples. Il met en garde contre tous ceux qui pratiquent la pensée unique, contre les mensonges, les débats non contradictoires, les visions manichéennes, ceux qui utilisent les émotions, la peur, la haine, le repli sur soi défensif, contre les simplifications, contre ceux qui veulent imposer une vérité plutôt que laisser les gens la construire…

Depuis début décembre 2008, la suite du documentaire, titrée Zeitgeist Addendum, est disponible sur Internet et propose un système alternatif à la société actuelle.

Le site officiel du film : www.zeitgeistmovie.com

L’article sur Wikipedia : fr.wikipedia.org/wiki/Zeitgeist,_the_Movie

Et le premier documentaire, Zeitgeist : The Movie, sous-titrée en français à voir sur google video : video.google.com/

posté par Mano.


03/12/2008

Le capitalisme n’a pas d’erreur – L’erreur, c’est le capitalisme

Classé dans : altermondialistes, anarchisme, désintoxicant, politics @ 10:01

Crise du système et non crise de la finance

L’idée qu’il y aurait une crise de la finance liée à des spéculations téméraires et à quelques traders corrompus est une pure et simple illusion. Ce que le capitalisme affronte aujourd’hui, c’est la véritable crise du système. La récession suit la crise alimentaire, ponctue la crise écologique, aggrave la montée du chômage, de la précarité et de la misère. Elle renforce le déploiement systématique d’un pouvoir qui refuse toute limite. C’est l’organisation de ce monde qui est profondément remise en question.

L’exploitation effrénée et suicidaire de la nature exprime le même mouvement de barbarie qui asservit les peuples, les femmes, les prolétaires, les pauvres, les immigréEs. Tous les groupes sociaux dominés à qui le pouvoir veut faire accepter leur sort dans la résignation et le silence.

Le risque qui caractérise le capital n’implique pour les capitalistes aucun danger sur le long terme. Les banques, les bourgeois, les institutions financières peuvent y laisser des plumes, mais ce ne sont jamais eux qui paient, ce sont les peuples…

Tract distribué à l’occasion d’une manifestation anticapitaliste le 7 novembre 2008 à Lausanne, publié sur HNS-info : www.hns-info.net/spip.php?article16360″


30/11/2008

Chomsky & Compagnie, un film contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles.

À l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques.

Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui.
Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.

Et d’ailleurs il n’est pas seul. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon auteur du «Petit cours d’autodéfense intellectuelle», ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste
et la pensée molle des faux rebelles.

Mais avant tout ce film milite pour l’ascension du Pic du Canigou.

Voir le site du film Chomsky & Cie : www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/


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