antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

05/05/2013

En Amazonie, 
infiltré 
dans le «meilleur 
des mondes»

Classé dans : consommation, désintoxicant, précarités @ 20:55

Je viens de débuter mon “batch”, la liste d’articles à prélever. L’écran affiche aussitôt le prochain article qu’il me faut picker. … L’ordinateur calcule en temps réel quel est l’article à prélever en fonction de ma position géographique dans l’entrepôt, qu’il connaît précisément. Des logiciels optimisent mes déplacements afin que mon temps de marche entre deux prélèvements d’articles n’excède pas plusieurs dizaines de secondes…

Lire l’article sur l’Humanité : EXTRAIT En Amazonie, 
infiltré 
dans le «meilleur 
des mondes»


27/03/2013

Label bio, entre militantisme et consommation

Classé dans : consommation, désintoxicant, nord/sud, écologie @ 23:18

Si l’on entend par « bio » principalement l’agriculture biologique, sans engrais ni pesticides, ce mot désigne également par extension un projet de société nouvelle, plus égalitaire, écologique et soucieuse de fournir à chacun une alimentation saine et suffisante. Ce qu’il est convenu d’appeler « le » bio se soucie essentiellement du commerce de denrées biologiques, tandis que « la » bio prend également en considération les conditions de leur production…

Lire l’article sur Le Monde diplomatique : Label bio, entre militantisme et consommation, par Benjamin Calle


Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain

C’est une coopérative née dans la banlieue lyonnaise : Alter-Conso fournit une alimentation de qualité à plus de 700 familles tout en ayant créé huit emplois et en permettant aux agriculteurs locaux de vivre de leur travail. Un véritable laboratoire de l’entreprise et de l’économie de demain, basé sur les circuits courts, et compatible avec les défis écologiques et sociaux. Qui se développe sans le soutien et dans l’indifférence des pouvoirs publics…

Reportage sur Basta ! : Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain


Je n’ai (presque) rien contre l’UFC-Que Choisir

Classé dans : consommation, désintoxicant @ 22:31

je me suis posé quantité de questions, dont certaines concernant l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. Je me demandais régulièrement ce qui était arrivé à cette structure qui menait tant de beaux combats dans les années 70 du siècle passé. En 1980, l’UFC avait lancé un retentissant boycott du veau aux hormones, qui avait fait plier l’industrie de la viande. Et puis de moins en moins d’actions authentiques. Et puis à peu près rien. Je reconnais que cette involution a été parallèle à celle de la société tout entière, passée sans transition des bagarres de l’après-68 au calme plat des années mitterrandiennes …

Lire la suite sur Planète sans visa : Je n’ai (presque) rien contre l’UFC-Que Choisir


Si c’est gratuit, c’est vous le produit !

Tondre les moutons et leur vendre la laine. Telle est la devise de GAFA. GAFA c’est 300 milliards de chiffre d’affaires annuel, c’est plus de 800 milliards cumulés en Bourse, GAFA c’est la bande des quatre: Google, Apple, Facebook, Amazon. Leur boulot ? Butiner les informations numériques laissées dans notre sillage pour en faire un miel vendu aux annonceurs. C’est le principe DATA TO VALUE.

Connaissez-vous ACXIOM, géant de la publicité ciblée et de la gestion des bases de données ? Connaissez-vous CRITEO, cette « start up high tech » avec son siège social de 10.000m2 en plein Paris ? Jamais le marketing n’a été aussi intrusif et manipulateur car tout se fait non seulement avec notre consentement mais c’est nous qui, chaque jour, donnons gentiment notre laine à ceux qui nous la vendent…

A écouter sur France Inter : Si c’est gratuit, c’est vous le produit !


26/02/2013

Le scandale alimentaire qui s’annonce

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 23:38

Que se passe-t-il vraiment dans l’univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d’essayer de répondre, il est bon d’avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011, montre la présence dans le lait – de vache, de chèvre ou d’humain – d’anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d’hormones et bien sûr d’antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012, est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l’alimentation, en s’appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs…

Lire la suite de l’article sur Le Monde : Le scandale alimentaire qui s’annonce


25/02/2013

Vins médaillés : ces attrape-gogos de la grande distribution

Classé dans : consommation, désintoxicant @ 23:03

Or, argent, bronze, ronde, triangulaire… Des milliers de médailles jouent des coudes dans les rayons de la grande distribution. Issues de centaines de concours régionaux, nationaux ou internationaux, ces médailles assurent aux vins primés une vente plus rapide, et un prix plus élevé à hauteur de 30%.

Lire l’article sur No wine is innocent : Vins médaillés : ces attrape-gogos de la grande distribution


Quand l’agriculture s’installe en ville…

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie @ 22:49

Les initiatives se sont multipliées : jardins partagés comme à Paris ou à Montréal, circuits courts et paniers paysans qui font le bonheur des urbains, productions urbaines : de vin, comme le Bellet sur les hauteurs de Nice, ou de miel « béton ». Mais ces « innovations » sont-elles de véritables alternatives pour l’avenir ou ne sont-elles que de simples caprices de « bobos » ? Cette agriculture urbaine est-elle réellement nourricière, induite par une contrainte économique, ou n’est-elle pas plutôt porteuse de valeurs sociales et d’esthétique, par ses qualités paysagères et les opportunités qu’elle offre en matière de vivre-ensemble ?

A lire sur Métropolitiques : Quand l’agriculture s’installe en ville…


Faut-il encore manger de la viande ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 20:25

Pour que chaque année des milliards d’animaux ne soient plus élevés et tués dans des conditions abominables, il est nécessaire de diminuer fortement notre consommation de viande. Faut-il pour autant devenir végétarien ?

Demandez à vos amis s’ils accepteraient que l’on fasse souffrir des animaux pour leur plaisir. Très probablement, offusqués par la question, ils vous répondront « bien sûr que non ». Pourtant, s’ils mangent régulièrement de la viande pour se faire plaisir, ils savent bien qu’ils entretiennent une industrie qui inflige chaque année des souffrances effroyables à des milliards d’animaux.
..

Lire l’article sur : Faut-il encore manger de la viande ?


31/01/2013

Textile : ces vêtements qui nous intoxiquent

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 15:26

Combien de molécules chimiques dans votre pull, pantalon ou tee-shirt ? Combien de substances interdites ou jugées dangereuses pour la santé ? Les 80 milliards de vêtements fabriqués dans le monde chaque année regorgent de produits chimiques. Pour les rendre si colorés, si brillants, si faciles à repasser et si bon marché : des perturbateurs endocriniens, métaux lourds ou nano-matériaux, qui empoisonnent travailleurs du textile et consommateurs, et se diffusent dans l’environnement. Enquête sur ces vêtements qui nous rendent malades…

A lire sur Basta ! : Textile : ces vêtements qui nous intoxiquent


28/12/2012

Crowdfunding; la dernière phase de transformation de l’être humain en capital

Classé dans : consommation, désintoxicant @ 00:57

Cette année, pas moins d’un message électronique sur 10 (allez, sur 20, j’exagère toujours un peu…) était une demande de participation financière à un « projet ». Entre les médias en quête d’autonomie financière (Nation of change, cqfd, l’impossible et d’autres…), les critiqueurs de médias en quête de la même chose (acrimed…), les groupes activistes qui veulent passer la vitesse supérieure (yes men, amazon watch, April entre beaucoup d’autres…), les films en quête d’un bouclage budgétaire (roadmap to apartheid entre autres…), les groupes de musique, les théâtreux, les photographes, les copains, les amis même… tout le monde y va de son projet ultra-important qui mérite quand même qu’on y prête attention et qu’on y file un peu de pognon…

A lire sur Le Chaotidien Crowdfunding; la dernière phase de transformation de l’être humain en capital


27/12/2012

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

Classé dans : altermondialistes, consommation, désintoxicant, écologie @ 22:13

Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Les instruments d’analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d’observation et de prévision.

Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s’effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”…

Lire l’article sur mediapart : 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe

Lire aussi l’article de Elodie Vieille-Blanchard sur Reporterre.net : Le rapport au Club de Rome : stopper la croissance, mais pourquoi ?


17/12/2012

L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution

Classé dans : altermondialistes, consommation, désintoxicant, écologie @ 23:10

Les produits biologiques ont envahi les rayons des supermarchés. Mais derrière l’étiquette « bio », on trouve aussi des gigantesques fermes, une main d’œuvre sous-payée et sans droits, des aliments importés de l’autre bout du monde. Les produits chimiques en moins, le label bio en plus. Des dérives de « l’industrie du bio » dénoncées par le journaliste Philippe Baqué dans son ouvrage La Bio entre business et projet de société. Entrez dans les coulisses du nouveau business mondial.

Lire l’article sur Basta ! : L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution


13/12/2012

Obsolescence programmée : un complot ?

Classé dans : consommation, désintoxicant @ 21:03

Depuis un an et demi que le grand public a appris la difficile expression « obsolescence programmée », il ne se passe pas un jour sans qu’un journaliste, un blogueur ou des citoyens dénoncent l’affreux complot des industriels.

On nous vole ! La désuétude planifiée de nos appareils serait le résultat d’une machiavélique machination ourdie dans les années 20 par une société secrète au nom déjà lourd de menaces : le cartel Phœbus (entente entre les fabricants d’ampoules pour limiter leur durée de vie à 1000 heures au lieu de 2000 ou plus). Depuis les industriels auraient systématisé le procédé en truffant les appareils électroniques de bombes à retardement, telle cette imprimante qui refuse de fonctionner en annonçant que sa cartouche est vide alors qu’elle contient encore de l’encre.

D’ailleurs, tout le monde a pu le constater : les appareils électroménagers d’aujourd’hui durent beaucoup moins longtemps qu’ à l’époque de nos grands-parents. Une télé pouvait durer 30 ans, maintenant c’est plutôt 5 avant qu’un condensateur défectueux ne la rende prématurément inutilisable. Mais c’est pas très grave parce qu’on est content de racheter un modèle plus grand, plus beau, plus coloré. Mais le pire c’est qu’il faut aussi remplacer son frigo, sa machine à laver, son four (tous ces trucs ennuyeux) tous les 8 ans alors qu’avant ça durait des décennies. Et ne parlons pas des bouilloires et autres radio-réveils qui tombent toujours en panne le lendemain de la fin de la garantie, c’est systématique.

Bref, tout le monde peut être témoin de cette arnaque généralisée qu’est l’obsolescence programmée, sciemment mise en oeuvre par les industriels qui nous prennent pour des vaches à lait.

Oui mais… si la thèse du complot est simple à comprendre, elle est plutôt compliquée à justifier. Elle pose pas mal de problèmes…

A lire sur CommentReparer.com : Obsolescence programmée : un complot ?


Ces aéroports qui coûtent cher et ne servent presque à rien

Classé dans : altermondialistes, consommation, désintoxicant, écologie @ 12:41

Le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, est-il vraiment utile, à l’heure où le trafic aérien est en berne ? Basta ! s’est penché sur le cas de ces aéroports français qui sont aujourd’hui largement sous-utilisés, grèvent les finances publiques et ne vivent que grâce aux compagnies low-cost, elles-mêmes sponsorisées par le contribuable. L’aéroport voulu par Jean-Marc Ayrault ressemblera-t-il demain à ces zones d’embarquement quasi désertes ?

lire l’article sur Basta ! : Ces aéroports qui coûtent cher et ne servent presque à rien – Notre-Dame-des-Landes


29/09/2012

La nourriture du futur que nous concocte l’industrie agroalimentaire

Hamburgers in vitro, fromages de synthèse, glu de porc, vache ou poisson transgénique… Le tout agrémenté d’une bonne pincée de chimie. L’industrie agroalimentaire multiplie les expérimentations, et commence à inonder le marché de ces nouveaux produits, davantage fabriqués en usines ou en labos que dans les champs. Objectif : nourrir la planète au moindre coût. Sans trop s’attarder sur les conséquences sanitaires et écologiques. Et sans pitié pour les cobayes que nous sommes. Basta ! vous présente le menu agro-industriel de demain. Miam !

Sur Basta ! : La nourriture du futur que nous concocte l’industrie agroalimentaire – Menu de synthèse


21/09/2012

L’avenir de notre alimentation se joue en ce moment à Bruxelles

Pour la première fois, les députés européens seront invités à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC) : un budget de 56 milliards d’euros destiné à soutenir l’agriculture européenne. Mais quelle agriculture ? Celle qui crée ou détruit des emplois ? Celle qui évite les pollutions ou les encourage ? Celle qui freine la spéculation ou l’aggrave ? Celle qui rémunère correctement les producteurs ou qui favorise les gaspillages ? Les citoyens ont cette fois aussi leur mot à dire, alors qu’une « Good Food March » arrive à Bruxelles…
Lire l’article sur Basta ! : L’avenir de notre alimentation se joue en ce moment à Bruxelles – Politique agricole –


29/06/2012

Le succès du quinoa, trésor ou calamité pour les Andes ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, nord/sud @ 10:02

Depuis 2005, les surfaces cultivées de quinoa ont doublé en Bolivie, l’un des principaux producteurs de cette graine andine, dont la demande mondiale et le prix sont en augmentation constante. D’après le directeur de l’Institut national d’innovation agricole et forestière (Iniaf), Lucio Villca, la culture de cette plante – qui appartient à la même famille que la betterave ou l’épinard, mais est considérée comme une « pseudo-céréale » – occupe désormais 70 000 hectares, pour une production estimée à 44 000 tonnes.

La valeur nutritionnelle de cette graine, riche en protéines et cultivée depuis plus de 7 000 ans sur les hauts plateaux andins, a été soulignée par les Nations unies, qui ont décrété 2013 « Année mondiale du quinoa ». Et lundi 11 juin, le président bolivien, Evo Morales, a été désigné « ambassadeur spécial » de la FAO (Food and Agriculture Organization), l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, dont le siège est à Rome, pour promouvoir ce « super aliment » dans le cadre d’un programme sur trois ans (programme qui coûterait environ 12 millions de dollars)…

Lire la suite sur Le Monde.fr : Le succès du quinoa, trésor ou calamité pour les Andes ?


La FNSEA fait censurer une campagne un peu trop végétarienne à son goût

L’entreprise de restauration collective Sodexo s’est attirée les foudres de la FNSEA, premier syndicat agricole. En cause : une affiche alertant les consommateurs sur l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, et pouvant les inciter à manger un peu moins de viande. L’affiche a été prestement retirée et Sodexo s’est excusé…

A lire surBasta ! : La FNSEA fait censurer une campagne un peu trop végétarienne à son goût


09/12/2011

In girum imus nocte et consumimur igni (1978) Guy Debord

Sur la musique de Couperin et avec des photographies de Paris vues d’avion, Debord décide d’abandonner les spectateurs de cinéma pour passer à l’examen d’un sujet plus important : lui-même. La société du spectacle est abandonnée pour la description du Paris qui accueilli Debord en 1959.

« Voici par exemple un film où je ne dis que des vérités sur des images qui, toutes, sont insignifiantes ou fausses ; un film qui méprise cette poussière d’images qui le composent (…). Oui, je me flatte de faire un film avec n’importe quoi ; et je trouve plaisant que s’en plaignent ceux qui ont laissé faire de toute leur vie n’importe quoi. »
Réfutation de tous les jugements…, oeuvres cinématographiques complètes, p. 212).

« Ceux qui disent qu’ils aiment ce film ont aimé trop d’autres choses pour pouvoir l’aimer ; et ceux qui disent ne pas l’aimer ont, eux aussi, accepté trop d’autres choses pour que leur jugement ait le moindre poids », Ibid., p. 163-164.

« Ils cherchent à déguiser en un simple désaccord sur une conception du cinéma ce qui est, en vérité, un conflit sur une conception de la société ; et une guerre ouverte dans la société réelle », Ibid., p. 169.

A voir et à lire sur La RdR – La Revue des Ressources : In girum imus nocte et consumimur igni (1978)


15/10/2011

une simple recherche sur Google consomme autant qu’une ampoule basse consommation pendant une heure

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie, énergies @ 21:51

Nous consommons toujours plus d’énergie. Comme si nous n’avions toujours rien compris à la nécessité absolue de devenir économes, soigneux, attentifs. Nous continuons à balancer l’énergie par les fenêtres, comme si elle était toujours disponible à volonté, à tout jamais. Par exemple, vous êtes persuadé qu’envoyer un mail est gratuit ? Pas du tout ! Chaque clic dévore de l’énergie. Nous allons voir le fonctionnement des data centers, ces immeubles numériques, véritables gouffres énergétiques, qui consomment autant d’électricité qu’une grande ville. L’informatique émet aujourd’hui autant de gaz à effet de serre à elle toute seule que tous les avions de la planète !

la planète bleue 706 – Yves Blanc

A écouter et à podcaster sur Couleur 3 : www.rsr.ch/#/couleur3/programmes/la-planete-bleue/podcast/


08/07/2011

The Power of Open : innover et réussir avec les licences Creative Commons

Classé dans : consommation, désintoxicant, open sources @ 17:05

La semaine dernière, Creative Commons International a publié un eBook fascinant – The Power of Open – racontant les histoires de plus d’une trentaine de créateurs, issus des quatre coins du monde, ayant trouvé le chemin de la réussite en plaçant leurs contenus sous licence Creative Commons et en les partageant dans le cadre de projets innovants.

Cinéma, musique, édition, journalisme, éducation, design et plus encore : c’est un plaisir de constater la variété des champs d’application des licences libres et la manière dont cette infrastructure juridique ouverte permet d’explorer de nouvelles pistes pour créer, en utilisant le plein potentiel d’Internet.

Le livre, lui-même placé sous licence CC-BY, est téléchargeable librement ici en français et une célébration est organisée à l’occasion de son lancement mondial, mercredi prochain 6 juillet au Lieu du design à Paris.

Il me paraît particulièrement important que ce livre soit diffusé en France, où les licences Creative Commons sont encore relativement peu connues, quand elles ne font pas l’objet d’une forme d’ostracisme. En mai dernier, Lawrence Lessig, le père des licences Creative Commons, n’a ainsi même pas été invité lors de l’eG8 à Paris et le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a explicitement refusé de lui parler. Mais ces tentatives d’oblitération sont vaines, car l’usage des licences Creative Commons progresse de façon impressionnante, comme le montre le schéma ci-dessous issu du livre : près de 500 millions d’oeuvres ont été placées par leurs auteurs sous CC depuis 2003. Même au pays de Beaumarchais (et d’Hadopi…), on ne peut plus passer sous silence un phénomène de cette ampleur…

A lire sur :: S.I.Lex :: : The Power of Open : innover et réussir avec les licences Creative Commons 1/2


28/05/2011

Consommation collaborative et contagion du partage

« Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses » affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde.

L’économie du partage se propage : du transport aux voyages en passant par l’alimentation, le financement de projets et la distribution, tous les secteurs ou presque voient cette nouvelle économie émerger. Pourquoi acheter et posséder alors que l’on peut partager semblent dire des millions d’individus. Les statistiques sont éloquentes, nous explique Danielle Sacks dans l’un des articles les plus complets sur l’émergence de l’économie du partage :
« Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service tels que le Velib’ à Paris qui sont effectués chaque mois dans le monde. »

Lire l’article sur le blog de la Consommation Collaborative : Consommation collaborative et contagion du partage


25/04/2011

Se soigner par les plantes sera-t-il bientôt interdit ?

Branle-bas de combat chez les industriels de la phytothérapie et des compléments alimentaires. Une directive européenne prévoit de limiter, dès le 30 avril, l’utilisation d’un grand nombre de plantes médicinales. Cette nouvelle législation va aussi pénaliser les petits acteurs du secteur de l’herboristerie et plus largement les médecines traditionnelles. Enquête.

A lire une bonne synthèse sur Basta ! : Se soigner par les plantes sera-t-il bientôt interdit ?


24/02/2011

Les cultures d’OGM s’effondrent en Europe

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 20:18

Alors que l’industrie s’apprête à publier ses chiffres annuels, un nouveau rapport de la Fédération Internationale des Amis de la Terre révèle que la culture des plantes GM continue de baisser en Europe : le nombre d’interdictions augmente et la surface cultivée en OGM continue de diminuer.
[...]
Pour Christian Berdot référent OGM des Amis de la Terre France : « Les faits sont là : les OGM sont un échec sur toute la ligne. Leur coût est énorme : les petites communautés rurales perdent leurs terres et sont empoisonnées par les herbicides, l’environnement est sacrifié. Soutenir encore les plantes GM aujourd’hui, c’est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l’intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l’environnement. »

Lire l’article et consulter le rapport sur le site des Amis de la Terre : Les cultures d’OGM s’effondrent en Europe


07/02/2011

L’enfer où a été fabriqué votre iPhone

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, nord/sud @ 00:14

Jordan Pouille, reporter à La Vie, a plongé dans le quotidien des ouvriers de Foxconn, comparé à « un camp de concentration » dans un rapport d’universitaires chinois : les dortoirs grillagés pour empêcher de nouvelles vagues de suicides, la masse des ouvriers se rendant dans le plus grand atelier du monde, un faux-dortoir qui cache une église clandestine…

Voir le documentaire sur Rue89 : L’enfer où a été fabriqué votre iPhone


26/01/2011

HADOPI: Point d’étape

Contrairement à ce que prétendent ses promoteurs, l’HADOPI n’a eu aucun effet sur le marché de la copie numérique, qui est pourtant le critère retenu pour évaluer son efficacité. Début mai 2010, avant même l’application de la loi HADOPI, le SNEP indiquait que le marché des ventes numériques décollait enfin et en attribuait la cause à l’effet dissuasif du dispositif HADOPI. Or, comme le montre l’UFC-Que Choisir dans une note 1, les chiffres pour les neuf premiers mois de 2010 montrent même une progression du marché plus faible que les années précédentes (34,4% contre 46% l’année précédente). Quant aux effets d’HADOPI depuis l’envoi des premiers mails, début octobre, il est à parier qu’ils sont également nuls ou en tous cas non pérennes, compte tenu de la popularité croissante des moyens de contournement du dispositif. Tout porte donc à croire qu’il n’y a aucun « effet HADOPI » sur l’économie de la culture.

Il y a par contre un effet de la guerre répétée conduite depuis 10 ans contre le partage entre individus sans but de profit des œuvres numériques. La dizaine de dispositifs législatifs, politiques ou contractuels mis en place contre le partage ont dans une certaine mesure réussi à influer sur les modalités d’accès, en encourageant les plus nuisibles. En effet, les échanges pair à pair ont été la cible principale de la guerre au partage, alors que leurs effets positifs sur la diversité culturelle, l’économie de la culture et les capacités des individus sont pourtant démontrés2. Ils ont été remplacés par des dispositifs de streaming et de téléchargement sur des sites centralisés le plus souvent localisés hors de l’Union européenne. Ces sites maintiennent leurs usagers dans des situations de réception passive ou de pur accès. Ils ne sont producteurs de pratiquement aucun revenu pour les créateurs mais ont néanmoins un caractère commercial et multiplient la pollution publicitaire. En outre, la centralisation des sites crée des tensions dans le fonctionnement des réseaux alors que les réseaux peer-to-peer s’adaptent naturellement à leur conception…

Sur La Quadrature du Net : HADOPI: Point d’étape


16/01/2011

Une journée à Gaia, écovillage argentin – Simplicité volontaire

Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire.

Reportage sur Basta ! : www.bastamag.net/article1370.html


02/10/2010

Faudra-t-il bientôt manger cinquante fruits et légumes par jour ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 22:34

Vitamines A, B ou C, Oméga 3, oligo-éléments, fer… Les nutriments sont indispensables à notre organisme et à sa longévité. Plusieurs études nous alertent sur la faiblesse des fruits et légumes « modernes » en nutriments. Alors qu’une pêche suffisait en 1950 pour absorber une bonne ration de vitamine A, il faudrait aujourd’hui en croquer une vingtaine ! Où sont passées ces vitamines ? Que disent les chercheurs ? L’industrie agro-alimentaire en profite-t-elle ? Basta ! a mené l’enquête.

Lire l’article sur Basta ! : www.bastamag.net/article1152.html


22/06/2010

Le réseau Biocoop peut-il perdre son âme ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie @ 23:23

Le réseau Biocoop compte plus de 300 magasins. Son statut coopératif en fait un spécimen un peu à part au pays de la grande distribution alimentaire. Mais le marché des produits bio, qui a enregistré une croissance de 25 % en 2008, attise les convoitises. L’éthique et les valeurs sociales de Biocoop sont aujourd’hui menacées par les logiques de compétitivité à tout prix, aux dépens des salariés et des fournisseurs. Comment y résister ?

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/article1073.html


28/05/2010

Mr Goodfish : pour bien choisir son poisson durable

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie @ 14:34

Si l’on veut respecter l’environnement et les ressources naturelles, quel poisson vaut-il mieux manger en hiver ? Et en été ? A l’heure où les stocks de poissons sont menacés, le Réseau Océan Mondial lance une campagne européenne pour favoriser une consommation durable du poisson. Baptisée Mr Goodfish et incarnée par un site Internet, cette campagne incite consommateurs et exploitants à tenir compte du cycle de vie des poissons et donc de la saison.

La logique est la même que pour les fruits et légumes : consommer local et de saison pour permettre à la ressource de se renouveler et réduire l’impact environnemental de son exploitation. Cette campagne européenne en faveur d’un mode de consommation, et donc d’exploitation, plus durable de la ressource halieutique s’accompagne d’un site Internet : Mrgoodfish.com.

Sur ce site, le public (et consommateur de poisson) retrouvera la liste des poissons de saison qu’il est préférable de consommer.

Sur Futura Sciences : www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/mr-goodfish-pour-bien-choisir-son-poisson-durable_23135/


14/05/2010

Les agriculteurs ont perdu leurs repères

Ces six derniers mois, 40 000 agriculteurs français ont rempli des demandes d’inscription au RSA, principalement dans le secteur laitier, où les revenus ont baissé de 50 % en deux ans. Plus de 20 % des quelque 600 000 exploitants agricoles encore en activité – ils étaient 1 600 000 en 1970 – peuvent être assimilés à des travailleurs pauvres. Surendettés, lancés dans une course insensée au machinisme et à l’agrandissement, ils sont impuissants à remettre en cause le modèle hyperproductiviste qui leur a été imposé. [...] Pourtant, il y a urgence à repenser l’agriculture française : aperçu dans le splendide documentaire de Dominique Marchais, Le Temps des grâces, l’agronome Marc Dufumier, professeur et chercheur à l’AgroParisTech et acteur engagé du Grenelle de l’environnement, trace des voies stimulantes pour sortir de l’impasse. Une autre agriculture est possible !

Lire l’entretien sur télérama : www.telerama.fr/monde/les-agriculteurs-ont-perdu-leurs-reperes,54883.php

Envoyé par Xmx, via Le panier de l’aneth, une AMAP à Besançon


26/04/2010

La CNIL sur les écrans publicitaires « espions » : avis partiel voire partial

Classé dans : consommation, désintoxicant, vie privée en danger @ 23:41

Les associations Résistance à l’Agression Publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Le Publiphobe et Privacy France ne peuvent qu’exprimer leur déception à la lecture de l’avis de la CNIL intitulé, non sans humour, « Dispositifs d’analyse du comportement des consommateurs : souriez, vous êtes comptés ! ». En effet, la CNIL ne répond que très partiellement aux questions que le collectif d’associations avait soulevé au premier trimestre 2009, en assignant la RATP et METROBUS en justice.

La CNIL, après avoir longtemps hésité à se déclarer compétente sur le sujet, affirme clairement que la loi Informatique et Liberté s’applique à ces dispositifs. Notons que nous ne saurons toujours pas si la loi sur la vidéosurveillance s’applique également.

La loi Informatique et Liberté implique l’anonymisation des données recueillies. La CNIL s’est donc contentée des observations faites qui lui garantissent cette anonymisation « à bref délai ». Les contrôles de la CNIL sur ce point devront se faire régulièrement car les technologies employées permettent parfaitement d’identifier les passants…

lire la suite de l’article sur Résistance à l’agression publicitaire : antipub.org/spip.php?article141


14/04/2010

Fils d’agriculteur

Classé dans : consommation, désintoxicant, politics, écologie @ 08:15

Mon père a quitté l’agriculture, il y a une dizaine d’années. Il est parti affecté, comme si son métier était devenu un sujet d’incompréhension et de colère. Pour bénéficier des aides européennes à l’arrachage des pruniers, le seul moyen afin de payer ses dettes avant la retraite, il a fait comme beaucoup d’agriculteurs : il a arraché tous ses vergers. Il a fallu plusieurs jours pour brûler tous ces arbres et certaines personnes disent avoir vu la fumée depuis Marmande, à 40 kilomètres de notre ferme.

Il faut dire que les mêmes pruniers avaient été ceux qu’il avait planté lui-même, chaudement recommandés par l’industrie agricole, par le biais des recherches de l’INRA. On poussait les agriculteurs à planter cette nouvelle variété de pruniers, résultat d’années de sélection et de croisements. Pour réaliser, dix ans plus tard, alors qu’ils étaient arrivés à maturité, que ces pruniers présentaient un défaut majeur : leurs prunes s’abîmaient et pourrissaient très vite lorsqu’elles tombaient à terre. Il fallait changer tous les arbres…

Lire la suite de l’article de Didier Lestrade sur Minorités : www.minorites.org/index.php/2-la-revue/721-fils-d-agriculteur.html


07/04/2010

OGM: établissons d’abord les faits

La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens. Pourtant 60% des Européens estiment que nous avons besoin de plus d’informations avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et l’environnement.

Une nouvelle initiative donne à 1 million de citoyens européens une chance unique de déposer officiellement des propositions de lois à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n’a pas abouti.

Signez la pétition sur le site de : www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/98.php?cl_taf_sign=6Nt1ffsv


06/04/2010

Vie de merde, bouffe de merde, corps de pauvres

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, précarités, santé @ 13:05

Le premier mensonge est celui de la composition des produits vendus: gras de très mauvaise qualité, graisses trans désormais interdites dans certains États ou villes, bas morceaux, additifs en tous genre. Le plus frappant est celui de l’odeur et du goût: pour cacher que nous bouffons littéralement de la merde, la viande est dotée d’un parfum « viande bien saisie sur le barbeque», les frites pré-cuites sont parfumées aux bonnes-frites-qui-n’existent-plus, la mayonnaise est parfumée au fromage et la bouillie de restes de poulets passés à la centrifugeuse pour augmenter la quantité d’eau est, elle aussi, parfumée au poulet.
Quand à l’umami, ce cinquième goût découvert par les Japonais, celui qui nous fait adorer le poulet frit ou la viande bien saisie, il ne doit rien aux ingrédients ou à la cuisson: il vient d’additifs chimiques destinés à tromper votre palais.Non seulement on nous vend de la merde dans des jolis emballages, mais on trompe notre instinct et notre odorat.

Une histoire qui traîne beaucoup sur le net et dans les journaux est celle de cette américaine qui a laissé traîner dehors un Happy Meal™, ce menu concocté avec amour par McDonald pour les enfants, juste pour voir. Ignoré par les champignons, les bactéries et les insectes, il n’avait pas bougé un an après. Si même les bactéries et les champignons n’en viennent pas à bout, et que les mouches qui ne sont pas connues pour être de fines bouches s’en désintéressent, comment peut-on imaginer que notre corps puisse le dégrader pour y trouver les éléments dont il a besoin? Je sais que ça a refroidi beaucoup de parents autour de moi qui ont lu cette histoire…

Lire l’article de Laurent Chambon sur Minorités : www.minorites.org/index.php/2-la-revue/716-vie-de-merde-bouffe-de-merde-corps-de-pauvres.html


31/03/2010

Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes

La première chose à dire est qu’il ne faut surtout pas utiliser le terme « OGM » ou « Organisme génétiquement modifié ». Pour une bonne raison : ce terme a été inventé par Monsanto, à l’époque des premières manipulations génétiques. En 1973, en Californie, deux chercheurs, Cohen et Boyer, ont créé la première « chimère fonctionnelle ». Puis le premier brevet a été déposé en 1980. À ce moment-là, on pensait pouvoir industrialiser la vie, en faire à peu près ce qu’on voulait. Pour un biologiste de cette époque, la vie n’était qu’un vaste meccano dans lequel il suffisait de transférer des gènes d’une espèce à l’autre pour avoir la fonction correspondante. A l’époque, donc, les chercheurs pensaient détenir avec les « chimères fonctionnelles » l’explication ultime de la vie : séquencer tous les génomes du monde allait permettre de comprendre ce que c’est qu’être vivant. Et partant, comprendre aussi ce que c’est qu’être humain : j’en veux pour preuve le fait qu’un type comme Walter Gilbert, prix Nobel de physiologie et de médecine, ait pu déclarer que le jour où on aurait séquencé le génome des humains, on saurait enfin ce que c’est qu’ « être humain ». C’est dire les illusions dans lesquelles on se berçait, et la propagande qui régnait à cette époque…

Le terme « chimère » vient de là, de cette véritable explosion autour d’un vivant qu’on croyait pouvoir maitriser et industrialiser à volonté. Sauf que parler de « chimère génétique » n’était guère appétant pour les entreprises qui se lançaient dans l’aventure, comme Monsanto. Leurs services de relations publiques – c’est-à-dire de désinformation – ont donc décidé, en accord avec les scientifiques eux-mêmes, qu’il valait mieux utiliser un terme beaucoup plus neutre et permettant de tenir un discours mensonger. C’est à cette période qu’on a commencé à parler d’ « organismes génétiquement modifiés ».

À partir de là, tout se suit, puisque le discours retrouve une certaine (fausse) cohérence. Parce que l’humanité a toujours « modifié » la nature. Depuis dix mille ans et la révolution néolithique, depuis qu’on a inventé l’agriculture, la domestication des plantes et des animaux, on a toujours modifié génétiquement le vivant. Mais on oublie de dire qu’il a fallu attendre 1973 pour que la première « trans »-genèse ait lieu, et que cela représente une différence essentielle, spectaculaire, une véritable révolution.

Cette révolution pourrait faire peur à beaucoup de gens ; il faut donc la taire, imposer sur elle une espèce de black-out, afin que les populations ne se rendent compte de rien. D’où un discours mensonger, du genre : « Avec les Organismes génétiquement modifiés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, ce n’est que la continuation de ce qu’on a toujours fait. En plus on le fait avec des méthodes beaucoup plus scientifiques, beaucoup plus fiables, on sait exactement ce qu’on fait… ». Ça fonctionne même avec certains de mes collègues. Particulièrement abrutis, ceux-ci pratiquent une désinformation totale, avec des discours du type : « La nature manipule plusieurs dizaines de milliers de gènes chaque fois qu’elle fait un croisement, alors que nous nous n’en manipulons que quatre ou cinq, une dizaine à tout casser. Nous sommes donc beaucoup plus précis, nous faisons les choses de façon beaucoup plus intelligente que cette nature odieuse. » C’est un discours de pure propagande, avec une apparence logique au départ mais qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits.

En réalité, donc, les gens qui réalisent ces manipulations génétiques ne savent tout simplement pas ce qu’ils font. Et le terme d’«organisme génétiquement modifié » ne veut rien dire, il n’est destiné qu’à endormir la vigilance du public…

Jean-Pierre Berlan, ancien chercheur à l’INRA (aujourd’hui à la retraite) a accepté de développer ici les raisons pour lesquelles les « clones pesticides brevetés » (les OGM) sont inacceptables, et en quoi ils ne sont en fait que la partie émergée d’un projet de société mortifère. L’entretien étant aussi long que passionnant, est divisé en deux parties, sur Article11 :

Derrière les OGM, c’est un projet de mort qui s’impose : www.article11.info/spip/spip.php?article745
et Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes : www.article11.info/spip/spip.php?article748


30/03/2010

Notre société est-elle plus violente ?

Depuis trente ans, les actes violents sont de moins en moins nombreux dans notre société. Cependant, ils nous semblent de plus en plus intolérables.Le thème de « la violence » est devenu central dans le débat public à partir du début des années 1990. Les responsables politiques commentent en permanence diverses statistiques s’y rapportant : violences sexuelles, violences dans « les banlieues », violences à l’école, homicides, braquages, etc. Les médias relayent et illustrent ces interrogations en puisant dans l’intarissable source des faits divers. Dans la population, il est fréquent de commenter « toute cette violence » pour exprimer une inquiétude allant des tags sur des murs de son quartier jusqu’aux phénomènes de terrorisme international. C’est dire si beaucoup de choses s’amalgament à travers cette notion de « violence » et si le risque est grand de ne faire qu’ajouter aux discours et aux « prénotions », comme disait Émile Durkheim. Si elle veut s’en prémunir, l’analyse à prétention scientifique doit poser deux constats préalables…

Lire la suite de l’article de Laurent Mucchielli sur Sciences humaines.com : www.scienceshumaines.com/notre-societe-est-elle-plus-violente-_fr_25031.html


26/03/2010

Sur les traces des Sapeurs

Classé dans : consommation, culture, exclusions, nord/sud, précarités @ 12:39

La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) est une mode vestimentaire populaire née après les Indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, dans les années 1960. Le mouvement s’inspire d’un dandysme cosmopolite emprunté à l’aristocratie britannique comme à la noblesse japonaise (Kazoku, « d’ascendance fleurie »). Malgré l’abondance des blogs, forum, et autres tribunes de parole dédiées à la Sape, les Sapeurs ne se sont jamais entendus sur l’origine précise du mouvement. Ainsi, on attribuerait l’invention du concept de SAPE à Christian Loubaki, dit l’ « Enfant Mystère », qui aurait, alors qu’il travaillait comme homme à tout faire dans le XVIème arrondissement parisien, observé et imité les habitudes vestimentaires de ses patrons. Si l’origine de la SAPE propose un nouveau récit selon le Sapeur qui la raconte, on observe pourtant un état de tension où celui qui est asservi s’émancipe de sa condition en empruntant les attributs des « maîtres ». D’ailleurs, un autre récit associe la Sape à l’habit du colon : dans tous les cas, le Sapeur semble celui qui revêt le costume de celui qui domine…

A lire sur La Plume francophone : la-plume-francophone.over-blog.com/article-sur-les-traces-des-sapeurs-45927408.html


18/03/2010

Un Hacker met hors service plus de 100 voitures à distance.

Plus de 100 conducteurs à Austin, Texas, ont retrouvé leurs voitures hors service ou leurs klaxons hors de contrôle, à cause d’un intrus qui s’est lâché sur le système d’immobilisation des véhicules, basé sur le web, utilisé normalement pour attirer l’attention des consommateurs en retard sur leur paiement de la voiture.

La police de l’unité des crimes liés aux hautes technologies de Austin, a arrêté mercredi Omar Ramos-Lopez, âgé de vingt ans, un ancien employé de Texas Auto Center, licencié le mois dernier, qui aurait cherché à se venger en annihilant les voitures vendues chez le concessionnaire…

Lire la suite de l’article en anglais sur Wired : www.wired.com/threatlevel/2010/03/hacker-bricks-cars/

Envoyé par Cyrille et traduit par sté.


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