antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

25/04/2011

Se soigner par les plantes sera-t-il bientôt interdit ?

Branle-bas de combat chez les industriels de la phytothérapie et des compléments alimentaires. Une directive européenne prévoit de limiter, dès le 30 avril, l’utilisation d’un grand nombre de plantes médicinales. Cette nouvelle législation va aussi pénaliser les petits acteurs du secteur de l’herboristerie et plus largement les médecines traditionnelles. Enquête.

A lire une bonne synthèse sur Basta ! : Se soigner par les plantes sera-t-il bientôt interdit ?


24/02/2011

Les cultures d’OGM s’effondrent en Europe

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 20:18

Alors que l’industrie s’apprête à publier ses chiffres annuels, un nouveau rapport de la Fédération Internationale des Amis de la Terre révèle que la culture des plantes GM continue de baisser en Europe : le nombre d’interdictions augmente et la surface cultivée en OGM continue de diminuer.
[...]
Pour Christian Berdot référent OGM des Amis de la Terre France : « Les faits sont là : les OGM sont un échec sur toute la ligne. Leur coût est énorme : les petites communautés rurales perdent leurs terres et sont empoisonnées par les herbicides, l’environnement est sacrifié. Soutenir encore les plantes GM aujourd’hui, c’est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l’intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l’environnement. »

Lire l’article et consulter le rapport sur le site des Amis de la Terre : Les cultures d’OGM s’effondrent en Europe


07/02/2011

L’enfer où a été fabriqué votre iPhone

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, nord/sud @ 00:14

Jordan Pouille, reporter à La Vie, a plongé dans le quotidien des ouvriers de Foxconn, comparé à « un camp de concentration » dans un rapport d’universitaires chinois : les dortoirs grillagés pour empêcher de nouvelles vagues de suicides, la masse des ouvriers se rendant dans le plus grand atelier du monde, un faux-dortoir qui cache une église clandestine…

Voir le documentaire sur Rue89 : L’enfer où a été fabriqué votre iPhone


26/01/2011

HADOPI: Point d’étape

Contrairement à ce que prétendent ses promoteurs, l’HADOPI n’a eu aucun effet sur le marché de la copie numérique, qui est pourtant le critère retenu pour évaluer son efficacité. Début mai 2010, avant même l’application de la loi HADOPI, le SNEP indiquait que le marché des ventes numériques décollait enfin et en attribuait la cause à l’effet dissuasif du dispositif HADOPI. Or, comme le montre l’UFC-Que Choisir dans une note 1, les chiffres pour les neuf premiers mois de 2010 montrent même une progression du marché plus faible que les années précédentes (34,4% contre 46% l’année précédente). Quant aux effets d’HADOPI depuis l’envoi des premiers mails, début octobre, il est à parier qu’ils sont également nuls ou en tous cas non pérennes, compte tenu de la popularité croissante des moyens de contournement du dispositif. Tout porte donc à croire qu’il n’y a aucun « effet HADOPI » sur l’économie de la culture.

Il y a par contre un effet de la guerre répétée conduite depuis 10 ans contre le partage entre individus sans but de profit des œuvres numériques. La dizaine de dispositifs législatifs, politiques ou contractuels mis en place contre le partage ont dans une certaine mesure réussi à influer sur les modalités d’accès, en encourageant les plus nuisibles. En effet, les échanges pair à pair ont été la cible principale de la guerre au partage, alors que leurs effets positifs sur la diversité culturelle, l’économie de la culture et les capacités des individus sont pourtant démontrés2. Ils ont été remplacés par des dispositifs de streaming et de téléchargement sur des sites centralisés le plus souvent localisés hors de l’Union européenne. Ces sites maintiennent leurs usagers dans des situations de réception passive ou de pur accès. Ils ne sont producteurs de pratiquement aucun revenu pour les créateurs mais ont néanmoins un caractère commercial et multiplient la pollution publicitaire. En outre, la centralisation des sites crée des tensions dans le fonctionnement des réseaux alors que les réseaux peer-to-peer s’adaptent naturellement à leur conception…

Sur La Quadrature du Net : HADOPI: Point d’étape


16/01/2011

Une journée à Gaia, écovillage argentin – Simplicité volontaire

Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire.

Reportage sur Basta ! : www.bastamag.net/article1370.html


02/10/2010

Faudra-t-il bientôt manger cinquante fruits et légumes par jour ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 22:34

Vitamines A, B ou C, Oméga 3, oligo-éléments, fer… Les nutriments sont indispensables à notre organisme et à sa longévité. Plusieurs études nous alertent sur la faiblesse des fruits et légumes « modernes » en nutriments. Alors qu’une pêche suffisait en 1950 pour absorber une bonne ration de vitamine A, il faudrait aujourd’hui en croquer une vingtaine ! Où sont passées ces vitamines ? Que disent les chercheurs ? L’industrie agro-alimentaire en profite-t-elle ? Basta ! a mené l’enquête.

Lire l’article sur Basta ! : www.bastamag.net/article1152.html


22/06/2010

Le réseau Biocoop peut-il perdre son âme ?

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie @ 23:23

Le réseau Biocoop compte plus de 300 magasins. Son statut coopératif en fait un spécimen un peu à part au pays de la grande distribution alimentaire. Mais le marché des produits bio, qui a enregistré une croissance de 25 % en 2008, attise les convoitises. L’éthique et les valeurs sociales de Biocoop sont aujourd’hui menacées par les logiques de compétitivité à tout prix, aux dépens des salariés et des fournisseurs. Comment y résister ?

A lire sur Basta ! : www.bastamag.net/article1073.html


28/05/2010

Mr Goodfish : pour bien choisir son poisson durable

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie @ 14:34

Si l’on veut respecter l’environnement et les ressources naturelles, quel poisson vaut-il mieux manger en hiver ? Et en été ? A l’heure où les stocks de poissons sont menacés, le Réseau Océan Mondial lance une campagne européenne pour favoriser une consommation durable du poisson. Baptisée Mr Goodfish et incarnée par un site Internet, cette campagne incite consommateurs et exploitants à tenir compte du cycle de vie des poissons et donc de la saison.

La logique est la même que pour les fruits et légumes : consommer local et de saison pour permettre à la ressource de se renouveler et réduire l’impact environnemental de son exploitation. Cette campagne européenne en faveur d’un mode de consommation, et donc d’exploitation, plus durable de la ressource halieutique s’accompagne d’un site Internet : Mrgoodfish.com.

Sur ce site, le public (et consommateur de poisson) retrouvera la liste des poissons de saison qu’il est préférable de consommer.

Sur Futura Sciences : www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/mr-goodfish-pour-bien-choisir-son-poisson-durable_23135/


14/05/2010

Les agriculteurs ont perdu leurs repères

Ces six derniers mois, 40 000 agriculteurs français ont rempli des demandes d’inscription au RSA, principalement dans le secteur laitier, où les revenus ont baissé de 50 % en deux ans. Plus de 20 % des quelque 600 000 exploitants agricoles encore en activité – ils étaient 1 600 000 en 1970 – peuvent être assimilés à des travailleurs pauvres. Surendettés, lancés dans une course insensée au machinisme et à l’agrandissement, ils sont impuissants à remettre en cause le modèle hyperproductiviste qui leur a été imposé. [...] Pourtant, il y a urgence à repenser l’agriculture française : aperçu dans le splendide documentaire de Dominique Marchais, Le Temps des grâces, l’agronome Marc Dufumier, professeur et chercheur à l’AgroParisTech et acteur engagé du Grenelle de l’environnement, trace des voies stimulantes pour sortir de l’impasse. Une autre agriculture est possible !

Lire l’entretien sur télérama : www.telerama.fr/monde/les-agriculteurs-ont-perdu-leurs-reperes,54883.php

Envoyé par Xmx, via Le panier de l’aneth, une AMAP à Besançon


26/04/2010

La CNIL sur les écrans publicitaires « espions » : avis partiel voire partial

Classé dans : consommation, désintoxicant, vie privée en danger @ 23:41

Les associations Résistance à l’Agression Publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Le Publiphobe et Privacy France ne peuvent qu’exprimer leur déception à la lecture de l’avis de la CNIL intitulé, non sans humour, « Dispositifs d’analyse du comportement des consommateurs : souriez, vous êtes comptés ! ». En effet, la CNIL ne répond que très partiellement aux questions que le collectif d’associations avait soulevé au premier trimestre 2009, en assignant la RATP et METROBUS en justice.

La CNIL, après avoir longtemps hésité à se déclarer compétente sur le sujet, affirme clairement que la loi Informatique et Liberté s’applique à ces dispositifs. Notons que nous ne saurons toujours pas si la loi sur la vidéosurveillance s’applique également.

La loi Informatique et Liberté implique l’anonymisation des données recueillies. La CNIL s’est donc contentée des observations faites qui lui garantissent cette anonymisation « à bref délai ». Les contrôles de la CNIL sur ce point devront se faire régulièrement car les technologies employées permettent parfaitement d’identifier les passants…

lire la suite de l’article sur Résistance à l’agression publicitaire : antipub.org/spip.php?article141


14/04/2010

Fils d’agriculteur

Classé dans : consommation, désintoxicant, politics, écologie @ 08:15

Mon père a quitté l’agriculture, il y a une dizaine d’années. Il est parti affecté, comme si son métier était devenu un sujet d’incompréhension et de colère. Pour bénéficier des aides européennes à l’arrachage des pruniers, le seul moyen afin de payer ses dettes avant la retraite, il a fait comme beaucoup d’agriculteurs : il a arraché tous ses vergers. Il a fallu plusieurs jours pour brûler tous ces arbres et certaines personnes disent avoir vu la fumée depuis Marmande, à 40 kilomètres de notre ferme.

Il faut dire que les mêmes pruniers avaient été ceux qu’il avait planté lui-même, chaudement recommandés par l’industrie agricole, par le biais des recherches de l’INRA. On poussait les agriculteurs à planter cette nouvelle variété de pruniers, résultat d’années de sélection et de croisements. Pour réaliser, dix ans plus tard, alors qu’ils étaient arrivés à maturité, que ces pruniers présentaient un défaut majeur : leurs prunes s’abîmaient et pourrissaient très vite lorsqu’elles tombaient à terre. Il fallait changer tous les arbres…

Lire la suite de l’article de Didier Lestrade sur Minorités : www.minorites.org/index.php/2-la-revue/721-fils-d-agriculteur.html


07/04/2010

OGM: établissons d’abord les faits

La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens. Pourtant 60% des Européens estiment que nous avons besoin de plus d’informations avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et l’environnement.

Une nouvelle initiative donne à 1 million de citoyens européens une chance unique de déposer officiellement des propositions de lois à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n’a pas abouti.

Signez la pétition sur le site de : www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/98.php?cl_taf_sign=6Nt1ffsv


06/04/2010

Vie de merde, bouffe de merde, corps de pauvres

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, précarités, santé @ 13:05

Le premier mensonge est celui de la composition des produits vendus: gras de très mauvaise qualité, graisses trans désormais interdites dans certains États ou villes, bas morceaux, additifs en tous genre. Le plus frappant est celui de l’odeur et du goût: pour cacher que nous bouffons littéralement de la merde, la viande est dotée d’un parfum « viande bien saisie sur le barbeque», les frites pré-cuites sont parfumées aux bonnes-frites-qui-n’existent-plus, la mayonnaise est parfumée au fromage et la bouillie de restes de poulets passés à la centrifugeuse pour augmenter la quantité d’eau est, elle aussi, parfumée au poulet.
Quand à l’umami, ce cinquième goût découvert par les Japonais, celui qui nous fait adorer le poulet frit ou la viande bien saisie, il ne doit rien aux ingrédients ou à la cuisson: il vient d’additifs chimiques destinés à tromper votre palais.Non seulement on nous vend de la merde dans des jolis emballages, mais on trompe notre instinct et notre odorat.

Une histoire qui traîne beaucoup sur le net et dans les journaux est celle de cette américaine qui a laissé traîner dehors un Happy Meal™, ce menu concocté avec amour par McDonald pour les enfants, juste pour voir. Ignoré par les champignons, les bactéries et les insectes, il n’avait pas bougé un an après. Si même les bactéries et les champignons n’en viennent pas à bout, et que les mouches qui ne sont pas connues pour être de fines bouches s’en désintéressent, comment peut-on imaginer que notre corps puisse le dégrader pour y trouver les éléments dont il a besoin? Je sais que ça a refroidi beaucoup de parents autour de moi qui ont lu cette histoire…

Lire l’article de Laurent Chambon sur Minorités : www.minorites.org/index.php/2-la-revue/716-vie-de-merde-bouffe-de-merde-corps-de-pauvres.html


31/03/2010

Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes

La première chose à dire est qu’il ne faut surtout pas utiliser le terme « OGM » ou « Organisme génétiquement modifié ». Pour une bonne raison : ce terme a été inventé par Monsanto, à l’époque des premières manipulations génétiques. En 1973, en Californie, deux chercheurs, Cohen et Boyer, ont créé la première « chimère fonctionnelle ». Puis le premier brevet a été déposé en 1980. À ce moment-là, on pensait pouvoir industrialiser la vie, en faire à peu près ce qu’on voulait. Pour un biologiste de cette époque, la vie n’était qu’un vaste meccano dans lequel il suffisait de transférer des gènes d’une espèce à l’autre pour avoir la fonction correspondante. A l’époque, donc, les chercheurs pensaient détenir avec les « chimères fonctionnelles » l’explication ultime de la vie : séquencer tous les génomes du monde allait permettre de comprendre ce que c’est qu’être vivant. Et partant, comprendre aussi ce que c’est qu’être humain : j’en veux pour preuve le fait qu’un type comme Walter Gilbert, prix Nobel de physiologie et de médecine, ait pu déclarer que le jour où on aurait séquencé le génome des humains, on saurait enfin ce que c’est qu’ « être humain ». C’est dire les illusions dans lesquelles on se berçait, et la propagande qui régnait à cette époque…

Le terme « chimère » vient de là, de cette véritable explosion autour d’un vivant qu’on croyait pouvoir maitriser et industrialiser à volonté. Sauf que parler de « chimère génétique » n’était guère appétant pour les entreprises qui se lançaient dans l’aventure, comme Monsanto. Leurs services de relations publiques – c’est-à-dire de désinformation – ont donc décidé, en accord avec les scientifiques eux-mêmes, qu’il valait mieux utiliser un terme beaucoup plus neutre et permettant de tenir un discours mensonger. C’est à cette période qu’on a commencé à parler d’ « organismes génétiquement modifiés ».

À partir de là, tout se suit, puisque le discours retrouve une certaine (fausse) cohérence. Parce que l’humanité a toujours « modifié » la nature. Depuis dix mille ans et la révolution néolithique, depuis qu’on a inventé l’agriculture, la domestication des plantes et des animaux, on a toujours modifié génétiquement le vivant. Mais on oublie de dire qu’il a fallu attendre 1973 pour que la première « trans »-genèse ait lieu, et que cela représente une différence essentielle, spectaculaire, une véritable révolution.

Cette révolution pourrait faire peur à beaucoup de gens ; il faut donc la taire, imposer sur elle une espèce de black-out, afin que les populations ne se rendent compte de rien. D’où un discours mensonger, du genre : « Avec les Organismes génétiquement modifiés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, ce n’est que la continuation de ce qu’on a toujours fait. En plus on le fait avec des méthodes beaucoup plus scientifiques, beaucoup plus fiables, on sait exactement ce qu’on fait… ». Ça fonctionne même avec certains de mes collègues. Particulièrement abrutis, ceux-ci pratiquent une désinformation totale, avec des discours du type : « La nature manipule plusieurs dizaines de milliers de gènes chaque fois qu’elle fait un croisement, alors que nous nous n’en manipulons que quatre ou cinq, une dizaine à tout casser. Nous sommes donc beaucoup plus précis, nous faisons les choses de façon beaucoup plus intelligente que cette nature odieuse. » C’est un discours de pure propagande, avec une apparence logique au départ mais qui ne correspond absolument pas à la réalité des faits.

En réalité, donc, les gens qui réalisent ces manipulations génétiques ne savent tout simplement pas ce qu’ils font. Et le terme d’«organisme génétiquement modifié » ne veut rien dire, il n’est destiné qu’à endormir la vigilance du public…

Jean-Pierre Berlan, ancien chercheur à l’INRA (aujourd’hui à la retraite) a accepté de développer ici les raisons pour lesquelles les « clones pesticides brevetés » (les OGM) sont inacceptables, et en quoi ils ne sont en fait que la partie émergée d’un projet de société mortifère. L’entretien étant aussi long que passionnant, est divisé en deux parties, sur Article11 :

Derrière les OGM, c’est un projet de mort qui s’impose : www.article11.info/spip/spip.php?article745
et Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes : www.article11.info/spip/spip.php?article748


30/03/2010

Notre société est-elle plus violente ?

Depuis trente ans, les actes violents sont de moins en moins nombreux dans notre société. Cependant, ils nous semblent de plus en plus intolérables.Le thème de « la violence » est devenu central dans le débat public à partir du début des années 1990. Les responsables politiques commentent en permanence diverses statistiques s’y rapportant : violences sexuelles, violences dans « les banlieues », violences à l’école, homicides, braquages, etc. Les médias relayent et illustrent ces interrogations en puisant dans l’intarissable source des faits divers. Dans la population, il est fréquent de commenter « toute cette violence » pour exprimer une inquiétude allant des tags sur des murs de son quartier jusqu’aux phénomènes de terrorisme international. C’est dire si beaucoup de choses s’amalgament à travers cette notion de « violence » et si le risque est grand de ne faire qu’ajouter aux discours et aux « prénotions », comme disait Émile Durkheim. Si elle veut s’en prémunir, l’analyse à prétention scientifique doit poser deux constats préalables…

Lire la suite de l’article de Laurent Mucchielli sur Sciences humaines.com : www.scienceshumaines.com/notre-societe-est-elle-plus-violente-_fr_25031.html


26/03/2010

Sur les traces des Sapeurs

Classé dans : consommation, culture, exclusions, nord/sud, précarités @ 12:39

La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) est une mode vestimentaire populaire née après les Indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, dans les années 1960. Le mouvement s’inspire d’un dandysme cosmopolite emprunté à l’aristocratie britannique comme à la noblesse japonaise (Kazoku, « d’ascendance fleurie »). Malgré l’abondance des blogs, forum, et autres tribunes de parole dédiées à la Sape, les Sapeurs ne se sont jamais entendus sur l’origine précise du mouvement. Ainsi, on attribuerait l’invention du concept de SAPE à Christian Loubaki, dit l’ « Enfant Mystère », qui aurait, alors qu’il travaillait comme homme à tout faire dans le XVIème arrondissement parisien, observé et imité les habitudes vestimentaires de ses patrons. Si l’origine de la SAPE propose un nouveau récit selon le Sapeur qui la raconte, on observe pourtant un état de tension où celui qui est asservi s’émancipe de sa condition en empruntant les attributs des « maîtres ». D’ailleurs, un autre récit associe la Sape à l’habit du colon : dans tous les cas, le Sapeur semble celui qui revêt le costume de celui qui domine…

A lire sur La Plume francophone : la-plume-francophone.over-blog.com/article-sur-les-traces-des-sapeurs-45927408.html


18/03/2010

Un Hacker met hors service plus de 100 voitures à distance.

Plus de 100 conducteurs à Austin, Texas, ont retrouvé leurs voitures hors service ou leurs klaxons hors de contrôle, à cause d’un intrus qui s’est lâché sur le système d’immobilisation des véhicules, basé sur le web, utilisé normalement pour attirer l’attention des consommateurs en retard sur leur paiement de la voiture.

La police de l’unité des crimes liés aux hautes technologies de Austin, a arrêté mercredi Omar Ramos-Lopez, âgé de vingt ans, un ancien employé de Texas Auto Center, licencié le mois dernier, qui aurait cherché à se venger en annihilant les voitures vendues chez le concessionnaire…

Lire la suite de l’article en anglais sur Wired : www.wired.com/threatlevel/2010/03/hacker-bricks-cars/

Envoyé par Cyrille et traduit par sté.


11/03/2010

Rêve de Geek, théorie du complot ou réalité : choisir tu devras

Ça a commencé par une petite loi, répercutée en Suède ou au Royaume-Uni, qui n’a pas ému grand monde. Après tout, que les gamins se remettent à consommer légalement la daube packagée par Pascalou et ses amis n’est pas un sujet de prime importance dans un monde soumis au diktat des crises économiques et écologiques. Sauf que. Sauf que personne ne s’est réellement indigné, dans l’opposition ni l’opinion publique qu’une industrie culturelle s’interdise, et fasse interdire le mouvement vers le renouveau et rende pirate toute réflexion autour d’une alter-consommation.

Un peu comme si la filière charbon au milieu du xxe siècle s’était mise à imposer un produit salissant et économiquement non neutre contre la technologie électrique…

Lire la suite sur Owni.fr : owni.fr/2010/03/02/reve-de-geek-theorie-du-complot-ou-realite-choisir-tu-devras/


09/03/2010

Quand les ampoules auront des dents…

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie, électrosmog @ 20:52

Bientôt, toutes les ampoules à filaments seront interdites et remplacées par des « lampes basse consommation » grenello-compatibles. Un progrès d’une évidence pas franchement aveuglante…

LES vendra-t-on sous le manteau ? Déjà, on ne trouve plus d’ampoules à filament incandescent de plus de 100 W : elles sont interdites depuis le 1er septembre dernier (on en trouve encore au quasi-marché noir). Cette année, ce sera au tour des 75 W de disparaître puis, l’année prochaine, des 60 W… et, le 31 décembre 2012, ce sera l’extinction des feux : toutes nos bonnes vieilles ampoules à filament seront remplacées par des LBC, lampes basse consommation. Et cela grâce à la directive européenne du 8 décembre 2008, prise dans le cadre du plan Climat-Energie, et que la France, très « volontariste » en la matière, est une des premières, avec l’Irlande et l’Autriche, à avoir transcrite dans son droit national, en mars dernier. Un grand pas en avant dans l’éclairage de l’humanité ! Car ces ampoules consomment cinq fois moins d’électricité, et durent (en théorie) huit fois plus longtemps. Certes, elles coûtent environ cinq fois plus cher, leur lumière est glauque et moche, et à partir de huit allumages par jour elles fatiguent vite (ce qui raccourcit leur durée de vie). Mais elles vont sauver la planète ! Enfin presque…

« On ne réfléchit plus dès qu’il s’agit d’économie d’énergie et de rejet de CO² », dit au « Canard » Rémy Prud’homme, professeur émérite d’économie et ancien directeur adjoint de l’environnement à l’OCDE, pour qui « le changement obligatoire d’ampoules est une fausse bonne idée ». Ses arguments : 95 % de l’électricité consommée par une lampe à filament servent à produire de la chaleur (5 % seulement de l’éclairage) ; pour une lampe à basse consommation, c’est l’inverse. Les LBC ne chauffent donc quasiment pas. « En période hivernale, on compensera ce manque de chaleur par du chauffage en plus… »
Même sans tenir compte de ce petit désagrément, attend-on des LBC (actuellement 30 millions sur les 250 millions d’ampoules vendues chaque année en France) une importante économie d’énergie ? Pas vraiment : l’éclairage ne représente qu’environ 10 % de la consommation nationale d’électricité, un chiffre bien loin de ceux du chauffage ou des appareils électroménagers. Pourquoi alors se focaliser sur la lumière ? « II y a un fort pouvoir éducatif avec les lampes, indique-t-on au Syndicat de l’éclairage. Et c’est plus facile d’agir sur l’éclairage que sur le chauffage. » Ah, c’est pour le «pouvoir éducatif»…

La prostate de l’ampoule ?

Certains ne l’entendent pas de cette oreille.
Comme tous ceux, écolos et médecins, qui dénoncent la présence de mercure, un vrai poison, dans les LBC. Réplique du Syndicat de l’éclairage : « En accord avec la réglementation européenne, les nouvelles ampoules ne contiennent en moyenne que 3 mg de mercure. Il n’y a clairement aucun danger ! » Pour « lever les angoisses », l’Asef, Association santé environnement France, qui regroupe 2 500 médecins, a mené une étude d’où il ressort que ces ampoules sont inoffensives… sauf lorsqu’elles se brisent. Ils conseillent alors d’aérer et de quitter la pièce pendant un quart d’heure, puis de procéder au nettoyage (attention : pas d’aspirateur car cela peut répandre le mercure à travers la pièce), de préférence avec des gants, de placer les débris dans un contenant hermétique, puis de continuer de ventiler pendant plusieurs heures. Sympa.

Autre critique : le champ magnétique émis par les « basse conso ». Dans un clip qui a fait sensation l’an dernier sur le Net, Annie Lobé, journaliste scientifique indépendante, a montré qu’en mesurant à l’aide d’un gaussmètre le champ magnétique à proximité d’une LBC on arrive à des résultats affolants. Et de déconseiller formellement l’usage de ces ampoules, lesquelles pourraient être liées, avance-t-elle, « au pic mondial de l’incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe ». Hum… De son côté, Pierre Le Ruz, docteur en physiologie, expert en radioprotection et président du Criïrem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques), a lui aussi sonné l’alarme sur ces «puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes ». Et de conseiller de se tenir à un mètre des ampoules et d’éviter de les utiliser comme lampes de chevet ou de bureau. Diantre !

Du côté du Syndicat de l’éclairage, appuyé par le laboratoire de l’Ecole supérieure d’électricité (Supelec), il est clair que ces critiques viennent de parfaits allumés : «A moins de 30 cm, il est impossible de mesurer les champs car ils ne sont pas formés. Les mesures du Criirem ne signifient rien. » Mais, Pierre Le Ruz n’en démordant pas, l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a tenté d’éclairer le débat en demandant à l’Afsset, Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, d’étudier une méthode permettant de mesurer les champs magnétiques à proximité des « basse conso ». Etude qui a abouti en mars dernier à un protocole approuvé, entre autres, par le Criirem, partie prenante du débat. Une campagne de mesures devait suivre, à laquelle le Criirem devait être associé et dont les résultats devaient être communiqués fin décembre, mais toujours rien à l’horizon. Pour Pierre Le Ruz, ça sent le gaz : « Nous n’avons toujours pas été contactés par le bureau chargé de faire les mesures. Le Criirem a mis le doigt là où il ne fallait pas, et maintenant l’Ademe nous écarte… »

Pendant ce temps-là, les fabricants d’ampoules ne chôment pas : ils sont déjà en train de mettre au point le produit qui succédera à la lampe « basse conso ». La LED, diode électroluminescente, devrait être efficace en 2012, espère-t-on au Syndicat de l’éclairage. Ça tombe bien : notre vieille ampoule à filament aura alors disparu. Il sera donc temps de déclarer obsolète l’ampoule basse conso et de la remplacer par la LED, à 30 euros pièce. Brillant, non ?

Professeur Canardeau
dans le canard enchainé du mercredi 24 février 2010.

via le forum du site aquariophile KCF : www.killiclubdefrance.org/forum/index.php?topic=3321.0


06/03/2010

Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu

Un évènement d’importance est passé totalement inaperçu la semaine dernière du côté des médias francophones (à l’exception notable de Numerama). Il faut dire qu’à priori cela ne nous concerne pas puisqu’il oppose un lobby américain à l’état indonésien.

Et pourtant, à l’heure de la mondialisation (de moins en moins heureuse), cet épisode est riche d’enseignements et annonce peut-être la fin de l’enfance et de l’innocence pour le logiciel libre.

« Ils » veulent la guerre économique et politique ? Alors ils l’auront ! Et tant qu’Internet demeurera neutre et ouvert, « nous » ne sommes en rien assurés de la perdre, quand bien même nous n’ayons pas la puissance financière de notre côté et la capacité à mobiliser un bataillon des meilleurs avocats à notre service.

En perdant un brin notre sang-froid, nous pourrions presque qualifier cela de « Choc des Civilisations 2.0 » !

[...]

Que la contrefaçon, la copie illégale, le non respect des brevets… fassent du tort à une économie américaine qui repose beaucoup sur l’exploitation de sa « propriété intellectuelle » et constituent par là-même un grand manque à gagner, nul ne le conteste. Qu’adossés à l’USTR on trouve un certain nombre d’associations qui agissent comme des lobbys en poussant le gouvernement américain à faire pression sur les pays incriminés pour qu’ils prennent les mesures nécessaires afin d’améliorer la situation, c’est de bonne guerre, d’autant que l’on connait l’influence et la force de persuasion des États-Unis dans la géopolitique internationale.

Mais que, tenez-vous bien, la volonté d’un état à développer le logiciel libre dans son pays en fasse un ennemi des intérêts américains de la « propriété intellectuelle » propre à vouloir le faire figurer en bonne place dans le « Special 301 Report », c’est nouveau, c’est scandaleux, et c’est ô combien révélateur des craintes, pour ne pas dire de la panique, qu’il suscite désormais dans l’économie « traditionnelle » de la connaissance

A lire sur Framablog : www.framablog.org/index.php/post/2010/03/02/quand-les-lobbys-americains-attaquent-le-logiciel-libre


04/03/2010

L’autorité européenne de protection des données condamne ACTA

Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a aujourd’hui publié un avis critique sur l’Accord commercial anti-contrefaçon, toujours en cours de négociation. Ce document est un véritable coup de semonce pour les négociateurs de l’ACTA, qui doivent maintenant s’opposer publiquement à l’insertion de dispositions liberticides dans l’accord.

Le CEPD, autorité de contrôle indépendante chargée de protéger les données à caractère personnel et la vie privée, critique fermement le secret qui entoure les négociations. Il exprime également ses inquiétudes quant aux mesures de « riposte graduée » et de filtrage d’Internet, qui feraient partie de la proposition des États-Unis sur le chapitre Internet de l’ACTA. Selon l’analyse du CEPD, ces mesures ayant pour but de s’attaquer aux échanges non commerciaux d’œuvres protégées par le droit d’auteur enfreindraient les droits fondamentaux des citoyens tels que garantis par la législation européenne…

Sur La Quadrature du Net : www.laquadrature.net/fr/european-privacy-protection-authority-condemns-acta


28/02/2010

Heureux comme un Islandais

Classé dans : consommation, désintoxicant, exclusions, paix @ 16:27

Les Islandais, fiers de leur société, refusaient, pour une majorité d’entre eux l’entrée de l’île dans l’Union Européenne, soucieux de préserver leurs spécificités. Nous acceptions leurs positions et leur savions même gré d’appartenir à l’Espace Economique Européen et, dès lors, de nous accueillir sur leur sol sans paperasserie ni démarche parfois humiliante dans les services de l’immigration. Pour le reste, nous étions confiants et tenions pour assuré qu’en maîtrisant la langue, nous parviendrions à vaincre la légendaire timidité des Vikings.

La crise a frappé l’Islande en octobre 2008, ravagé son économie et balayé cette épure comme un dessin de craie sur le pavé. Très vite, elle a dévoilé les faiblesses du système; depuis transparait une toute autre réalité. De tous les vices cachés, celui qui se révèle de la manière la plus criante, touche aux inégalités sociales.

Car si la crise a éclaté si brusquement en Islande et avec une violence inédite dans les pays industrialisés, c’est qu’elle trouve son origine dans la faillite des trois banques nationales, emportant dans ce raz-de-marée tout un système de crédit délirant sur lequel nous reviendrons plus loin. Comme on le sait, les sociétés nordiques passent pour répugner aux inégalités sociales. Naguère, le Président Sarkozy vantait encore l’économie danoise hautement redistributive. Si nous ne pouvons nous prononcer sur l’ensemble du monde nordique, du moins, nous assistons en direct au délitement du système islandais…

A lire sur Minorités : www.minorites.org/index.php/2-la-revue/679-heureux-comme-un-islandais.html


20/02/2010

Fromage ô désespoir !

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé @ 03:00

Un fromage carrément sans lait : c’est ce que vient de mettre au point le géant américain Cargill, premier fournisseur mondial d’agents de texture et d’émulsifiants pour l’agroalimentaire. Le système fonctionnel Lygomme ACH Optimum reproduit la fonctionnalité des protéines du lait et les remplace totalement, offrant ainsi au producteur un avantage sans précédent en termes de coût!, triomphe la plaquette de présentation. Plus précisément, constitué de trois amidons, d’un galactomannane qui sert de texturant et d’un carraghénane gélifiant, le ACH Lygomme optimum coûte 200 fois moins cher qu’une bonne vieille mozzarella ou un emmental. Et Cargill de s’en vanter: Le fabricant dispose maintenant d’une alternative économique au fromage pour pizza grâce à ce nouveau produit qui remplace entièrement les protéines de lait, dont le prix fluctue sans cesse. A ceux qui se feraient du mouron pour le goût, la firme aux 16 milliards de dollars de chiffre d’affaires assure: Le produit rappelle les fromages traditionnels tels que le gouda, le cheddar ou le gruyère. Le client y trouve le même plaisir et la même satisfaction.
Vous hésitez? Trop tard. Du vrai faux fromage du même tonneau, vous en avalez déjà des kilos. Depuis la flambée des prix du lait, il y a trois ans, les fabricants de cheeseburgers, lasagnes et quiches industriels, gratins dauphinois et autres plats cuisinés farcissent leurs produit avec ce qu’ils appellent du fromage analogue, qui ne contient guère que 15% de protéines de lait. Le reste : des graisses végétales bon marché comme l’huile de palme, des amidons, du sel et des arômes artificiels. Une gourmandise dûment autorisée par la Commission européenne, à condition toutefois d’indiquer dans la liste des ingrédients fromage analogue. Même si le prix du lait a dégringolé, ça coûte encore 60% moins cher de tartiner ses produits avec cet ersatz. Les plus gourmands étant les fabricants de pizzas industrielles, dont la France, deuxième mangeur au monde, consomme désormais 10 kilos par an et par habitant (13 pour les américains).
Il y a de quoi en faire un fromage, un vrai!

Le Canard enchaîné, mercredi 3 février 2010.


13/02/2010

Streaming, direct download : le téléchargement illégal évolue

Classé dans : P2P faut il avoir peur?, consommation, désintoxicant @ 10:24

Devant les risques de virus et de sanctions légales, de plus en plus d’internautes préfèrent abandonner l’échange de fichiers sur les réseaux peer to peer (type Napster, Kazaa, eMule) quand ils veulent découvrir leurs séries préférées avant leur diffusion en France.

« Moi, les séries, je les regarde en streaming… », entend-on de plus en plus. « Je ne télécharge plus depuis longtemps, mais quand je veux regarder une série, je tape simplement son nom suivi de “streaming” dans Google », m’explique un ami. Explications.

sur Rue89 : www.rue89.com/2009/02/19/streaming-direct-download-le-telechargement-illegal-evolue


08/02/2010

la culture en communs

Si la gratuité ne vient pas à vous, allez à elle : tel semble être le principe des réseaux « de pair à pair ». Ces nouvelles formes de partage et de gestion de domaines communs, si elles défient la logique capitaliste, sont aussi source d’inquiétude pour les producteurs de ces biens, souvent très peu fortunés. De là deux attitudes : soit ajouter des lois aux lois pour protéger la propriété, soit prendre appui sur les pratiques qui s’inventent pour imaginer d’autres manières de rémunérer la création.

Lire l’entretien avec Philippe Aigrain sur Vacarme : www.vacarme.org/article1853.htm


04/02/2010

Les Français toujours plus nombreux à consommer bio

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 17:46

En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l’année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l’Agence BIO.

Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l’agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l’Agence BIO, en charge de la promotion de l’agriculture biologique.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l’intention d’augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête…

A lire sur Pleinchamp.com : www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=38994

et aussi sur le même site:

En 2009, chaque mois, 300 agriculteurs en moyenne ont pris la décision de se convertir à la production biologique, annonce l’Agence BIO.

La France compte actuellement 16.400 agriculteurs engagés dans l’agriculture biologique (en bio ou en cours de conversion), soit une progression de 23% par rapport à 2008. «Historiquement, nous n’avons jamais eu une conversion aussi forte» a annoncé Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence BIO. Sur un an, le nombre de nouvelles conversions s’est élevé à 3.600, soit autant que sur les sept années précédentes ! 3,2% des exploitations françaises sont donc aujourd’hui conduites en bio.

lire la suite : www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=38992


03/02/2010

Alerte dans nos assiettes

Aujourd’hui, 80% de nos aliments ont subi un processus industriel. A partir de données collectées en France et aux États-Unis, ce film dérangeant et sans concession explore le contenu de nos assiettes et montre comment il est devenu la cible des lobbies de l’agroalimentaire.

Durée : 91 mn

Voir le documentaire sur la Web TV universcience.tv : www.universcience.tv/media/544/alerte-dans-nos-assiettes.html

Envoyé par Xmx.


30/01/2010

Peut-on dire qu’il y a trop de pesticides dans le raisin ?

Un procès pour dénigrement était intenté ce mercredi devant le Tribunal de grande instance de Paris par les producteurs de raisin de table contre une association de lutte contre les pesticides, à qui il est reproché de ne pas être « objective » dans une étude.

500 000 euros de dommage et intérêt, c’est la somme réclamée par le syndicat des producteurs de raisin de table à l’association MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures).

[...]

Car les producteurs de raisin ne remettent pas en cause l’étude elle-même (selon laquelle 99,2% des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides), réalisée à la demande de plusieurs ONG européennes et dans cinq pays, ni les analyses du laboratoire allemand, mais le fait que le MDRGF, lorsqu’il en a communiqué les résultats, n’ait pas dit « contrairement à celui d’autres pays, le raisin français est aux normes, haro sur le raisin italien et grec ».

Cette phrase est à l’image de toute la plaidoirie de l’avocat des producteurs de raisin, qui semblait juste regretter que l’association MDRGF, au modeste budget de 100 000 euros par an, ait eu une telle audience sur ce sujet. Morceaux choisis :

« Quand on milite pour que toute l’agriculture soit bio, on cherche à détruire l’agriculture traditionnelle. »

« Quand je regarde la salle [une vingtaine de militants associatifs présents et une poignée de journalistes, ndlr], on voit bien qu’on est en présence d’une association qui a une énorme faculté de mobilisation. »

« Il faut arrêter de se barricader derrière le droit à l’information, on n’a pas le droit à la déformation, à la propagande. »

« Cette association jette l’anathème sur tout le monde, elle utilise le terme “contamination” pour dire pesticides=danger. »

Alire sur Rue89 : www.rue89.com/planete89/2010/01/06/a-t-on-le-droit-de-dire-quil-y-a-des-pesticides-dans-le-raisin-132622

Le loup voyou avait fait écho de cette étude l’an dernier.


14/01/2010

L’avenir d’Internet selon Laurent Chemla

Les lois changent. Elles naissent, vivent, et meurent. Elles suivent l’évolution des pratiques sociales et des connaissances scientifiques. L’esclavage a existé pendant des millénaires, et le statut de l’esclave a fait l’objet de bien des lois, mais personne, aujourd’hui, n’oserait s’attribuer la propriété d’un autre être humain. Le droit d’auteur n’existe comparativement que depuis peu, mais les tenants de l’ordre établi semblent vouloir absolument qu’il n’évolue que dans le sens où l’auteur aurait toujours plus de droits sur son œuvre et la société toujours moins. Est-ce bien raisonnable ?

À première vue ça semble une évidence : l’auteur est le propriétaire de ce qu’il crée. Mais si on creuse un peu ?

Sans tous ceux qui l’ont précédée et inspirée, une œuvre pourrait-elle exister ? Et sans la société qui l’entoure, ses modes, ses espérances et ses souffrances, l’auteur pourrait-il puiser dans sa seule expérience ce qui fera que son émotion sera partagée par le plus grand nombre ? Bien sûr que non, et c’est la raison pour laquelle les premières lois encadrant le droit d’auteur, à commencer par le statut d’Anne en 1710, étaient des lois d’équilibre entre les intérêts de l’auteur et ceux de la société.

Depuis, loi après loi, siècle après siècle, cet équilibre a largement été rompu au profit non seulement des auteurs mais aussi de tous leurs représentants, au point peut-être de nuire – bien plus que le piratage – à la diffusion de la culture. Que penser par exemple de la durée de protection des œuvres après la mort de l’auteur : passée de 5 ans à l’époque de Mirabeau, 50 ans au 19ème siècle et dans la convention de Berne, puis 70 ans en Europe aujourd’hui, ces durées excessives créent des rentes de situation pour des éditeurs qui ont, du coup, bien d’avantage intérêt à rééditer des ouvrages déjà rentabilisés que de risquer la publication d’œuvres nouvelles. Elle est loin l’époque du Front Populaire où Jean Zay prévoyait – avant d’être assassiné par la milice de Vichy – de limiter de nouveau à 10 ans cette durée avant laquelle un livre pouvait être diffusé par n’importe qui.

Il semble pourtant qu’un tel rééquilibrage soit non seulement devenu nécessaire, mais surtout résolument inévitable…

Lire le texte de Laurent Chemla sur Framablog : www.framablog.org/index.php/post/2010/01/07/laurent-chemla-analyse-synthese-prospective

Écrivain, informaticien et cofondateur du registrar français Gandi, Laurent Chemla est l’une des rares personnes en France capables de véritablement « penser l’Internet », et ce depuis ses origines ou presque.


30/11/2009

Jouets pour enfants : comment éviter les cadeaux toxiques

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé @ 10:44

Noël approche, son cortège de cadeaux… et de molécules chimiques plus « fun » les unes que les autres, surtout quand elles entrent dans la composition des jouets pour enfants. Quelques sites Internet permettent d’évaluer le degré de toxicité de tel ou tel ingrédient. Exemple pratique : comment des crayons de couleur pour le bain, en apparence inoffensifs, se révèlent contenir un cocktail de molécules pas vraiment rassurant…

Lire l’article sur Basta ! : www.bastamag.net/spip.php?article761


13/11/2009

Le retour des bandes

Les jeunes qui utilisent la force pour parvenir à leurs fins ne cherchent ni à détruire la société ni à contester ses principes fondateurs. Ils visent tout autant à s’emparer de biens matériels inaccessibles extrêmement valorisés qu’à exprimer symboliquement une très vive protestation. Par Robert Muchembled, historien.

Après les blousons noirs des années 1950 et les loubards de la décennie 1970, les bandes violentes de 1990-1991 ont à leur tour quitté le devant de la scène. Plus exactement, les grands médias s’en sont détournés pour ne pas lasser lecteurs et auditeurs, abandonnant les « quartiers sensibles » à leurs problèmes quotidiens et à la politique de la ville. Les mêmes causes produisant cependant des effets similaires et l’intérêt du public dépendant de l’intensité de l’angoisse qui l’étreint les furieuses émeutes urbaines française de novembre 2005 ont fourni l’occasion d’une très spectaculaire redécouverte du sujet…

A lire sur Observatoire des inégalités : www.inegalites.fr/spip.php?article1131


13/10/2009

Ce n’est pas la démographie des pauvres mais la consommation des super-riches qui menace la planète

Classé dans : consommation, désintoxicant, nord/sud, écologie @ 08:42

George Monbiot charge sabre au clair contre ceux qui affirment que la menace environnementale majeure serait la démographie des pays pauvres. « Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables » écrit-il. Le véritable problème n’est pas celui de la démographie mais de la consommation excessive des pays riches, dont les hyper-fortunés donnent une image caricaturale…

Lire l’article de George Monbiot dans The Guardian sur ContreInfo : contreinfo.info/article.php3?id_article=2827


« Bidoche », les ravages de l’industrialisation de la viande

Classé dans : consommation, désintoxicant, nord/sud, santé, écologie @ 08:08

Quand vous aurez lu « Bidoche », vous ne mangerez plus de viande comme avant. Malgré le sous-titre « L’industrie de la viande menace le monde » et la dédicace « à tous les animaux morts sans avoir vécu », il ne faut pas voir en Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé depuis plus de vingt ans dans les questions d’écologie, un végétarien, un « terroriste » du bien-être animal… Cet homme-là prétend savoir « ce que manger veut dire » et garde la nostalgie du roast-beef du dimanche midi de son enfance.

Simplement, sa longue enquête, faite de compilation d’études notamment américaines, d’enquêtes sur le terrain, notamment en Amérique latine, et de rencontres avec des acteurs de terrain, lobbyistes patentés et éleveurs, lui a ouvert les yeux [...]

On ignore trop que l’industrialisation de la chaine alimentaire, au nom de l’eugénisme, fait disparaître des races entières d’animaux, mais surtout détruit les forêts. Ainsi pour le soja. L’auteur nous livre cette donnée saisissante : pour satisfaire la consommation en viande de chaque Français, il faut 659 mètres carrés de soja, généralement en Amérique latine.

Son livre est truffé de chiffres tous aussi effrayants que réels :

  • 99,5% de la viande consommée en France provient de systèmes industriels
  • Un Français mange en moyenne 92 kilos de viande par an
  • Plus d’un milliard d’animaux domestiques sont tués en France chaque année
  • Des élevages américains peuvent compter 150 000 volailles, des porcheries de 5 000 à 10 000 têtes
  • 8% des gaz à effet de serre d’origine anthropique dans le monde sont dus à l’élevage

Face à cette destruction déjà avancée de la planète, que faire si ce n’est arrêter de consommer des poulets hors sol et du porc breton tout en se berçant de l’illusion que nous sommes un pays qui aime ses paysans, une fois par an lors de la grand messe du salon de la porte de Versailles ?

A lire sur Rue89 : www.rue89.com/2009/10/01/bidoche-les-ravages-de-lindustrialisation-de-la-viande


06/10/2009

Désabonnements massifs chez France Télécom suite à la vague de suicides

Classé dans : consommation, désintoxicant, précarités @ 23:12


Selon le magazine Capital, la vague de suicides qui frappe France Télécom provoquerait des résiliations massives de clients pour des raisons «éthiques».

Si la ministre de l’Economie Christine Lagarde renouvelle sa confiance à Didier Lombard, ce n’est pas le cas d’une certaine partie des clients de France Télécom. L’opérateur subirait depuis quelques semaines des désabonnements massifs, selon Capital. Le magazine a obtenu un enregistrement sonore d’une réunion organisée par la direction auprès des 400 plus haut cadres du groupe en réaction au 23e suicide

Si le document ne révèle pas le nombre de résiliations concernées, il semble que ces dernières s’accélèrent suite à la vague de suicides qui sévit chez l’opérateur (24 depuis janvier 2008). Selon une responsable de région, le nombre de désabonnement a pratiquement doublé en une semaine « pour des raisons éthiques »…

Lire la suite sur Silicon.fr : www.silicon.fr/fr/news/2009/10/02/desabonnements_massifs_chez_france_telecom_suite_a_la_vague_de_suicides


28/09/2009

« Si le virus A H1N1 mute… » ou l’escroquerie à l’échelle planétaire

Classé dans : consommation, culture de la peur, désintoxicant, santé @ 10:27

Alors même que les évidences épidémiologiques de bénignité de la grippe A H1N1 s’accumulent, l’argument numéro 1 invoqué par les tenants de la vaccination de masse est « la possibilité d’une mutation du virus ». Or, cette éventualité n’est pas seulement scientifiquement improbable, elle est aussi le principal argument qui disqualifie la vaccination : contre un virus mutant, un vaccin ne sert à rien. Démontage d’une escroquerie planétaire.

Les relevés épidémiologiques le montrent (y compris dans les rapports de l’OMS, qui est tout de même l’institution qui a tiré la sonnette d’alarme), la pandémie de A H1N1 n’est pas du tout aussi catastrophique qu’on a pu l’annoncer, alors même que le virus semble plus contagieux puisqu’il se transmet même quand il fait chaud. Plus contagieux, mais moins dangereux.

Dans l’hémisphère sud, où la santé de la population est proportionnellement plus précaire que dans l’hémisphère nord, la mortalité est inférieure à celle d’une grippe saisonnière habituelle. De plus, comme l’OMS ne demande plus de confirmer les cas de grippe « puisqu’il y en a trop », on est en droit de penser que le nombre de personnes atteintes par la grippe est bien plus grand qu’estimé, mais comme le nombre de morts attribué au virus (un mort, ça se comptabilise) est faible, la proportion de décès par rapport au nombre de personnes touchées est donc probablement encore plus faible qu’on ne l’estime actuellement.

On est donc en droit de penser que 1° il n’a pas de raison de provoquer plus de décès dans les pays du Nord, dont la population est en meilleure santé que celle du Sud. 2° comme il est très contagieux et qu’il y a déjà des foyers épidémiques en Europe, d’ici quelques semaines il y aura de plus en plus de personnes déjà immunisées (et toujours vivantes) qui agiront comme des barrières pour protéger les autres. Avant même que le climat hivernal ne s’installe. On peut s’attendre donc à ce que la « grande épidémie » n’ait pas lieu…

Lire la suite sur Winckler’s Webzine : http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=973


26/07/2009

Des nanoparticules dans l’assiette

Leur nom vient du grec « nanos », qui signifie « nain ». Cinq cent mille fois moins grosse qu’un cheveu, les nanoparticules échappent aux lois de la physique classique. Grâce à elles, les industriels nous promettent des chemises ou des pantalons qui résistent aux taches et aux plis, des vitres qui se nettoient toutes seules, des peintures pour voiture impossibles à rayer… Mais ils ne disent pas qu’ils ont déjà commencé à en saupoudrer notre assiette. On en trouve dans le ketchup, comme épaississant, dans certaines vinaigrettes industrielles, comme agent blanchissant, ou certaines soupes en sachet afin d’empêcher la formation de grumeaux…

Pour éviter que le chocolat ne blanchisse en vieillissant, notamment, on le badigeonne avec des nanoparticules de dioxyde de titane. Un procédé que s’est empressé de breveter il y a six ans, le groupe Mars, leader mondial du chocolat et du chewing-gum. De son coté, Unilever, le roi de la crème glacée, planche sur des nanoémulsions qui rendraient ses glaces moins grasses mais plus onctueuses. Kraftfood, numéro deux de l’agroalimentaire, a créé Nanotech. Un consortium qui mobilise une quinzaine d’universités et d’instituts de recherche sur les nanotechnologies appliquées à la bouffe.

Et que dire des nanocapsules bourrées d’arômes et de colorants synthétiques qui éclatent sous l’effet de la chaleur ou quand on les secoue? Parmi les joyeusetés expérimentées : des sodas qui changent de couleur et de goût. Au fait une fois avalées, ça donne quoi, les nanoparticules? Eh bien on n’en sait rien : comment elles sont absorbées par l’organisme, comment elles se diffusent, ou interagissent avec les aliments, mystère. En mars dernier, dans un rapport sur le sujet, l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments tirait la sonnette d’alarme : « Il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. » Et de conclure : « la prudence s’impose. »

Le plus drôle, dans tout ça, c’est que les nano-ingrédients ne sont jamais indiqués sur l’étiquette. Sans doute les effets de la nanotransparence…

Sur Le Canard enchaîné du mercredi 22 juillet 2009.


20/07/2009

Récylum: un éco-organisme agréé pour collecter et recycler les lampes usagées

Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie @ 10:04

Récylum a pour objet d’organiser en France (DOM compris) la collecte et le recyclage des lampes usagées détenues par les particuliers et les professionnels; toutes les sources lumineuses sont concernées, sauf les ampoules à filament.
La filière des lampes usagées, développée en partenariat avec tous les acteurs concernés, s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociétale, c’est à dire respectant les principes du développement durable et de l’intérêt général:

  • performance environnementale: bilan écologique global réellement positif
  • performance économique: optimisation des moyens mis en œuvre pour limiter l’impact du coût de la filière de collecte et de recyclage des lampes sur le pouvoir d’achat des consommateurs
  • performance sociale: développement de l’emploi lié à l’activité de la filière

http://www.recylum.com/

Posté par fred.


23/06/2009

le Codex alimentarius

Une nouvelle directive de l’Union Européenne doit être mise en place au 31 décembre de cette année. Il s’agit d’un « Codex alimentarius » qui limiterait considérablement les substances autorisées dans le domaine des médecines alternatives et des suppléments alimentaires, si la directive était votée.

Ceci aurait pour effet que pour les remèdes que nous achetons aujourd’hui (Hémopathie, Fleurs de Bach, sels de Schüssler, minéraux et vitamines) le nombre des substances actives autorisées serait si limité que ces médicaments perdraient leur efficacité. Pire encore ces médicaments pourraient disparaître du marché parce qu’ils n’auraient pas reçu d’autorisation de vente du fait des nouveaux critères d’autorisation de mise sur le marché extrêmement restrictifs.

Cette information est d’autant plus alarmante que cela signifierait pour nous tous la fin d’une liberté thérapeutique et aussi la fin de tous les métiers qui utilisent ces substances (naturopathes, psychothérapeutes, homéopathes, herboristes ainsi que les laboratoires produisant ces remèdes).

En Grande-Bretagne les « Health Stores » comme « boots » font actuellement campagne dans tout le pays en demandant aux clients de faire pression auprès de leurs députés pour stopper le vote de cette directive. Le sujet est débattu officiellement et publiquement. Malheureusement les médias en France et en Allemagne ont très peu ou pas publié cette information qui nous concerne tous.

Il est à noter d’ailleurs que les pays qui ont pris l’initiative de cette nouvelle directive sont l’Italie, L’Allemagne…et la France.

Vous trouverez ci-après l’accès (en français) du site anglais de « Consumers for Health choice » qui a mis en place une pétition européenne.

www.consumersforhealthchoice.com/index.php?option=com_content&task=view&id=268&Itemid=225

Ce site vous propose de signer une pétition, mais aussi d’écrire à votre député à Bruxelles.

Un telle directive inspirée par les lobbies de l’industrie pharmaceutique, limiterait au maximum la commercialisation de remèdes naturels au profit de médicaments allopathiques.

Ce Codex alimentarius, si ces informations sont exactes, amènerait la disparition des compléments alimentaires et des praticiens qui la dispensent. Ce serait la fin des médecines non-conventionnelles et notre Santé ne dépendrait que des protocoles rédigés par la médecine officielle sous la dictée de l’industrie pharmaceutique.
Notre alimentation risque elle aussi d’être épurée, le bio serait éliminé, pour le plus grand profit de l’industrie agro-alimentaire.

La préparation d’une telle directive par les fonctionnaires de Bruxelles ne peut pas passer inaperçue. Qu’en est-il, quel est son degré de préparation actuellement ?

Lire plus sur Alterinfo : www.alterinfo.net/Codex-Alimentarius_a22404.html?preaction=nl&id=5962548&idnl=37591

Posté par mimi.


Appel à soutien en faveur du porte parole du Réseau « Sortir du nucléaire »


Appel pour un classement « sans suites » en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d’avion de ligne

La vérité doit aussi être faite concernant les espionnages dont le Réseau « Sortir du nucléaire » et Stéphane Lhomme ont été l’objet de la part d’EDF et de sociétés privées mandatées par EDF.

SIgner l’appel et interpeller la cour d’appel de Paris sur le site du réseau Sortir du nucléaire : www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=index

Posté par Hélène.


14/06/2009

Yann Arthus-Bertrand inflige au monde sa vision esthétique de l’écologie financée par un mécène, le groupe Pinault qui annonce 2000 licenciements

Classé dans : consommation, désintoxicant, écologie, énergies @ 12:06

L’art de transformer une catastrophe à venir en objet esthétique et politiquement aussi correct que lénifiant. Le triomphe de la communication face aux inquiétudes des écologistes et d’une partie de la population mondiale. Le film va faire un tabac au Bangladesh et au Niger…

La presse presque unanime se déchaîne pour vanter les mérites du film de Yann Arthus-Bertrand passant en « première mondiale » sur France 2, sur Internet, dans les cinémas de 127 pays et aussi, parait-il, sur 65 chaînes de télévision du monde pour célébrer la journée mondiale de l’environnement. Pour son plaidoyer de belles images, comme d’habitude chez ce « nouvel écologiste », comme dans sa « Terre vue du ciel », il oublie tout simplement l’homme, les hommes ; ce photographe a trouvé un filon lui ayant rapporté (pour le livre tiré du premier film) prés de 6 millions de droits d’auteur, sans compter les produits dérivés. Pour le plus gros coup de sa carrière il a mobilisé des banques, des villes, des chaînes de télé et le mécène François-Henri Pinault qui dirige le groupe PPR fondé par son père François Pinault considéré comme la plus grande fortune d’Europe. Pour mémoire, le groupe PPR c’est Le Printemps, Gucci, Puma, Yves Saint-Laurent, Boucheron, Balenciaga, etc. Des babioles auxquelles il faut ajouter Conforama (800 licenciements), la Fnac (400 licenciements) et la Redoute (670 licenciements). De quoi dégager, sur un chiffre d’affaires de 3380 millions d’euros, quelques économies pour payer le film de Yann Arthus-Bertrand. Lequel court d’un média à l’autre pour nous expliquer qu’il a travaillé à l’oeil, qu’il n’en tirera aucun bénéfice. De quoi faire sangloter dans les chaumières devant une telle abnégation. En attendant le livre et le CD…

A lire sur Politis : www.politis.fr/article7261.html


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