antimondialiste

[ louvoyer : naviguer en zigzag à contre vent ]

28/02/2010

Chômage : à quand la mobilisation générale?

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 22:53

L’augmentation du chômage appelle des réponses sociales pour mieux indemniser les chômeurs en fin de droits. Et également des politiques de partage du travail et de création d’emplois publics.

Suite au Sommet social qui s’est tenu lundi dernier à l’Elysée, le premier sujet négocié dès cette semaine entre gouvernement et partenaires sociaux concerne les chômeurs en fin de droits. Un million de personnes devraient en effet cesser cette année de percevoir une assurance chômage et 600 000 d’entre elles ne recevront alors plus rien : ni allocation de solidarité spécifique (ASS) ni RSA « socle » (ex-RMI) versés par l’Etat, et ce parce qu’elles ne remplissent pas toutes les critères pour y prétendre. Le gouvernement a raison de souligner que, année après année, ce sont à peu près 800 000 personnes qui se trouvent dans cette situation. Il n’en reste pas moins que l’afflux supplémentaire est sensible. Et que, compte tenu de la situation globale du marché du travail, les perspectives de ce million de personnes de sortir rapidement de la mouise sont à peu près nulles…

Lire la suite sur Alternatives économiques : www.alternatives-economiques.fr/chomage—a-quand-la-mobilisation-generale–_fr_art_633_48116.html


500 000 radiations illégales ?

La décision du Tribunal administratif du 10 mars 2009 a de quoi faire réfléchir… Soutenue par AC! Marseille et l’équipe du site recours radiation, une demandeuse d’emploi radiée abusivement pour absence à convocation a porté son affaire devant le Tribunal administratif. Et non seulement, le Tribunal administratif a condamné Pôle emploi mais il a en plus jugé que la rétroactivité de la décision de radiation était illégale, remettant en cause la légalité des 500 000 décisions de radiation prononcées pour absence à convocation…

Les faits étaient « classiques » : convocation a un entretien avec Pôle emploi le 27 mars 2008. La convocation n’est pas reçue et quelques jours plus tard, c’est l’enclenchement automatique de la procédure de radiation qui aboutit, le 22 avril 2008 à l’adoption par Pôle emploi d’une décision de radiation pour absence à convocation. Et comme toujours dans les procédures de radiation pour absence à convocation prononcées par Pôle emploi, la radiation courre non pas à partir de la date où la décision de radiation a été prise mais à la date d’absence à la convocation…Autrement dit, la décision de radiation est rétroactive. Or, le principe de non rétroactivité des décisions administratives (de même que les délits et les peines) est un principe général du droit. Et c’est précisément ce que va sanctionner, au surplus de sa motivation, le Tribunal administratif de Marseille…

Lire l’article sur le site de Recours radiation : www.recours-radiation.fr/index.php/toutes-les-radiations-pour-absences-sont-illegales.html


12/02/2010

Inégalités : les 10 indicateurs essentiels

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 09:51


Comment évoluent les inégalités ? 10 indicateurs les plus pertinents pour aller à l’essentiel. Par Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

Notre commentaire général : la France aux deux visages

Le paysage dressé par nos données est double. D’un côté, la France du progrès. Globalement les revenus augmentent, les conditions de vie s’améliorent, on est mieux formé et on vit plus longtemps. Oui mais voilà : ces progrès sont de moins en moins bien partagés. Les plus riches ont vu leurs revenus s’envoler avant la récession et le krach boursier qui a tempéré ces hausses avec une forte baisse des revenus du patrimoine. En même temps, les plus cultivés s’acharnent bec et ongles à défendre l’un des systèmes éducatifs les plus inégalitaires parmi les pays riches, formaté pour convenir aux enfants de diplômés. Et ça marche : les scolarités s’allongent surtout pour les plus diplômés…

www.inegalites.fr/spip.php?article1193


16/11/2009

Notes sur la «question des immigrés»

Classé dans : culture, désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 00:50

Tout est faux dans la «question des immigrés», exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.

On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre.) Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins «scientifiquement» les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les Maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !…

Rédigées en décembre 1985 par Guy Debord ces notes sont à lire sur Le Jura Libertaire : juralibertaire.over-blog.com/article-4390271.html


13/11/2009

Le retour des bandes

Les jeunes qui utilisent la force pour parvenir à leurs fins ne cherchent ni à détruire la société ni à contester ses principes fondateurs. Ils visent tout autant à s’emparer de biens matériels inaccessibles extrêmement valorisés qu’à exprimer symboliquement une très vive protestation. Par Robert Muchembled, historien.

Après les blousons noirs des années 1950 et les loubards de la décennie 1970, les bandes violentes de 1990-1991 ont à leur tour quitté le devant de la scène. Plus exactement, les grands médias s’en sont détournés pour ne pas lasser lecteurs et auditeurs, abandonnant les « quartiers sensibles » à leurs problèmes quotidiens et à la politique de la ville. Les mêmes causes produisant cependant des effets similaires et l’intérêt du public dépendant de l’intensité de l’angoisse qui l’étreint les furieuses émeutes urbaines française de novembre 2005 ont fourni l’occasion d’une très spectaculaire redécouverte du sujet…

A lire sur Observatoire des inégalités : www.inegalites.fr/spip.php?article1131


20/10/2009

Des pilotes de lignes réduits à l’aide alimentaire

Classé dans : désintoxicant, précarités, santé @ 09:39

Interdiction de prendre un arrêt maladie. Des salaires au lance pierre qui les contraignent à faire appel aux services d’aide alimentaire. Un deuxième job chez Starbucks pour boucler les fins de mois. Invité en cabine par les pilotes lors d’un vol intérieur aux USA, Michael Moore raconte la face cachée du rêve américain. Et identifie le coupable. La recherche effrénée du profit, éventuellement jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Lire l’article de Michael Moore sur ContreInfo : contreinfo.info/article.php3?id_article=2841


06/10/2009

Désabonnements massifs chez France Télécom suite à la vague de suicides

Classé dans : consommation, désintoxicant, précarités @ 23:12


Selon le magazine Capital, la vague de suicides qui frappe France Télécom provoquerait des résiliations massives de clients pour des raisons «éthiques».

Si la ministre de l’Economie Christine Lagarde renouvelle sa confiance à Didier Lombard, ce n’est pas le cas d’une certaine partie des clients de France Télécom. L’opérateur subirait depuis quelques semaines des désabonnements massifs, selon Capital. Le magazine a obtenu un enregistrement sonore d’une réunion organisée par la direction auprès des 400 plus haut cadres du groupe en réaction au 23e suicide

Si le document ne révèle pas le nombre de résiliations concernées, il semble que ces dernières s’accélèrent suite à la vague de suicides qui sévit chez l’opérateur (24 depuis janvier 2008). Selon une responsable de région, le nombre de désabonnement a pratiquement doublé en une semaine « pour des raisons éthiques »…

Lire la suite sur Silicon.fr : www.silicon.fr/fr/news/2009/10/02/desabonnements_massifs_chez_france_telecom_suite_a_la_vague_de_suicides


28/09/2009

Tsewang Dondrup, une histoire tibétaine en exil

Classé dans : désintoxicant, exclusions, libertés, paix, précarités @ 12:50

Accrochée aux contreforts des Lower Himalayas, Dharamsala (Himachal Pradesh) est une agréable station de montagne dans laquelle débarquent des flots continus de touristes et de hippies. Mais de cette foule vêtue à l’occidentale surgissent ça et là des teintes ocre et mauve. Les moines tibétains sont là pour rappeler au voyageur, si besoin en est, qu’il se trouve au centre de la communauté tibétaine en Inde.

Il y a cinquante ans cette année, le dalaï lama s’enfuyait de Lhassa, capitale tibétaine, entraînant dans son sillage des foules d’exilés volontaires. L’hémorragie n’a jamais cessé depuis. Aujourd’hui encore des Tibétains continuent de prendre le chemin de l’Inde pour échapper à la présence chinoise. Tsewang Dondrup est un de ceux-là.

Coincée entre deux échoppes, l’entrée sombre du centre pour les réfugiés tibétains est peu engageante. C’est ici, dans une triste chambre sentant le feu de bois, que réside Tsewang depuis son arrivée en Inde il y a trois mois et demi. Dehors, la pluie martèle les vitres et des torrents d’eaux dévalent les rues pentues. Petit homme vif au visage rond et au teint hâlé, Tsewang est vêtu d’une polaire rouge, son bras gauche en écharpe. La voix chargée de colère, il entame son récit…

A lire sur Rue89 : www.rue89.com/route-indes/2009/09/08/tsewang-dondrup-une-histoire-tibetaine-en-exil


03/08/2009

RSA et épargne disponible : Martin Hirsch nous a menti !

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 10:23


Déclarer les quelques sous qu’on a de côté a une réelle incidence sur le montant du RSA, contrairement à ce que nous a affirmé le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

[...]

Notamment, il nous avait certifié que tout demandeur disposant d’un petit bas de laine ne risquait rien (les montants déclarés étant évalués selon les barèmes fixés par le décret sur le « train de vie » des RMIstes – patrimoine, voiture, bijoux, œuvres d’art, etc…) et que nous ne prenions pas le chemin de l’Allemagne avec un « Hartz 4 à la française » : pas question d’amputer le RSA d’une personne qui a un LEP, par exemple…

OR, C’EST TOTALEMENT FAUX. Pour preuve le cas d’une « ex-RMIste » qui nous signale avoir déclaré en toute honnêteté quelque 10.000 € d’économies, et qui vient de recevoir un courrier de la CAF lui précisant que son RSA « socle » sera désormais rabotté de 28 € : « forfait logement » déduit (53 €), elle touchera donc 371 € par mois au lieu de 399 !

Pourtant, ce précieux matelas lui permet de compléter son budget de misère. D’ailleurs, beaucoup de personnes aux minima sociaux sont obligées de procéder ainsi. En effet, quand le montant du RMI et de l’APL couvrent tout juste le prix du loyer et de l’électricité, comment faire face aux dépenses imprévues (frigo qui tombe en panne, par exemple…) ou, tout bonnement, se nourrir ? Que cet argent utilisé avec parcimonie provienne d’une vie antérieure — car, avant de devenir chômeurs de longue durée, les personnes aux minima sociaux avaient, elles aussi, un emploi et une situation — ou d’un héritage/don de la famille, il sert surtout à ne pas finir à la rue…

Lire la suite sur Actu-Chomage : www.actuchomage.org/Mobilisations-luttes-et-solidarites/rsa-et-epargne-martin-hirsch-nous-a-menti.html


16/07/2009

Médecins du Monde poursuivi par l’Etat pour avoir aidé des Roms

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités, santé @ 08:20

Une première… L’association Médecins du Monde a été assignée en justice par l’État français au motif de l’occupation illégale d’un terrain public. Dans l’urgence, l’organisation avait installé ses tentes sur une friche pour venir en aide à des Roms, victimes d’un incendie qui a coûté la vie d’un enfant.

Le 23 mai dernier, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), un campement de Roms était détruit par un incendie. Un enfant de dix ans y a laissé sa vie, brûlé vif. Dans ce genre de situation, l’Etat met immédiatement les victimes à l’abri et les assiste d’une cellule psychologique. Mais cette fois-ci, moins de 48h après le drame, le préfet a ordonné leur expulsion du gymnase que la Ville de Bobigny avait réquisitionné en urgence. Les forces de l’ordre les ont ensuite empêchés de s’installer sur des terrains dans les Hauts-de-Seine.

Médecins du Monde (MDM), qui s’occupait déjà du suivi médical de certains de ces Roms, a alerté les pouvoirs publics. Face à l’urgence sanitaire et n’ayant aucune autre solution d’hébergement, l’ONG a pioché dans sa réserve de tentes destinée au Kosovo et au Darfour pour installer le 26 mai un camp de fortune à Saint-Denis et loger temporairement les 116 « déplacés européens », dont 41 enfants et 5 femmes enceintes. En attentant mieux…

Lire la suite sur Les mots ont un sens : www.lesmotsontunsens.com/medecins-monde-poursuivi-etat-pour-avoir-aide-roms-4995

Depuis le 15 juin, Médecins du Monde a mis en ligne un blog dédié : Rroms – carnet de bord d’un camp de déplacés : carnet-rroms.blog.lemonde.fr/


14/07/2009

Les « précaires » du nucléaire

Classé dans : désintoxicant, précarités, santé, énergies @ 21:35


Ils sont 22.000 à travailler dans les 19 centrales nucléaires de France, 22.000 agents intérimaires embauchés par les entreprises sous-traitantes d’EDF pour assurer notamment la maintenance et l’entretien des installations. Ce sont eux qui assurent les tâches qui comportent le plus de risques et les travaux les plus exposés. Aujourd’hui, la colère monte parmi ces employés qui dénoncent le déséquilibre entre leur statut et celui des 20.000 autres agents statutaires, salariés d’EDF.

On les appelle “les nomades du nucléaire”, ils vont de ville en ville, pour décontaminer les centrales, au gré des “arrêts de tranche”, les périodes durant lesquelles les réacteurs sont arrêtés pour changer le combustible et pour assurer les travaux de maintenance. _Ils connaissent toutes les centrales de France : Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, Gravelines dans le Nord, Cattenom en Moselle, Chinon en Indre-et-Loire ou encore Chooz dans les Ardennes. Souvent sur les routes, ces agents intérimaires parcourent 40.000 à 70.000 kilomètres par an. Ils jugent leurs indemnités de déplacement si faibles (en moyenne 60 euros par jour pour l’hôtel et les trois repas) qu’ils séjournent le plus souvent dans des gîtes, dans des foyers Sonacotra ou bien au camping (tentes ou caravanes).
Certains, pour économiser et rapporter de l’argent à leur famille, dorment dans leur voiture. Bien souvent, ces nomades du nucléaire sont donc obligés de se contenter du confort le plus sommaire.

A écouter sur France Info : www.france-info.com/spip.php?article308791&theme=81&sous_theme=184


30/06/2009

Paris RSA : nous nirons pas nous faire radier à Pôle Emploi

Pôle Emploi et RSA : non, le harcèlement n’est pas une fatalité.

Ci-dessous le compte rendu d’une première action contre la tentative des Conseils Généraux d’orienter de force les Rsastes vers Pôle Emploi et le contrôle mensualisé obligatoire.

La loi sur le RSA est claire, sachons nous en servir

 l’insertion professionnelle n’est pas une obligation, notamment en cas de difficultés sociales de tous ordre. L’on peut donc demander à en être exempté à son référent, avec ensuite un passage en commission, obligatoire tous les six mois. La décision finale incombe au Président du Conseil Général

 Insertion professionnelle ne rime pas obligatoirement avec inscription à Pôle Emploi 

Nous avons le droit de proposer d’autres projets, et de demander à être orienté vers un suivi qui y corresponde 

En attendant un guide complet en cours de préparation, voici une manière concrète de résister au diktat de l’insertion forcée dans la précarité absolue 

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article788


23/06/2009

Appel à soutien en faveur du porte parole du Réseau « Sortir du nucléaire »


Appel pour un classement « sans suites » en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d’avion de ligne

La vérité doit aussi être faite concernant les espionnages dont le Réseau « Sortir du nucléaire » et Stéphane Lhomme ont été l’objet de la part d’EDF et de sociétés privées mandatées par EDF.

SIgner l’appel et interpeller la cour d’appel de Paris sur le site du réseau Sortir du nucléaire : www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=index

Posté par Hélène.


19/05/2009

Les autoréductions, une pratique de lutte en pleine croissance ?

Une autoréduction, c’est quoi ?

Ce mot sert à qualifier, en France, des pratiques diverses, mais qui ont un point commun : satisfaire nos besoins de manière gratuite ou moins chère, dans une démarche collective. S’y rattachent donc les actions, parfois nommées réquisitions, que les collectifs de précaires mènent souvent avant les fêtes de fin d’année pour obtenir de quoi alimenter leur réveillon sans débourser l’argent qu’ils n’ont pas (voir ci-dessous le récit des actions à Rennes et Buenos Aires en décembre 2008), les grèves de loyer utilisées par les locataires de logements sociaux ou les résidents de foyers, les luttes pour obtenir des réductions ou la gratuité pour les transports en commun, l’électricité et le gaz, la culture et les loisirs…

Cette forme de lutte est aussi vieille que le mouvement ouvrier : les « déménagements à la cloche de bois » pratiqués à la fin du 19ème siècle (quitter son logement sans payer son loyer et avant que le propriétaire fasse saisir les meubles) en sont un exemple…

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article734


18/05/2009

Les prisons françaises épinglées par l’ONU

Classé dans : désintoxicant, exclusions, libertés, politics, précarités @ 12:02

La surpopulation des établissements est pointée par le haut-commissaire. Carton jaune pour la France. Mercredi dernier, notre pays s’est soumis, pour la première fois, à l’« examen périodique universel » (EPU), une nouvelle procédure de l’ONU au cours de laquelle les États membres évaluent la situation des droits humains chez un de leurs homologues. Résultat ? Très médiocre… Les conditions de détention, notamment, ont été l’objet de sévères critiques de la part du haut-commissaire aux droits de l’homme, le Brésilien Sergio Vieira de Mello.

En guise de réponse, l’ambassadeur de France pour les droits de l’homme, François Zimeray, a admis que le rapport de l’ONU constituait « un exercice exceptionnellement lucide » sur l’état de nos prisons surpeuplées et vétustes. Et a tenté de défendre la position de la France en rappelant que le gouvernement allait lancer un vaste programme de construction pour améliorer les conditions de détention. Il assure qu’une nouvelle prison sera ouverte chaque mois en 2009. Avant de conclure : « En matière de droits de l’homme, la France a un message à porter, mais pas de leçons à donner. »

Pour le moins. Macabre coïncidence : ce même mercredi, l’Observatoire international des prisons (OIP) révélait qu’un détenu de la maison d’arrêt parisienne de la Santé s’était pendu en cellule le 6mars dernier, jour même de son incarcération. L’homme redoutait trop les brimades homophobes dont il avait déjà été victime, lors de précédents séjours en prison, de la part de surveillants et de codétenus…

sur l’Humanitéwww.humanite.fr/2008-05-17_Societe_Les-prisons-francaises-epinglees-par-l-ONU


Inscrire les services publics dans la constitution : la Charte des services publics

« Depuis 2004, l’eau est inscrite dans la Constitution de l’Uruguay comme un bien public. Les électeurs en ont décidé ainsi par une écrasante majorité. Conséquence : l’Etat doit aujourd’hui décider du sort des concessions privées qui géraient jusqu’ici le réseau, mais aussi veiller à la qualité de l’eau. » Les Uruguayens ont infligé une lourde défaite à leur gouvernement par la voie d’un référendum sur la propriété de l’eau. Faisons aussi bien qu’eux.
Signons ce désir d’inscrire le service public dans la constitution française.

La Charte des services publics

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

         « Le peuple français,
         « Considérant,
         « Que la conception et la mise en œuvre des services publics constituent une réalisation essentielle de la République française ;
         « Que la contribution des services publics aux principes des Droits de l’homme et de la souveraineté nationale est constitutive des valeurs de la République ;
         « Que les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ;
         « Que parmi les intérêts fondamentaux de la Nation figure la notion de solidarité nationale, garantie notamment par l’existence des services publics ;
         « Que le fonctionnement efficace des services publics doit donc être assuré fidèlement selon les principes de continuité du service, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national…

Lire la suite et signer la pétition : www.referendum-servicespublics.com/charte.html

Cette pétition a été initiée par Michel Vauzelle, Président de la Région PACA, Député à l’Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux. Si la pétition atteint 10 % du corps électoral, le gouvernement sera obligé de procéder à un référendum national (c’est stipulé dans les textes de la Constitution) soit 4, 4 millions de signatures : c’est énorme mais réalisable si tout le monde s’y met !

Posté par Emmanuel.


17/05/2009

La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative          

Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l’humanité d’accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l’accomplissement des promesses du progrès, s’accompagne aujourd’hui d’une inégalité toujours accrue, d’une énorme demande sociale non satisfaite, et d’une pression croissante sur les conditions d’existence au nom du sacro saint rendement compétitif. Mais rendement de quoi ? Loin de permettre de libérer l’homme, l’intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l’humanité à sa perte. Le système économique – dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait – poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable qui nous rapproche inexorablement de l’épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brulante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l’impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB. Cela implique-t-il un retour aux privations ? Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu’une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux-tiers de ce qu’il est aujourd’hui aux USA, le sentiment de bien-être n’augmente plus en relation avec l’accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique en s’appuyant sur les travaux de l’économiste canadien Peter Victor que cela permettrait également de travailler moins. Nous publions ci-dessous la note de lecture de cet ouvrage rédigée par Charles Siegel pour Common Dreams, et fournissons le lien de téléchargement.

A lire sur ContreInfo : www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2688

Posté par miss XmX.


10/05/2009

Un pays sens dessus dessous

Si l’on veut bien lire l’abondante littérature qui accompagne le deuxième anniversaire de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, on constate qu’un mot revient sans cesse, et comme une évidence : « Réforme ». Est-ce bien le terme approprié ? N’est-on pas déjà, comme souvent avec Sarkozy, dans le toc et l’arnaque ? Même pris dans son sens historico-religieux, le mot « Réforme » évoque plutôt l’ascétisme et l’intégrité. Notre Bling-Bling, que l’on sache, n’est pas très luthérien, ni vraiment calviniste. Il serait plutôt du côté des « Indulgences ». C’est-à-dire de l’argent-roi qui rachète tout, même les adversaires politiques ou les intellectuels anciennement de gauche qui ne savent plus ce qu’est la honte. Mais c’est évidemment une autre « réforme » que vise la communication élyséenne. Celle qui évoque Jaurès et Blum, 1936 et 1945, les acquis sociaux et l’amélioration de la condition ouvrière. C’est-à-dire exactement tout ce que l’ouragan Sarkozy tente de balayer depuis deux ans. S’il n’a pas tout ruiné et tout brisé, il a au moins essayé. Il s’en est pris aux régimes spéciaux de retraite à la SNCF et à la RATP, et au régime général. Il a augmenté le temps de travail hebdomadaire, détruit l’acquis des 35 heures, encouragé les entreprises à recourir aux heures supplémentaires, aggravant par là même le chômage. Il a entrepris une véritable saignée du service public en décidant du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, réduit les effectifs parmi les enseignants et au sein du personnel hospitalier…

Lire l’article en entier sur Politis : www.politis.fr/spip.php?page=article&id_article=6959


06/05/2009

Pourquoi une faim galopante au XXIe siècle et comment l’éradiquer ?

Eradiquer la faim, c’est tout à fait possible. Les solutions fondamentales pour atteindre cet objectif vital, passent par une politique de souveraineté alimentaire et une réforme agraire. C’est-à-dire nourrir la population à partir de l’effort des producteurs locaux, tout en limitant les importations et les exportations.

Il faut que la souveraineté alimentaire soit au cœur des décisions politiques des gouvernements. Il faut se baser sur les exploitations agricoles familiales utilisant des techniques destinées à produire des aliments dits « bio » (ou « organiques »). Cela permettra en plus de disposer d’une alimentation de qualité : sans OGM, sans pesticides, sans herbicides, sans engrais chimiques. Mais pour atteindre cet objectif-là, il faut que plus de 3 milliards de paysans puissent accéder à la terre en quantité suffisante et la travailler pour leur compte au lieu d’enrichir les grands propriétaires, les transnationales de l’agrobusiness et les commerçants. Il faut aussi qu’ils disposent, grâce à l’aide publique, des moyens pour cultiver la terre (sans l’épuiser).
Pour ce faire, il faut une réforme agraire, réforme qui manque toujours cruellement, que ce soit au Brésil, en Bolivie, au Paraguay, au Pérou, en Asie ou dans certains pays d’Afrique. Une telle réforme agraire doit organiser la redistribution des terres en interdisant les grandes propriétés terriennes privées et en fournissant un soutien public au travail des agriculteurs.

Il est important de souligner que le FMI et surtout la Banque mondiale ont d’énormes responsabilités dans la crise alimentaire car ils ont recommandé aux gouvernements du Sud de supprimer les silos à grains qui servaient à alimenter le marché intérieur en cas d’insuffisance de l’offre et/ou d’explosion des prix. La Banque mondiale et le FMI ont poussé les gouvernements du Sud à supprimer les organismes de crédit public aux paysans et ont poussé ceux-ci dans les griffes des prêteurs privés (souvent de grands commerçants) ou des banques privées qui pratiquent des taux usuriers. Cela a provoqué l’endettement massif des petits paysans, que ce soit en Inde, au Nicaragua, au Mexique, en Egypte ou dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Selon les enquêtes officielles, le surendettement des paysans qui touche les paysans indiens est la cause principale du suicide de 150 000 paysans en Inde au cours des dix dernières années. C’est un pays où précisément la Banque mondiale s’est employée avec succès à convaincre les autorités de supprimer les agences publiques de crédit aux agriculteurs. Et ce n’est pas tout : au cours des 40 dernières années, la Banque mondiale et le FMI ont aussi poussé les pays tropicaux à réduire leur production de blé, de riz ou de maïs pour les remplacer par des cultures d’exportation (cacao, café, thé, bananes, arachide, fleurs…). Enfin, pour parachever leur travail en faveur des grandes sociétés de l’agrobusiness et des grands pays exportateurs de céréales (en commençant par les Etats-Unis, le Canada et l’Europe occidentale), ils ont poussé les gouvernements à ouvrir toutes grandes les frontières aux importations de nourriture qui bénéficient de subventions massives de la part des gouvernements du Nord, ce qui a provoqué la faillite de nombreux producteurs du Sud et une très forte réduction de la production vivrière locale.

En résumé, il est nécessaire de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire et la réforme agraire. Il faut abandonner la production des agro-carburants industriels et bannir les subventions publiques à ceux qui les produisent. Il faut également recréer au Sud des stocks publics de réserves d’aliments (en particulier de grains : riz, blé, maïs…), (re)créer des organismes publics de crédit aux agriculteurs et rétablir une régulation des prix des aliments. Il faut garantir que les populations à bas revenu puissent bénéficier de bas prix pour des aliments de qualité. L’Etat doit garantir aux petits producteurs agricoles des prix de vente suffisamment élevés afin de leur permettre d’améliorer nettement leurs conditions de vie. L’Etat doit également développer les services publics dans les milieux ruraux (santé, éducation, communications, culture, « banques » de semences…). Les pouvoirs publics sont parfaitement à même de garantir à la fois des prix subventionnés aux consommateurs d’aliments et des prix de vente suffisamment élevés pour les petits producteurs agricoles afin qu’ils disposent de revenus suffisants…

Lire l’interview de Damien Millet et Eric Toussaint sur CADTM, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde : www.cadtm.org/spip.php?article4336


29/04/2009

Dire merde au travail : méthode pratique et théorisation radicale

« Vous êtes dynamique / vous êtes motivé / Vous rêvez de rejoindre une équipe ambitieuse / Vous êtes créatif / Vous aimez la compétition… » Euh… pas vraiment… Alors, quand quelqu’un se charge de répondre vertement – et pour nous – aux offres d’emploi sorties du cerveau faisandé des DRH, on applaudit. Et itou quand un collectif démonte radicalement les mensonges et illusions de la valeur travail : on agite les quenottes avec enthousiasme.

« En plus je dois dire non à ton job. Je suis bientôt dans un meilleur autre job que les croissants. »

Renverser les rôles. A la passivité forcée du chercheur d’emploi multipliant les candidatures pour des prunes, substituer la force subversive du malpoli qui envoie bouler les règles en vigueur. Dire non. Non au monde du travail, à l’esclavage moderne, à l’obligation bouffeuse de vie, aux règles de bienséance professionnelle. Vaste programme auquel s’est employé Julien Prévieux pendant quelques années. En tout, il a envoyé plus de mille lettres en réponse à des offres d’emploi sélectionnées dans des journaux. Non pas pour postuler, étaler ses compétences et lisser le propos. Lui a préféré écrire pour dire pourquoi il ne postulait pas, n’était pas « motivé ». Des lettres de non-motivation quoi. Au total, 1 000. Pas d’inquiétude, la collection Zones [1] ont taillé dans le tas, en gardant (en gros) une cinquantaine de ces petits condensés d’absurde.

[...]

Ce que Prévieux fait instinctivement, avec humour et jubilation, le collectif Krisis lui donne un sens, le théorise. A tel point que les deux ouvrages, Lettres de non-motivation et Manifeste contre le travail, semblent fait pour se répondre et se compléter, l’un démontage rigolo de l’absurdité des us et coutumes du marché de l’emploi, l’autre charge violente et très fouillée sur l’asservissante et aliénante idéologie du travail.

Un constat, d’abord : pour les auteurs – Krisis est un collectif allemand de militants et penseurs, auteur de plusieurs ouvrage sur le travail, dont ce Manifeste publié en 1999 – la lecture marxiste est dépassée. Le monde ne peut plus se penser en terme de lutte des classes, celle-ci n’étant qu’une prolongation de la société capitaliste. Et l’affrontement entre bourgeoisie et prolétariat ne doit plus se concevoir comme un rapport de force et d’exploitation, puisqu’il s’agit de « deux intérêts différents (quoique différemment puissants) » inhérents au capitalisme. En clair, il n’est qu’une façon de se libérer et de parvenir à une société sans classes : mettre à bas la valeur travail, totalement et sans concession.

A lire sur Article11 : www.article11.info/spip/spip.php?article386


27/04/2009

Le Beurre et l’Argent du Beurre : numéro spécial RSA

Le RSA est généralisé au 1er juin.

Si vous êtes dans un département expérimentateur , concrètement vous savez déjà ce que c’est : là où le misérable RMI s’obtenait en un mois et demi, le misérable RSA, c’est trois mois parfois plus sans un sou à faire le siège de la CAF fermée une semaine sur deux.

Et si par malheur, vous avez retrouvé quelques heures de boulot, là c’est généralement quelques centaines d’euros en plus du salaire les trois premiers mois et après la dégringolade : CMU-C coupée, allocation logement revue à la baisse et des compléments de salaire aléatoires, bien vite bouffés par vos agios et vos crédits conso.

Si vous êtes dans un département non expérimentateur, vous en êtes au stade de l’inquiétude persistante, voire de l’insomnie angoissée, que le joli dépliant en quatre couleurs avec le mot du Président du Conseil Général n’a pas suffi à dissiper.

Ce numéro spécial du Beurre et de l’Argent du Beurre n’est pas destiné à vous rassurer, bien au contraire.

Car, cher ex-Rmistes et ex-APIstes, pour s’en sortir avec le RSA, il va falloir définitivement abandonner la méthode Coué, celle qui nous pousse à remettre indéfiniment au lendemain le moment de se mettre en lutte.

Fini de se répéter les :

« Ils ne peuvent quand même pas nous laisser crever de faim »

« Ils savent que s’ils ferment les accueils des CAF, ce sera l’émeute »

 » Martin Hirsch quand même, c’était un ami de l’abbé Pierre, le RSA ne peut pas être aussi monstrueux »

 » Je m’en fous, cette fois je me trouve un CDI vite fait, et je ne demande plus rien à ces administrations de merde  »

Donc, dans ce numéro du journal, vous découvrirez la réalité brute du RSA : à travers quelques témoignages, un bilan de l’expérimentation menée dans le Val d’Oise, ou l’application du contrôle sur vos moindres faits et gestes à travers le décret train de vie.

Vous découvrirez aussi comment Martin Hirsch pourra dans quelques mois se vanter d’avoir fait baisser le nombre d’allocataires : en excluant un maximum de monde, ceux considérés comme étrangers mais aussi tous ceux qui ont encore un appartement à eux, ou quelques économies acquises avant de tomber dans la précarité totale…

L’information est une arme, c’est à vous de l’utiliser : en n’attendant pas le moment où vous n’aurez plus rien, où vous serez coincé entre le boulot à temps partiel et les inutiles et longues démarches à la CAF.

En vous activant dès maintenant, pour rencontrer d’autres allocataires en lutte, en participant aux actions de solidarité pour d’autres, en occupant les CAF contre les fermetures….

Au Réseau Solidaire d’Allocataires, on n’a pas attendu le premier juin, pour contrer leurs précarisation, par la mise en commun de nos galères.

A travers les interventions dans les CAF, à Paris, à Cergy, ou Argenteuil

En allant calmer les ardeurs contrôleuses des structures d’insertion, publiques, ou privées

En partant à la rencontre des travailleurs sociaux

A bientôt donc….

Téléchargez le numéro spécial du Beurre et de l’Argent du Beurre au format PDF: le_beurre_et_l_argent_du_beurre.pdf

Sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article778


23/04/2009

Face à la crise, il faut partager

La hausse des inégalités est l’une des raisons de la crise. Cette dernière impose un effort de solidarité, et donc d’augmenter l’impôt sur le revenu. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde.

La montée des inégalités est au cœur de la crise économique qui secoue les économies mondiales. L’une des raisons fondamentales de la dépression actuelle est la course en avant des plus riches vers la richesse. Ce « toujours plus » leur a fait perdre conscience, et prendre des risques financiers inconsidérés. Il s’est d’abord traduit par la recherche de rendements insensés pour les capitaux investis dans les entreprises (tirés des profits), très supérieurs à la croissance de l’économie globale, qui atteignait 3 ou 4 % dans le meilleur des cas au sein des pays riches. L’ajustement était fatal : pour partie, la crise actuelle remet à l’heure les pendules du capitalisme fou. Et les mêmes qui hier ne juraient que par la concurrence implorent la collectivité de venir à leur secours…
[...]
Il est impossible de répondre à la crise économique sans un effort de solidarité nationale, sauf à aggraver de façon vertigineuse les déficits publics, qu’il faudra de toute façon payer un jour. Cet effort ne saurait être réalisé sans tenir compte des gains obtenus dans les années récentes par les plus aisés. La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de indique que la contribution commune doit être « répartie entre les citoyens en fonction de leurs facultés ». C’est l’impôt sur le revenu, dont le taux augmente avec le niveau de vie, qui tient le mieux compte de ces facultés. Peu nombreux sont ceux qui osent le dire compte tenu de la démagogie fiscale régnant en France, mais il faut aujourd’hui augmenter l’impôt sur le revenu.

Pour éviter de pénaliser les catégories moyennes, on peut imaginer deux directions. Il faut d’abord réduire réellement les privilèges fiscaux, des journalistes à l’emploi de personnel domestique (qui ne concerne réellement qu’un dixième des foyers) jusqu’aux investissements immobiliers. Si l’on ne s’en tient pas à quelques exceptions pour les « ultra-riches », la suppression des niches fiscales peuvent apporter plusieurs milliards d’euros à l’Etat. Dans le même temps, on pourrait relever les taux des tranches supérieures du barème, et recréer une nouvelle tranche d’imposition supplémentaire à 50 % pour les revenus les plus élevés. Compte tenu des gains enregistrés, une telle mesure n’aurait pour effet que de faire revenir le niveau de vie des plus aisés quatre ou cinq ans en arrière…

Observatoire des inégalitéswww.inegalites.fr/spip.php?article1067


03/04/2009

Le bouclier fiscal éviterait le terrifiant exode des riches et autres balivernes

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 20:36

D’abord l’impôt serait confiscatoire dès lors qu’il dépasse 50% de ses revenus. L’idée semble de bon sens dans l’absolu et appuie sur un vieux fond de poujadisme : « regardez, au secours, on me vole plus de la moitié de ce que je gagne ! » Sauf que le problème est déplacé en l’abordant sous l’angle d’un pourcentage. Si l’on considère plutôt le montant, de combien a besoin quelqu’un qui gagne par exemple 200 millions d’euros par an – ne cherchez pas ailleurs, ce sont les vrais plus grands bénéficiaires du bouclier ? Sur quel poste de son budget devrait-il consentir de douloureux sacrifices si on ne lui laissait que 20 millions, mettons ? Devrait-il renoncer à se nourrir correctement, à cause de la hausse des denrées alimentaires, légumes, fruits, viandes, poissons, pâtes et pain compris ? Non, il aura toujours beaucoup plus que largement assez pour s’offrir le meilleur du bio et du raffinement gastronomique. Quoi alors ? Avec ses maigres 20 millions, risquerait-il de ne plus pouvoir payer son loyer ou les charges de son domicile et de basculer parmi les mal-logés, voire les SDF ? Pas plus. Il pourra toujours, à ce prix-là, financer en plus de la propriété le court de tennis privé et la piscine à bulles qui va bien. Sera-t-il alors privé de vacances, comme ces millions de Français qui ne partent plus, faute de boucler les fins de mois ? Plaisanterie : les cinq étoiles du bout du monde lui seront toujours promis pour assouvir ses désirs de farniente. La question qui se pose donc est : que confisque-t-on au juste à notre victime fiscale ? La rémunération méritée de son labeur ou l’obscène augmentation de l’écart à l’intérieur de l’échelle des revenus – de 1 à 300 ? Elle a créé une caste de princes régnant sur la multitude de leurs concitoyens (plus cons que citoyens d’ailleurs, de se laisser faire !), une infime minorité pour une légion de serviteurs – voire d’esclaves – économiques. Parce qu’il y en a un paquet, des gens qui ne peuvent plus acheter tous les jours de la nourriture saine à leur famille, qui sont dans la rue, ou mal logés, ou se saignent aux quatre veines pour payer leur logement, pour qui l’idée de vacances relève de l’utopie. Huit millions de pauvres en France, comptabilise l’Insee. Mais pour aider ceux-là, l’Etat n’a pas d’argent ! Alors comment justifier que le demi-milliard d’euros remboursé avec zèle aux protégés du bouclier fiscal ne soit pas à la place affecté à ceux qui en ont en vraiment besoin ? Quelle philosophie adopter pour parvenir à trouver normal que les inégalités se creusent toujours davantage entre ceux qui n’ont rien – le peuple – et ses élites économiques qui vivent comme des rois ? Au nom de quel humanisme est-ce légitime que certains gagnent en quelques mois des sommes qu’un Smicard ne parviendrait pas à approcher durant sa vie entière, usée à travailler plus pour gagner plus ? A l’argument qui dénonce le caractère confiscatoire de l’impôt, la réponse est donc simple : au lieu de regarder combien on prend, voyons combien il reste et on en reparle ensuite !

Extrait de l’article de Olivier Bonnet sur Plume de presse : www.plumedepresse.com/spip.php?article1094


24/03/2009

RMI et RSA : jeunes chômeurs et précaires, faites valoir vos droits, portons plainte

Classé dans : désintoxicant, exclusions, politics, précarités @ 20:11

20 ans déjà que le RMi est interdit aux moins de 25 ans. Cela nous a coûté des millions d’heures de travail sous payées (le SMIC horaire, en CDD ou en CDI) et non payées (les stages), des dizaines de milliers d’années de prison et une précarisation générale que les chômeurs (mais qui ne l’est pas, à un moment où un autre ?), les formés et tous ces jeunes entrants dans le salariat, ont subi et subissent encore au premier chef.

L’article qui suit dresse un tableau utile. Encore faut-il préciser ce qu’il en est du côté de l’assurance-chômage : les contrats à durée déterminée représentent 70% des embauches pour une durée moyenne de 2 mois. La majorité des chômeurs ne sont donc pas indemnisés par l’Unedic, et ces jeunes, plus fréquemment confrontés à la discontinuité de l’emploi et pour des durées plus brèves que la moyenne sont encore plus souvent dépourvus de ressources en provenance de l’assurance-chômage. Ce n’est pas la prime annuelle de 500 euros pour qui à été employé deux mois annoncée par Sarkozy qui changera cette donne…

A lire sur CIP-IDF: www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4293


11/03/2009

Une liberté d’esclaves ?

Nous sommes fiers d’appartenir à des sociétés démocratiques où la liberté est affichée au fronton de nos mairies.

Nous nous battons, à juste titre, contre les atteintes de plus en plus nombreuses à cette liberté politique. Mediapart fait partie de ce combat.

Mais nous en oublions la principale (parce que la première) remise en cause. La liberté que le “progrès” nous avait permis de gagner. La liberté par rapport à la nécessité vitale qui faisait espérer une société du “temps libre” (à ne pas confondre avec le loisir qui n’est que la consommation, autre face du travail).

Quelle est la liberté des employés ou inemployés que nous sommes devenus, citoyens des pays développés et émergeants ?

Une liberté d’esclaves qui ne se rendent même plus compte qu’ils ont aux chevilles des fers certes beaucoup plus doux mais beaucoup plus solides : ceux du tout travail et du tout consommation ! …

sur l’Actualité de Hannah Arendt : tto45.blog.lemonde.fr/2009/03/07/une-liberte-d%e2%80%99esclaves/


04/03/2009

Le vrai scandale Pérol

Classé dans : anarchisme, désintoxicant, politics, précarités @ 17:02

Les discussions sur la nomination de Pérol, intime de Sarko, à la tête de la banque résultant de la fusion des Banques populaires et des Caisses d’Epargne font l’impasse sur l’essentiel : quelle est la feuille de route que lui confie Sarkozy ?
Certes, on pourrait gloser sur un régime qui se stalinise à vitesse grand V, un régime dans lequel les postes à la tête des « entreprises stratégiques » sont monopolisés par une nomenklatura et où les nominations doivent plus aux accointances personnelles qu’aux compétences. Mais là n’est pas le point le plus important. Ce qui compte, c’est que Sarko a une idée en tête en l’imposant. Il lui a fixé une feuille de route, et elle est aberrante.

Pérol va prendre la tête de cette banque avec une idée fixe, une boussole unique : lui faire suer des dividendes, lui faire cracher du pognon pour les actionnaires. En bon ultralibéral, en bon toutou d’un Sarkozy qui croit que l’argent de l’Etat est le sien, il vient non pas pour faire vivre une entreprise, mais en porte-flingue de l’Etat-actionnaire. Et du coup, en homme de main de l’ensemble des actionnaires…

A lire sur Alternative libertaire : www.alternativelibertaire.org/spip.php?article2620


27/02/2009

L’Inde partagée sur le triomphe de Slumdog Millionaire

Classé dans : culture, désintoxicant, précarités @ 10:14

Si ardent que soit le désir de l’Inde d’être remarquée, voire célébrée, pour son irruption sur la scène mondiale, elle aurait sans aucun doute préféré que ce ne soit pas grâce à Slumdog Millionaire, auquel l’Oscar du meilleur film a été décerné dimanche 22 février à Hollywood.

Les partisans de l’« Inde qui brille » sont humiliés par cette vision crue des conditions de vie dans les vastes bidonvilles de Bombay, considérée comme trop choquante pour ces yeux occidentaux qu’ils travaillent assidument, depuis des années, à former à une tout autre image du pays. Quant aux résidents de Dharavi, le plus grand de ces bidonvilles, où une partie du film a été tournée, ils se sont révoltés non seulement contre le titre Slumdog (« chien de bidonville »), qu’ils jugent insultant, mais aussi contre le film lui-même, auquel ils reprochent de réduire leur lieu de vie, arraché à la boue et transformé petit à petit grâce à leurs seuls efforts, à un simple décor…

A lire sur Les blogs du Diplo : blog.mondediplo.net/2009-02-25-L-Inde-partagee-sur-le-triomphe-de-Slumdog


25/02/2009

Grèv an péyi la

SOUS LA PLAGE, LES PAVÉS.

C’en est tellement rare qu’on se prend à rêver ; les Antilles à la une, plusieurs jours de suite ? Mais que se passe-t-il donc ? C’est une révolte. Que dis-je : une révolution. Au-delà des conneries officielles habituelles, le mouvement antillais est un geste d’envergure contre la peste du système économique libéral. Eh ouais, le mot est lâché. Petits rappels historiques et mises en liens.

A lire sur Melanine.org : melanine.org/article.php3?id_article=182


Ne manquez pas sur ce sujet la série d’émissions de Daniel Mermet à la Guadeloupe sur la-bas.org : www.la-bas.org/article.php3?id_article=1621
la-bas.org


Artistes, RMI, Paris Capitale : se souvenir des belles choses….

Depuis le début de la première mandature, Bertrand Delanöe a un énorme problème avec l’art , comme pas mal d’hommes politiques.

Ce n’est pas un problème d’argent : quand le maire aime, le Maire ne compte pas l’argent des autres. Du 104 rue d’Aubervilliers à 108 millions d’euros, aux Nuits Blanches, la satisfaction des préférences artistiques de Mr Delanoë est bien une priorité budgétaire.

Mais voilà, les goûts et les couleurs….
A Paris, il y a plein d’artistes que le maire n’apprécie pas, et les sponsors marchands non plus, et l’UNEDIC encore moins.

Par voie de conséquence, ils doivent se contenter du RMI pour survivre et de quelques petits boulots à droite, à gauche. Ils sont donc environ 8000 sur les 60 000 Rmistes parisiens…

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article760


La police du chiffre : cannabis, prostitution, sans papiers…

Patricia Tourancheau est une journaliste aguerrie. Selon les termes consacrés elle est fait-diversière et rubricarde police à Libération depuis les années 1990. Auteur d’un livre sur le Gang des postiches (Fayard, 2004), elle connaît son sujet sur le bout des doigts.

Dans Cannabis, prostitution, sans papiers : la politique du chiffre, documentaire diffusé sur Canal ,  elle remonte aux sources de la politique mise en place en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. Celui-ci décrète la tolérance zéro pour les délinquants et met en place la culture du résultat et la prime au mérite pour les agents de la police nationale…

A lire sur AgoraVox : www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51746


Fouilles dans les établissements scolaires, images d’un échec de la lutte contre la toxicomanie

Lâchage de chiens renifleurs dans les classes, procédures de contrôle devant les établissements scolaires c’est le spectacle que nous offre la gendarmerie et la justice en guise d’action de prévention des toxicomanies…Drôles de mesures qui en réalité relèvent purement de l’action répressive: l’envie de «faire de la procédure» et d’exister….médiatiquement. A propos d’un contrôle de ce type devant de le collège de Vendres ( Hérault),le colonel de gendarmerie exposait dans Midi Libre que ces procédés étaient légaux et que « les réactions négatives n’étaient qu’idéologiques »
Est ce la bonne réponse face au problème posé par la toxicomanie dans la jeunesse ?
En effet, la plupart des gendarmes expliquent qu’ils interviennent sur dénonciations ou sur l’invitation d’un(e) principal(e) ou d’un proviseur(e) visiblement débordé par ce problème dans son établissement….

Sur Mediapart : www.mediapart.fr/club/blog/gilles-sainati/301208/fouilles-dans-les-etablissements-scolaires-images-d-un-echec-de-la-l


22/02/2009

Et pour les actionnaires de BNP Paribas, c’est 900 millions dans les poches!

Classé dans : désintoxicant, politics, précarités @ 20:10

Je vais me répéter, mais les banquiers continuent à adresser un magnifique bras d’honneur aux contribuables. Après Société générale hier, c’est BNP Paribas qui publiait ses comptes ce matin. Et qui a annoncé le versement d’un dividende. Il est en baisse, certes, mais il est loin d’être nul. Au total, c’est 912 millions d’euros qui vont être versés aux actionnaires.

Résumons pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents. Une crise financière, l’Etat qui présente un plan d’aide de 360 milliards d’euros, dont 40 milliards destinés à renforcer les fonds propres des établissements, et qui, en décembre, verse une première tranche de 10,5 milliards avec de faibles contreparties. Puis, en janvier, Sarkozy annonce le versement d’une deuxième tranche de 10,5 milliards, mais indique qu’il est hors de question que cet argent aille aux actionnaires…

A lire sur Les cordons de la Bourse : cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/et-pour-les-act.html

Posté par Cyrille.


06/02/2009

La fabuleuse invention des « auto entrepreneurs »

Classé dans : désintoxicant, politics, précarités @ 14:25

Le 1er chapitre du texte LME est consacré au statut de l’entrepreneur individuel, on pourrait croire que ce texte qui ressemble à un simple élargissement des mesures qui se succèdent depuis plusieurs années pour simplifier la situation administrative des micro- entrepreneurs est anodin et purement technique. En effet, il ne modifie pas radicalement le mode de calcul ou le montant des prélèvements des micro-entrepreneurs mais élargit la possibilité de les régler mensuellement sans régularisation ultérieure.

En quoi cette mesure mérite-t-elle le titre 1er de la loi de modernisation de l’économie et pourquoi est elle présentée comme innovante.
[...]
Ces mesures peuvent avoir un intérêt individuel certain pour des personnes en grande difficulté qui ont besoin d’un revenu supplémentaire, car de nombreuses entreprises préfèreront confier du travail à un auto-entrepreneur payé « à la tâche » qu’embaucher un salarié. Le Medef s’ingénie à casser le salariat et ses droits collectifs pour en revenir par tout moyen à des loueurs de bras plus ou moins dissimulés…

lire l’article en entier sur Démocratie et socialisme : www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1769


31/01/2009

Zeitgeist Addendum

Zeitgeist : The Movie est un film documentaire américain réalisé en 2007 par Peter Joseph, libre de droit. Le but central du documentaire est de dénoncer la création des mythes et leur exploitation par une minorité dominante pour contrôler les peuples. Il met en garde contre tous ceux qui pratiquent la pensée unique, contre les mensonges, les débats non contradictoires, les visions manichéennes, ceux qui utilisent les émotions, la peur, la haine, le repli sur soi défensif, contre les simplifications, contre ceux qui veulent imposer une vérité plutôt que laisser les gens la construire…

Depuis début décembre 2008, la suite du documentaire, titrée Zeitgeist Addendum, est disponible sur Internet et propose un système alternatif à la société actuelle.

Le site officiel du film : www.zeitgeistmovie.com

L’article sur Wikipedia : fr.wikipedia.org/wiki/Zeitgeist,_the_Movie

Et le premier documentaire, Zeitgeist : The Movie, sous-titrée en français à voir sur google video : video.google.com/

posté par Mano.


30/01/2009

Il faut taxer fortement les très hauts revenus

Classé dans : désintoxicant, politics, précarités @ 10:06

Les trente dernières années ont été marquées par une fantastique explosion des rémunérations des PDG et des acteurs de la finance. Cette évolution a joué un rôle majeur dans la crise que nous traversons actuellement. Pour l’économiste Thomas Piketty, les très hautes rémunérations sont économiquement inefficaces et socialement injustes; elles menacent la démocratie. Pour les faire reculer, il faut les imposer lourdement.

Les revenus des dirigeants des grands groupes et autres traders ont atteint des niveaux très élevés. N’est-on pas en droit de s’interroger sur la légitimité de telles rémunérations?

Les rémunérations observées en haut de la distribution des revenus ont effectivement atteint un niveau extravagant. C’est un gros problème, pour l’économie, pour la démocratie, et je pense malheureusement qu’on n’est pas près d’en venir à bout.
[...]
En France, nous sommes complètement à contre-courant et à contretemps. Non seulement, nous rattrapons à vive allure les sommets atteints aux Etats-Unis en termes d’explosion des revenus primaires, comme l’ont démontré les recherches de Camille Landais, mais nous affirmons parallèlement, à travers les réformes fiscales introduites par Dominique de Villepin puis Nicolas Sarkozy, que la priorité absolue est de réduire la progressivité de l’impôt.

Tout cela aboutit à une situation totalement insupportable du point de vue de la justice sociale. Comment pouvez-vous oser expliquer aux gens qu’il faut introduire des franchises médicales afin de faire des économies de quelques euros sur les remboursements de Sécurité sociale et, dans le même temps, dire qu’il faut absolument laisser la moitié de leurs revenus aux personnes qui gagnent des dizaines de millions d’euros? C’est évidemment totalement impossible à comprendre, et même si cela ne concerne qu’un nombre relativement réduit de personnes, c’est clairement une menace pour le fonctionnement de la démocratie.

Lire l’entretien avec Thomas Piketty : directeur d’études à l’EHESS, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, conduit par Philippe Frémeaux – issu de Plan de relance : pourquoi ça ne suffira pas n°276 Janvier 2009 sur Alternatives Economiques : www.alternatives-economiques.fr/thomas-piketty—-il-faut-taxer-fortement-les-tres-hauts-revenus-_fr_art_809_41525.html


Un précaire du travail social en lutte contre le fichage-flicage des Rmistes

Classé dans : désintoxicant, précarités, vie privée en danger @ 09:48

En tant qu’assistant socio-éducatif, j’ai exercé pendant un an en CDD (d’octobre 2005 à septembre 2006) pour une Collectivité Territoriale, la mairie de Colmar (Haut-Rhin) Dans le cadre du Service Action Sociale et Aînés de cette ville, mon intervention portait entre autre sur l’instruction des contrats d’insertion des allocataires du RMI. J’exerçais au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS)

C’est lors de ces interventions d’instructions de contrats que je me suis retrouvé face à la problématique du fichage des bénéficiaires du RMI par le service RMI du CCAS.

Cela au moyen de fiches dites « fiches RMI », nominatives, et classées par ordre alphabétique.
Le parcours de chaque allocataire sous contrat d’insertion peut être répertorié chronologiquement tout au long du suivi administratif. Je n’emploie pas à dessein l’expression « accompagnement social » Les méthodes et procédures usitées au niveau du dispositif RMI depuis le premier contrat, jusqu’à ce que la personne sorte du dispositif ne sont pas dignes d’être considérées comme relevant d’un travail social digne et respectueux de la personne. Les instructeurs des contrats sont des travailleurs sociaux diplômés. À la période où je m‘y trouvais nous étions deux assistants sociaux (AS) et une conseillère en économie sociale et familiale (CESF)…

A lire sur le site du Collectif RTO : www.collectif-rto.org/spip.php?article749


28/01/2009

Alerte Rouge : avis de tempête sociale

La France se prépare dans l’inquiétude à la tempête sociale annoncée par Météo France pour le jeudi 29 janvier. L’alerte rouge a dores et déjà été décrétée sur l’ensemble du territoire. Face à l’imminence de la catastrophe, le gouvernement français entend rassurer la population et minimiser les risques. Ainsi, Nicolas Sarkozy affichait hier soir sa sérénité : « Les leçons de décembre 1995 ont été tirées : les services de l’état bénéficient de moyens pour contrer cette tempête avec plus d’efficacité et de réactivité ».

Avis de tempête : le drapeau rouge est hissé

En effet, dans la tête des Français résonnent encore le traumatisme de la tempête de 1995 qui avait balayé les réformes structurelles courageuses du gouvernement Juppé sur la sécurité sociale. A cette « tempête du siècle » avait succédé des années de chaos, qui avaient vu la France s’enfoncer dans le marasme des 35 heures. Alain Juppé se souvient : « La catastrophe de 1995 a fait prendre 10 ans de retard à la France. Il a fallu attendre toutes ces années avant de reconstruire, sur les ruines des RTT, un système social adapté au monde moderne ». Alors, La France peut-elle de nouveau sombrer dans le chaos gauchiste? Nos structures sont-elles assez solides pour résister à ce vent rouge-noir? « Assurément oui » répond Alain Juppé. « Les réformes menées par Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont devenues incontournables. Tout retour en arrière est impossible. Le pacte social est définitivement brisé, et les services publics agonisent ». La sécurité sociale, les retraites, les salaires, le dialogue social paraissent en effet suffisamment en miettes pour éviter toute résurrection. Mais sait-on jamais?

A lire sur le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite : onsefechier-anatic6.blogspot.com/2009/01/alerte-rouge-avis-de-tempte-sociale.html


18/01/2009

Ecologie : pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas

Sortir du capitalisme pour sauver la planète, c’est dans l’air des deux côtés de l’Atlantique. Mais là où les Américains prennent des précautions de sioux pour ne pas être accusés de communisme, les Français n’ont pas ces pudeurs: ils osent volontiers les mots « utopie », « coopérative » et autres « rapports de classe ».

Deux auteurs, l’un français, l’autre états-unien, représentent ce courant qui a pris une ampleur inattendue avec l’emballement de la crise actuelle. Tous deux théorisent les fondations du nouveau monde nécessaire, qui ferait presque totalement table rase de l’actuel. Encore que l’Américain soit un peu moins radical, question de contexte historique sans doute.

James Gustav Speth, doyen à l’université Yale de la School of Forestry and Environmental Studies, a publié en 2008 « The Bridge at The Edge of The World: capitalism, the environment, and crossing from crisis to sustainability ». Traduction approximative: « Le Pont du bout du monde: le capitalisme, l’environnement, et le passage de la crise vers la durabilité. »

Gus Speth y pose notamment la question suivante:
« Comment expliquer ce paradoxe? La communauté de ceux qui se soucient de l’environnement -à laquelle j’ai appartenu toute ma vie- ne cesse de grandir, de se sophistiquer et d’accroître son influence, elle lève des fonds considérables, et pourtant, les choses vont de pire en pire. »

« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme »
Hervé Kempf, dont j’ai déjà évoqué l’ouvrage « Comment les riches détruisent la planète » (2007), publie cette semaine une suite à ce premier opus déjà traduit en quatre langues « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ».

Kempf y reprend des éléments de sa démonstration initiale, et expose sa méthode, analogue à celle de son confrère américain, mais en tournant moins autour du pot:

« Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »

A lire sur Rue89 : www.rue89.com/american-ecolo/2009/01/08/ecologie-pour-sauver-la-planete-les-petits-gestes-ne-suffisent-pas

Ecouter aussi l’entretien de Daniel Mermet avec le journaliste Hervé Kempf autour de son dernier ouvrage sur la-bas.org : www.la-bas.org/article.php3?id_article=1594

Keny Arkana : Ordre mondial


14/01/2009

Un chiffre un Homme, une vidéo de sos-racisme.

Vidéo de lancement de la campagne « 30 000 expulsions par ans c’est la honte » de SOS-Racisme sur Dailymotion : www.dailymotion.com/video/x80llr_un-chiffre-un-homme_news

sur le site de SOS racisme : www.sos-racisme.org/

Posté par miss xmx.


08/12/2008

Les Biffins de la Porte Montmartre (puces de Saint-Ouen)

Classé dans : consommation, désintoxicant, libertés, précarités @ 15:50

Qui sont les « Biffins » ?
Ce sont des personnes, femmes et hommes, sans ou à faibles ressources, parfois sans abri, et n’ayant pour seul moyen de survie que celui de vendre des objets recherchés la nuit dans les rues, les poubelles, ou provenant de leurs biens personnels. À chaque fin de semaine, elles viennent s’installer sous le pont du périphérique, à la Pte Montmartre et sur St-Ouen, à l’orée du Marché aux Puces afin d’essayer d’y vendre ces objets. Des biffins exercent la même activité à Montreuil, dans d’autres villes. En l’absence d’autre perspective, elle est absolument nécessaire à leur survie. Or, les Biffins subissent deux choses : une répression policière et, pour certains, un manque de logement.
Pour se défendre, ils ont constitué l’association Sauve-qui-peut ; un comité de soutien s’est formé autour d’habitants du quartier. Leurs demandes sont les suivantes :
en premier lieu, l’arrêt immédiat de la benne et des descentes de police,
un droit de vendre, sur un territoire qui leur soit réservé,
un logement pour les sans abri,
la reconnaissance et l’octroi des droits sociaux pour tous.

Le blog des Biffins de la Porte Montmartre : http://biffins.canalblog.com/

Posté par Fred.


« Articles plus récentsArticles plus anciens »

les photos et vidéos de ce site sont disponibles sous un contrat Creative Commons.

Le contenu de ce site est entièrement sous licence libre GFDL (Gnu Free Documentation License)

le loup voyou est optimisé pour tous les navigateurs (firefox, opera, safari etc.) sauf internet explorer...

Propulsé par WordPress