
7 février – 26 mai 2007
vernissage le 7 février de 18h à 21h
une proposition de frédéric dumond
Télémétries, artistes et télévision
Nam June Paik, Robert Filliou, Brahim Bachiri, Hakeem B, Christian Barani, Thomas Barbey, Raphaël Boccanfuso, Klaus Vom Bruch, Roderick Buchanan, Daniel Buren, Alain Clairet/Anne-Marie Jugnet, Claude Closky, Sophie Coiffier, Richard Compte, Loïc Connanski, Eddie d, frédéric dumond, Philippe Fangeaux, Esther Ferrer, Mike Fisher et Michael Smith, Harrell Fletcher, Germain Huby, Philippe Hurteau, Marion Lachaise, Franck Leonard, Olivier Leroi, Edouard Levé, Jean-Claude Loubières, Allan Mc Collum, Hamid Maghraoui, Sabine Massenet, David Ortsman, Pippilotti Rist, Nicolas Schöffer, Françoise Valéry, Uri Tzaig.
Collections Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou, FRAC Ile-de-France, FRAC Bourgogne, FRAC Bretagne, FRAC Champagne-Ardenne, FRAC Languedoc-Roussillon, Le Consortium Dijon, Heure exquise, Est ce une bonne nouvelle, Fonds National d’Art Contemporain.
Galerie Villa des Tourelles 9 rue des anciennes-mairies (7 mn RER A Nanterre-Ville) Face à la Maison de la Musique et de la Danse 92000 Nanterre tel. : 01 41 37 52 06 ouverture les mardis jeudis vendredi de 16h à 19h mercredis et samedis de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Note d’intention :
Une exposition qui interroge la télévision. Des oeuvres rares. Des artistes internationaux. Alors que la télévision constitue un élément dominant de notre culture et un outil non moins important pour le pouvoir politique, la galerie de Nanterre se penche cette saison sur le regard que posent les artistes sur l’écran cathodique. L’ensemble des vidéos, des installations, des peintures et dessins présentés dans la galerie du Parc des Anciennes-Mairies a été emprunté auprès des collections publiques et des artistes, notamment auprès du Centre Pompidou et de nombreux centres d’art nationaux. Elle présentera quelques oeuvres historiques (Video fish de Nam June Paik, ou Trilogie (video-Univercesity : Grâce à Fourier), de Robert Filliou, deux installations-vidéos de 1979) mais essentiellement des oeuvres plus récentes, la plupart réalisées dans les 25 dernières années, dans ce moment particulier où la vidéo a basculé dans le grand public avec la démocratisation des outils de réalisation et de production. Télémétries présente des expériences temporelles très hétérogènes, en réunissant des installations, des vidéos monobandes, des peintures, des dessins, de la photographie, de la littérature et des livres d’artistes. Depuis l’apparition de la télévision, les artistes ont questionné ce média en s’en emparant de multiples façons, le plus souvent de manière critique. Ils ont travaillé le rythme si particulier de la télévision, la manière dont elle remplit le temps, dans un flux hétérogène pénétrant toujours plus avant l’espace domestique et le temps social. Cette véritable « machine de guerre » à détourner les actes et à occuper les esprits est, depuis une bonne vingtaine d’années, un lieu fermé à tout ce qui ne correspond pas à ses canons esthétiques/économiques, et/ou à ce qu’elle ne produit pas en propre. Hors quelques rares émissions dites de création, et sur des chaînes à petite audience, l’économie télévisuelle contemporaine rejette l’autre. Dont acte. Les artistes ont, de facto, une position d’observateurs extérieurs – puisqu’ils ne peuvent plus (à la différence de quelques rares expériences dans les années 50/60/70) créer des programmes qui s’insèrent dans le flux télévisuel. La télévision devient ainsi matériau de travail, matière première pour les artistes, qui en utilisant des fragments de ce que la télévision émet sans discontinuité, prennent position en créant d’autres rythmes, d’autres logiques à partir de programmes formatés, essentiellement réalisés pour se succéder les uns aux autres. En utilisant une partie de ce que la télévision produit (et dans toutes ses dimensions sociales, esthétiques, politiques…), les artistes sont déjà à distance, ralentissant de fait le temps, revenant sur certaines dimensions, utilisant a contrario le flux télévisuel comme un lieu de réflexion et de travail. Ils mettent en forme une mémoire de ce qui n’est destiné qu’à emplir le présent et à disparaître, et créent de la pensée.
frédéric dumond 2006, artiste commissaire invité.
frédéric dumond, écrivain et plasticien, vit et travaille à Montreuil. Il enseigne à l’Ensci/Les Ateliers, école nationale supérieure de création industrielle, où il est notamment chargé, depuis trois ans, de la programmation du cycle de lectures/performances Extensions. Il y a invité des artistes, poètes et écrivains comme Edouard Levé, Jeff Guess, Emmanuel Adely, Christophe Marchand-Kiss, Anne-James Chaton, Charles Pennequin, Jérôme Game, Jean-Michel Espitallier, etc. Il a créé en 2006 une résidence d’écrivains au sein de l’école, en vue de la production de textes en empathie avec le design. Il a mené en 2005 et 2006 des workshops autour du livre d’artiste à l’école d’art de Rueil-Malmaison. De formation classique (Lettres supérieures), il a suivi les cours de l’Ecole du Lo et d’histoire de l’art à Paris I. En parallèle, il a travaillé sur la collection du Cabinet d’arts graphiques du musée du Lo. Il s’est orienté vers les arts plastiques, a assisté au cours de Sylvie Blocher à l’Ecole nationale d’art de Cergy-Pontoise. Il a, depuis, poursuivi une carrière d’artiste et d’écrivain, refusant les frontières disciplinaires, convoquant des techniques et médiums différents selon ses projets. Dans ses installations, pièces sonores, vidéos et performances, il travaille le sens et la parole comme principes élémentaires de la pensée. Dans ses textes les plus récents, il évoque, par approches fragmentées, l’être humain et le vivant.
http://fredericdumond.free.fr/
la galerie villa des tourelles est un espace municipal de la ville de Nanterre. Il bénéficie du soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France – ministère de la culture et de la communication.